[ Vendredi-13 , les amis sont toujours raisonnable au début , avant que comme duck , ils ne vous trahissent ]
Atiku Tafawa est un Nigérian rescapé de la Statue de la Liberté Nigériane , Maintes fois interviewé par la presse mais toujours resté muet à cause de la peur du gouvernement Français et Sud-Africain , il raconte aujourd´hui dans un récit poignant financé par Jordan Bokassa , ses souvenirs précis de cette tragédie.
EXTRAIT DU LIVRE :
<< Page 14- Soudain, j’entends un grondement strident. Je ne comprends pas immédiatement, je relève la tête de mon ordinateur et l’impact d’une violence inouïe suit immédiatement. Trois secondes plus tard des tonnes de débris, des poutrelles d’acier , du feu , des corps peut-être, dégringolent devant nos yeux médusés.
Nous sommes choqués, l’inquiétude se lit sur les visages. Nadja , d´ascendance camerounaise , a le teint d´un naturel très foncé , mais là, elle est pâle , livide. Nnamdi , exhorte sa collègue au calme pour masquer son propre trouble. La statue oscille violemment, Nnamdi pense qu’il s’agit d’un tremblement de terre. Vingt secondes après l’impact, la statue tangue encore si fort que je dois tenir Nadja par les épaules pour éviter qu’elle ne tombe. « Ne vous inquiétez pas, on va s´en sortir. ». Au fond de moi, je me dis que c’est un crétin de sud africain qui a fait une erreur de pilotage, et a explosé son avion sur la statue. Comme le bombardier qui s’était écrasé en 1945 sur l’Empire State Building : quatorze morts, pas de quoi paniquer. Ce qui est bête, c’est qu’on va perdre plusieurs jours de travail.
Nnamdi et Nadja ouvrent la porte d’entrée pour essayer de comprendre, déjà le couloir est enfumé.
Ils rassemblent aussitôt , deux ou trois affaires avant de partir en courant , affolé je ne peux plus bouger , Nnamdi revient vers moi et me hurle dessus de se tirer d´ici.
La foule qui descend avec moi dans les escaliers est multicolore , il y a des touristes européens , des touristes asiatiques , quelques touristes américains et les employés Nigerians.
Des gros qui transpirent dans la chaleur étouffante, des petits discrets ...
On parle, de tout et de rien. De l’évacuation bien sûr, mais que dire ? Alors on parle d´un autre débarquement Russe en Israel après l´echec du premier , on parle de tout , on parle de rien , on ne parle surtout pas des Sud-Africains ni des français car la plus part des Nigerians pensent que nous sommes sur écoute à longueur de journée , on parle pour eviter de penser à ce qui nous arrive.
<<Priorité ! Priorité !> > Un brûlé, l’air hagard, descend tant bien que mal, soutenu par un camarade , les vêtements et les cheveux brûlés, l’épiderme mangé par les flammes, des lambeaux de peau sombre se détachant sur la chair à vif. En silence, la longue file se colle contre le mur et détourne pudiquement le regard. Pendant quelques minutes, un silence gêné salue la douleur ; les conversations ne reprennent que lentement.
<< Foutez le camp !! ! Évacuez !! ! Évacuez !! !! Dégagez !! ! >> éructe un militaire nigerian avec un accend du nord. Il me hurle dans les oreilles lorsque je passe près de lui. Je sors de la grande statue en pressant involontairement le pas, presque contrarié.
Dehors, à l´horizon c´est une incroyable et gigantesque fumée qui s´élance vers le ciel , c´était eux , ceux dont on ne parlait pas de peur d´etre écouter , qui en un rien de temps étaient arrivé à Lagos , malgrès les paroles de notre gouvernement qui nous annonçait que l´armée Nigeriane était indestructible...
Un grondement d’enfer me fait tourner la tête vers la statue ; impassable l´édifice en béton armé , la plus grande statue du monde , la fierté national , se disloque lentement puis vient s´écrasser sur un autre bulding du quartier des affaires , s´en suit une réaction en chaine qui provoque un épais nuage de pousière avançant à toute vitesse vers moi.
Je cours, je me retourne, la vague grise et bourgeonnante approche.
Elle est bien trop rapide , je suis prêt à l´encaisser.
Alors la vague de poucière , infesté d’une persistante odeur de cadavre ,frappe . Les débris sifflent autour de moi, dans tout les sens , une détonation, un souffle immense, un type hurle “respirez à travers vos vestes !” Il fait gris. Il fait noir. Plus un bruit. Nuit totale et silence absolu >>.
Le livre Atiku Tafawa , médiatisé par Jordan Bokassa , est d´office annoncé comme l´un des grand succès littéraire de cette année.