Bob Lazar avait occupé, sous contrat, un poste de scientifique sur la base de la Zone 51 pendant cinq mois à partir de décembre 1988. Il révéla que le gouvernement américain y conduisait un programme d´examen de neuf soucoupes volantes et tentait d´adapter la technologie extraterrestre à ses propres fins.
Quand Lazar fit ce témoignage public, il opéra dans l´ombre : il se présenta sous un nom d´emprunt, "Denis", et sa voix fut modifiée électroniquement. Cette prudence lui était dictée par le fait que sa femme et lui avaient déjà fait l´objet de menaces de mort. Les précautions prises eurent peu d´effet : dans les jours suivant l´interview, les menaces de mort se succédèrent et on tira des coups de feu sur sa voiture. En novembre de la même année, afin de prévenir ce genre d´incidents, Lazar décida de jeter le masque. A cette occasion, il donna plus de détails encore, décrivant notamment le site ultra secret "S4", situé à l´intérieur de la Zone 51, près du Lac Papoose, lieu où les engins extraterrestres étaient entreposés. Il précisa les fonctions qui avaient été les siennes sur ce site : au sein d´une équipe de 22 ingénieurs, il avait été engagé pour tenter de comprendre le système de propulsion des ovnis.Il nous raconte ses impressions lorsqu´il vit la soucoupe volante dans un hangar de la Zone S4:
"Lorsque j´y étais amené en bus, nous contournions généralement l´installation jusqu´à son flanc gauche et nous rentrions par la porte qui se trouvait là, et pour la première fois l´une des portes du hangar, celle tout au bout, était ouverte. (...) le bus s´approcha, s´arrêta et, visible comme le nez au milieu de la figure, dans le hangar, occupant presque tout l´espace, se trouvait la soucoupe. On aurait dit quelque chose tout droit sorti d´un film de science-fiction, et on s´est arrêtés, on est sortis, et pour la première fois on m´a laissé franchir cette porte et tandis que je marchais, je pensais: "Eh bien, voilà le nouvel appareil d´avant-garde sur lequel nous avons travaillé et voilà pourquoi les gens continuent à voir des soucoupes volantes, il s´agissait des nôtres et nous les mettions simplement à l´épreuve pendant toutes ces années." Et, comme je marchais à côté de l´engin, je posai ma main dessus. Je me dis que c´était du métal, parce que c´était froid (...)
Et de fait, il y avait une ouverture car le panneau d´accès était tiré et j´ai vu, un petit peu en arrière, qu´un drapeau américain y figurait, alors à j´ai su catégoriquement que c´était quelque chose qu´on avait fabriqué. On me permit à un moment de rentrer dans l´engin afin de vérifier si les systèmes de propulsions étaient bien configurés. J´étais bien sûr accompagné à bord de l´engin. Il était à l´évidence conçu pour être piloté par quelque chose de plus petit qu´un être humain normal, on était vraiment à l´étroit là-dedans. Il y avait un niveau inférieur et une petite partie amovible du plancher se pliait et s´ouvrait, de sorte que je pouvais passer ma tête et le haut de mon torse là-dessous, avec une torche électrique, afin de voir comment les amplificateurs de gravité se trouvaient sens dessus-dessous, d´observer la disposition de trois sièges qui faisaient environ un tiers ou un quart de la taille d´un siège humain normal (...) Des tas de gens disent : "Eh, mon vieux, ça a dû être excitant de rentrer là-dedans!", et je réponds toujours que ce n´était pas le cas. C´était une sensation très inquiétante. On avait vraiment l´impression que... Je sais que ça peut avoir l´air bête, mais ça n´avait rien d´humain là-dedans. Il n´y avait aucune arête vive, c´était comme si tout avait été fait en cire puis un peu chauffé et ensuite refroidi. Toutes les choses possédaient des courbes lisses, même les sièges avaient l´air de fusionner avec le sol. On aurait dit que tout l´engin avait été moulé par injection."Poursuivant ses descriptions, Lazar fait état de hublots et de voûtes. Quant à ce qui avait été identifié comme l´unité de propulsion, il s´agissait d´un objet de la taille d´un ballon de rugby, capable de produire un champ anti-gravité traversant l´engin par une tuyère verticale.
La documentation que Lazar put consulter par ailleurs confirma ses soupçons. Il y trouva sur le site une masse étonnante d´informations relatives aux ovnis, y compris les images d´une autopsie de petits êtres grisâtres et chauves. D´après les documents compulsés par Lazar, ces extraterrestres étaient répertoriés comme venant du système stellaire Zeta Reticulli. Il y était également question d´un incident survenu en 1979, au cours duquel des extraterrestres avaient tué des gardes de la sécurité et un scientifique de la base. A la lumière de ces éléments, il ne faisait plus aucun doute pour Lazar qu´il s´agissait l´à "d´engins extraterrestres, fabriqués par une intelligence extraterrestre, avec des matériaux extraterrestres". Lazar n´affirme pas catégoriquement avoir vu des extraterrestres au S4. Mais il assista en revanche à une scène étrange. Passant un jour devant une pièce dont la porte était ouverte, il vit deux hommes en blouse blanche "regarder vers le bas et s´adressant à un petit être aux longs bras... Ce fut une vision brève. Je n´ai aucune idée de ce que cela pouvait être", dit Lazar.