- Afrique du Sud. Aux alentours de Prétoria. Positions russe.*
Sur la colline, les armes s’étaient tues : Les Spetsnaz russes reprenaient des forces et vérifiaient leurs armes à l’ombre des blindés qui s’étaient retranchés dans des positions enterrées. Un jeune lieutenant scrutait la ville en ruine quand soudain il s’écria :
« - Colonel Nikanor ! Mouvements ennemis dans la ville ! »
A ces mots, tous les Spetsnaz saisirent leurs armes et se mirent en position, prêt à tirer, tandis que le colonel saisissait ses propres jumelles. Il observa quelques instants la ville ..
« - Nom de dieu, qu’est ce que c’est que ça ?. . »
Une immense clameur s’éleva et des centaines, des milliers d’hommes, accompagnés de quelques rares blindés, surgirent de toute la ville, chargeant comme des damnés à l’instar des combattants de la première guerre mondiale. Cette foule éparse et hagard se divisa en trois vagues qui visèrent simultanément les positions françaises, russes et celles des envahisseurs africains..
Lentement, le colonel Nikanor abaissa ses jumelles tandis que ses hommes armaient leurs fusils d’assauts et que les servants de blindés pointaient les canons de leurs engins de morts vers les malheureux qui courraient à une mort certaine…
D’un geste, Nikanor arrêta ses hommes :
« - Ne tirez pas ! »
Les hommes sous son commandement durent ébranlés par la surprise. Un jeune lieutenant s’écria :
« - Mais colo … »
Il fut interrompu par le bruit d’une explosion : Bien plus à l’est des dizaines de chars namibiens et bostwaniens avaient surgis de nulle part et fonçaient sur les fantassins sud-africains qui n’avaient aucune chance contre eux .. En un instant, le colonel prit sa décision :
« - A tous les chars d’assauts : Feu à volonté sur les blindés Namibiens et Bostwaniens ! «
« - A vos ordres. »
En quelques secondes, plus de trente tourelles de T-90 se tournèrent vers les forces étrangères africaines et ouvrirent le feu avec leurs redoutables pièces de 125 mm. Dans un grondement de fin du monde, le colonel attira un lieutenant vers lui et lui hurla aux oreilles pour se faire entendre :
« - Balancez des fumigènes sur les Sud-africains qui se dirigent vers nous ! Que les Spetsnaz se préparent à faire feu à mon ordre ! Et je veux aussi un soutien aérien dès que possible ! »
« - A vos ordres mon colonel ! »
Moins d’une minute plus tard, le bas de la colline qui menait aux positions russes était noyé dans un épaisse fumée acre tandis que les spetsnaz se préparaient à repousser un éventuel assaut ..