"Non, je parle aussi, et même et surtout, des étudiants en lettres, j´en connais, dans ma propre famille, y´en a plein les coussins où ça se vautre d´ennui en se goudronnant le poumon fumeux face à la télé blafarde d´où suinte frénétiquement et inévitablement cette lugubre bouillie verbale de rock à la con écrite directement au balai de chiotte par des handicapés mentaux dont la poésie de fond de poubelle oscille périlleusement entre le bredouillis parkinsonien et la vomissure nauséeuse que viennent leur cracher à la gueule de faméliques débris humains de 20 ans, agonisants précoces, les cheveux et le foie teints en vert par les abus d´alcool et de fines herbes, le tout avec la bénédiction sordide d´une intelligentsia crapoteuse systématiquement transie d´admiration béate pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la merde."
Pierre Desproges, fin poète.
