- Kazakhstan/Base de l’armée de terre Kazak/100km au Nord de la capitale/15 jours après le début du conflit*
« - A couvert ! » Cria un lieutenant de l’armée Kazak avant de plonger derrière une pile de sac de sable, aussitôt imité par ses camarades
Une douzaine d’obus s’abattirent à moins de cent mètres du bâtiment en béton armé servant de QG à l’armée Kazak. Un projectile atteignit un véhicule blindé et le fit exploser, tuant ses occupants sur le coup. A l’intérieur du QG, tremblant à chaque impact d’obus, les derniers gradés de l’armée Kazak tentaient désespérément d’établir une ligne de défense pour stopper l’offensive russe, dont un général nommé Slavotch :
« - Ou est ma couverture aérienne ?! ? » Hurla t-il dans une micro, tentant de couvrir le bruit des rafales de balles
« - Ksshhh … Je vous reçois très mal … ksssssshhh …. Répétez. » Répondit une voix lointaine
« - Où sont les appareils que j’ai demandé ?? »
« - Ksshhhh … Impossible .. Ksssshh .. abattus … Ksssh .. la base aérienne de .. kssssshh .. est tombée .. Kssshhh. »
Le général Slavotch se passa une main sur le front pour éponger la sueur qui se mélangeait à la poussière tombant du plafond. Ces salops de russe avaient réussi à désorganiser complètement l’état-major Kazak en une seule opération commando. Après la coupure de tous les moyens de télécommunications et le sabotage de plusieurs points stratégiques, l’armée russe avait lancé une grande offensive terrestre et aérienne, couplé à des tirs de missile balistique : L’aviation Kazak, sans couverture radar, avait perdu 90% de ses effectifs en moins d’une semaine, l’armée terrestre, ne pouvant pas coordonner ses actions, était en pleine débâcle et nombre d’unités s’étaient rendus.. Après avoir réussi à rétablir une liaison, le général Slavotch avait regroupé ses forces pour défendre la capitale Slavotch. Mais sans aviation, ses troupes furent harcelées durant tout leur trajet jusqu’à leur arrivée à la dernière ligne de défense..
Maintenant, sa base était le dernier bastion Kazak : Les forces russes l’avaient encerclés en moins de deux jours..
Le général s’empara à nouveau de la radio et commença de nouveau à hurler des ordres :
« - Major Tengor ! Où sont les renforts ! Il faut attaquer l’artillerie Russe et repoussez leurs…. »
La roquette frappa la base du bâtiment et les 30 kilos d’explosifs pulvérisèrent le mur en béton armé.. A l’intérieur tout n’était que chaos : Les communications radio s’étaient brusquement tus et on n’entendait plus que le gémissement des blessés.. Le général Slavotch, couvert de poussière et de sang, rampa vers la lumière, hagard.. Seuls des bruits étranges parvenaient à ses tympans et l’odeur de la mort à son nez. Les bras et le visage en sang, il jeta un coup d’œil vers l’ancien emplacement des officiers des télécommunications mais ne vit qu’un amas de chair déchiqueté..
Il entendit plus qu’il ne vit des gens venir vers lui. Il crut entendre son nom avant de se sentir soulever. Des personnes l’amenèrent à l’air libre et il crut distinguer le visage d’un jeune soldat sous un ciel nuageux… On le déposa au sol, et un toubib l’ausculta et lui dit des choses qu’il ne comprit pas, son ouie encore défaillante, mais qui revenait petit à petit. Il était au milieu de protection constitué de sacs de sables mais ne voyait rien de ce qui se passait.. Malgrè un affreux mal de crâne, il se releva sans tenir compte des injonctions du toubib et tourna sur lui-même : Sa base n’était plus qu’un tas de ruine, la moitié des bâtiments étaient endommagés, une dizaine de véhicules blindées flambaient et partout des blessés appelaient à l’aide.. Les poings du général se crispèrent et une larme coula sur sa joue …
- Kazakhstan/QG Russe/A 8 kilomètres de la base Kazak*
Le général Gurlokovich, en compagnie du major Alexey qui avait participé aux missions de sabotage, coordonnaient l’attaque du dernier bastion Kazak depuis trois jours : Son aviation, menait par le pilote Sergetov était maîtresse du ciel et ses troupes d’élites avaient ouvert dès le début de la guerre une immense brèche pour le reste de l’Armée Rouge avant d’attaquer les unités Kazak qui résistaient toujours..
Un lieutenant sous son ordre l’appela sans quitter ses jumelles des yeux :
« - Général, venez voir .. »
Le général Gurlokovich prit les jumelles que lui tendaient le lieutenant et dit :
« - Un drapeau blanc … Ils se rendent… »
Le général rendit les jumelles et prit la radio :
« - A toutes les unités, ici le général Gurlokovich. Cessez le feu. Je répète : Cessez le feu. »
« - Kshhh … Ici Leader Shadows, à vos ordres général … Kssshhh »
« - Ksshh .. Vie division blindée au rapport : Reçu 5 sur 5, général … »
Moins d’une minute après que l’ordre eut été donné, le calme revint dans la plaine, seules des volutes de fumées s’élevaient de la base Kazak. Le général Gurlokovich dit au commandant des forces spéciales près de lui :
« - Major alexey, prenait trois brigades et deux équipes médicales avec vous, et sécurisez le site. Ensuite faites soigner leurs blessés : Il y a eut assez de morts pour aujourd’hui.. »
« - A vos ordres général. »
Le major Alexey effectua le salut militaire en claquant des talons et partit accomplir sa mission tandis que le général Gurlokovich se détournait de cette vision de guerre et s’éloignait, suivit par quelques regards furtifs d’officiers n’étant pas basé à la forteresse de GroznyGrad… Ainsi la réputation de ce général était vraiment méritée…