( relisez les précédents posts, pour bien comprendre )
¤ Part III ¤
¤ Aujourd´hui ¤
¤ Bunker secret du Quartier général du Gouvernement de l´État Raelien D´Amazonas ¤
<<... Je serpente depuis bientôt plus de vingt minutes dans un labyrinthe de couloirs sans fin, puis, arrive finalement vers l´allée menant au local où je vais filmer le discours de notre guide suprême, la belle Asha Ohler. Déjà j´apperçois au fond du couloir plusieurs techniciens spécialisés, quelques maquilleuses et coiffeuses, tous chargés de fournir un enregistrement vidéo de qualité adressé a notre peuple, montrant une resplendissante Asha Ohler.
Tout le monde se fait fouiller avant de rentrer dans la salle, par une garde nombreuse qui ne tarda pas à en faire de même pour moi.
Une porte lourde et blindée à deux battants, s’ouvre devant moi et laisse surgir, dans un souffle et dans un parfum chaud de menuiserie, l’intérieur gigantesque du studio, assez haut de plafond et rempli de plusieurs décors ; ici une fausse salle de conférence, là des décors de l´interieur d´un bunker, là bas une imitation monumentale et grandeur nature d’un fragment interieur de l´impérial Motsa ,ou par ici encore, une imitation du splendide bureau présidentiel situé dans le palais suprême du Motsa. La déclaration de guerre de l´Amazonas à la Colombie qui parût si impulsif, avait effet était longuement réfléchit et la guide sûpreme paraissant être en plein New Raelia, avait était placée des mois avant le début officiel du conflit, dans ce bunker au fin fond de la forêt Amazonasienne.
Le maître des lieux, Ricardo Espejo Barría, est un vieux réalisateur méconnu qui a fuit le Chili lors des génocides contre les Raëliens. Malgrès ses 74 ans il a l’énergie d’un gosse déluré et tout en me saluant m´indique rapidement dans quel décor sera tourné l´enregistrement.
Je me dirige à la hâte vers cette endroit et dispose délicatement, entre des projecteurs éléphantesques, ma caméra 35mm, aussi coûteuse qu’une maison de campagne.
Le vieux Ricardo dirige ses techniciens, parmi les meilleurs au monde. Avec une poigne réelle. De la sorte, en moins d´une dizaine de minutes, tout est fin pret pour accueillir notre guide suprême.
Le décor devant moi est d’un réalisme poignant, cette fausse salle de bunker, visiblement faite de ciment, est au toucher du bon bois peint. Et, comme par enchantement, elle redevient ciment lorsqu’on la contemple. Chaque nouvelle allocution d´Asha Ohler se tournait dans un décor de bunker différent, de manière à faire croir que la guide suprême du pays change constatement d´adresse, pour tromper les espions et les services secrets Colombiens.
La tension monte soudainement d´un cran, lorsque l´on nous annonce l´arrivée de la guide.
Elle est là, accompagnés d´assistants, et nous sourit tendrement. Cheveux noirs relachés, dont quelques uns qui dansent sur sa nuque. Robe noire, longue, décolleté profond, un rien troublant. Un collier de perles rouge grenat. Son corps me fascine, sa peau brille, personne n´arrive à la quitter des yeux. Mais malgrès les apparances je ressens une choses de changé chez elle, elle qui était si bavarde, qui ne supportait pas les moments de silence. Voilà qu’elle ne dit plus rien, qu’elle n’a plus rien à dire, qu’elle laisse le silence s’installer, prendre place, s’imposer dans le studio, dans le bunker, partout autour d´elle. Elle part avec détermination s´assoir sur le siège lui étant reservé. La grandeur de sa personne rendaient plus digne que tout autre d´occuper cette place.
Elle se tient droite, digne, et regarde fixement l´objectif de ma caméra. J´ai l´impression que c´est moi qu´elle regarde, qu´elle sait ce que je projette de faire... Je ne saurais dire depuis combien de temps j´attendais ce moment, je ne saurais non plus dire ce qui ma motivé à entreprendre ce que je m´apprête à faire, je ne suis pas sûr d´en avoir le courage. D´étranges rêves avaient peupler mon sommeil hier soir, peut être était ce un signe ? J´ai pourtant jurer de ne point faiblir puis j´ai donner ma parole de raëlien à mes amis.
Soudain, la voix douce d´Asha s´élève dans la salle :
<< - Comment allez vous Gaspar? me demanda t´elle.
- Très bien votre éminence, lui répondis-je en m´inclinant, êtes vous prête ?
- Assurément, vous pouvez commencer à filmer.>>
J´entame alors un rapide compte à rebours orale, puis d´un signe de la main indique le début de l´enregistrement video, quelques secondes après elle commence son discours :
<< Mon peuple, le problème n´est pas de se tromper mais de persévérer dans l´erreur.
J´ai eu une manifestation directe de la pensée et de la volonté divines. Citoyens ! Frères et Soeurs ! J´ai eu une révélation divine...
Nous avons l´ordre des Elohims de cesser cette guerre, et devons nous préparer à l´eventualité d´offir une reddition sans condition à la Colombie...>>
Comment ose t´elle? Nous ne céderons jamais ! pensais-je. Notre guide suprême nous a trahi. Je presse discretement une petite touche de ma caméra, je ne peux plus faire marche arrière. Ma main se crispe, mon doigt presse une nouvelle fois la touche. Les coups partent de l´objectif de ma caméra, les balles claquent violemment vers le thorax d´Asha Ohler, où sont enfermés son poumon et son cœur. Son corps se détend et s’allonge lentement sur le siège. Sa vie s’arrête là.
Brusquement un autre coup de feu retentit, une bouffée de chaleur m’envahit, mes jambes ne veulent plus me supporter, une traînée de sang sort de mon cou. Stephan Ibanez s´était tromper dans la préparation de l´assasinat, ou avait oublié de me dire que parmis les assistants accompagnant la guide suprême, un d´entre eux était un garde du corps armé.