- Fédération de Russie. Moscou. Kremlin*
Il fallut au secrétaire d’état américain attendre vingt minutes de plus dans le bureau du ministre des affaires étrangères pour voir enfin le président Russe. Nemerov arriva, aussi ténébreux qu’à son habitude, fier et droit. Seuls des cernes profonds situés sous ces yeux trahissaient sa fatigue. Il serra la main au secrétaire d’état américain, sans un sourire, et l’invita à s’asseoir dans un fauteuil tandis que le ministre russe prenait congé de son hôte. Une fois l’homme partit, le président Nemerov s’assit à son tour au bureau, les mains croisées sur le mobilier :
« - Que désirent les Etats-Unis, monsieur Adler ? » Demanda le président Nemerov avec son déconcertant franc-parler habituel.
Avant que le secrétaire d’état n’ait put répondre, un jeune lieutenant de l’armée surgit dans le bureau sans frapper :
« - Monsieur le président ! La France vient de déclarer la guerre à l’Allemagne ! Et le … oh .. »
Le jeune homme se rendit compte soudain que le président était en pleine réunion avec un émissaire étranger et il se rendit compte de sa boulette. Le président Nemerov répondit calmement :
« - J’avais demandé à ne pas être dérangé, lieutenant. »
L’homme déglutit péniblement et se confondit en excuse :
« - Veuillez me.. me pardonner, monsieur le président. »
« - Ce n’est rien, vous pouvez disposer. »
« - A vos ordres. »
Le lieutenant ne se fit pas prier et quitta la pièce.
- Aux larges des côtes israéliennes. Flotte d’assaut. Navire amphibie Ivan Rogov*
Alors que plus à l’ouest les navires russes et israéliens se rendaient coup pour coup, 4 navires amphibies, escortés par 6 navires de guerre naviguaient à pleine vitesse dans la voie tracée dans le champ de mines par les trois dragueurs. Le général Gurlukovitch était dans l’un d’eux.
Les artilleurs israéliens les bombardaient sans relâche et les destroyers russes le leur rendaient bien en pilonnant les positions défensives côtières. Mais déjà une corvette Grisha V dut rebrousser chemin en laissant derrière elle un panache de fumée noire, gravement endommagé par trois obus qui ont détruit ses tourelles et ses lance-missiles. Un destroyer Udaloy fut touché au niveau de la coque, sans gravité et plusieurs projectiles tombèrent sur les navires amphibies, tuant une quinzaine d’hommes embarqués et provoquant des dégâts matériels mais sans menacer l’intégrité de la structure de ces navires géants.
Alors que les navires étaient presque sortis du champs de mines, des mortiers israéliens, jusqu’à présent hors de portée de tir, visèrent simultanément les dragueurs : Plusieurs gerbes d’eaux les encadrèrent de près, faisant gîter fortement les trois navires russes, quand soudain, un projectile pulvérisa la passerelle d’un des dragueurs. Plus personne ne contrôlait le navire, et de nombreux membres d’équipage sautèrent à la mer quand ils virent qu’il continuait à se diriger vers les mines restantes..
Une explosion, une trombe d’eau qui s’éleva à cent mètres de haut, et toute la proue avant du bateau fut arraché : Rapidement, il piqua du nez et coula en quelques instants.. Une corvette Grisha V se porta au secours des rescapés tandis que le reste de la flotte continuait d’avancer, les deux dragueurs survivants en tête, dont un tirait de la fumée..
Enfin ! Le champ de mines fut passé ! Les dragueurs s’écartèrent, laissant la place aux navires de guerre qui se dispersèrent à trente nœuds en ouvrant le feu sur tout ce qui pouvait représenter une menace pour les quatre navires amphibies. Ces derniers, s’écartèrent les uns des autres et formèrent une ligne, naviguant à faible vitesse. A leur bord, plusieurs milliers d’hommes appartenant aux forces spéciales russes, sous le commandement direct du Général Gurlukovitch..
(Ps : Désolé Liu_Bei, j’ai pas encore fini le débarquement mais je dois y aller ...
)