Ce mail est dédié à toutes les personnes qui sont
nées entre 1950 et 1983 ( et avant).
La vérité c´est que je ne sais pas comment nous avons pu survivre à
notre enfance ! ! En y pensant, il est difficile de croire que nous avons
survécu.
On voyageait dans des voitures sans ceintures de sécurité, sans sièges
spéciaux et sans Airbag, on faisait des voyages de 10-12H avec 5
personnes dans une Renault 4 ou une Mini et on n´avait pas le syndrome
de la
classe Touriste..
Nous n´avions pas des portes avec protections, des armoires ou des
boites de médicaments avec des couvercles spéciaux pour enfants.
On allait à vélo sans casque, sans protections pour les genoux ni les
coudes.
Les balançoires étaient de métal avec des coins pointus et nous jouions
pour voir qui était le plus fou.
On passait des heures à construire nos " véhicules " avec des bouts de
roues pour descendre les côtes et alors seulement nous découvrions que
l´on
avait oublié les freins. Après s´être éclatés contre un arbre, on
apprenait à
résoudre le problème.
On jouait au " mouchoir" et aux " gendarmes et aux voleurs" et personne ne
souffrait d´hernies ou de vertèbres déplacées.
On sortait de la maison le matin et jouait toute la journée, et on
rentrait seulement quand les lumières de la rue s´allumaient. Personne
ne pouvait
nous localiser.
On cherchait du bois dans les poubelles ou n´importe où et on faisait
des cabanes pour passer un moment dedans.
Il n´y avait pas de portables.
On se cassait les os et les dents et il n´y avait aucune loi pour punir
les coupables. On s´ouvrait la tête en jouant à la guerre avec des
pierres
et tout se passait bien, c´était des trucs d´enfants et on se soignait
avec
du mercurochrome ( rouge) et quelques points de suture et le jour suivant
on était tous contents.
La moitié de nos compagnons de classe avait le menton cassé ou quelques
dents en moins, ou une bosse à la tête.
On se battait et on se mettait sur la tronche les uns aux autres et on
apprenait à le surmonter.
On allait en classe chargé de livres, tous mis dans un sac à dos qui,
rarement, avait des renforts pour les épaules et encore moins souvent
des roues ! !!
On mangeait des bonbons et on buvait des sodas mais sans être obèses.
Oui des fois certains étaient gros comme dans tous les groupes.
On était toujours en train de courir et jouer en plein air.
On partageait des boissons et personne ne tombait malade.
On attrapait seulement des poux dans les cheveux, et nos mères
arrangeaient tout ça en nous lavant la tête avec du vinaigre chaud.
On avait pas de Playstations, ni de Nintendo 64, de jeux vidéos, 99
chaînes de télé, des films en DVD, le Son Surround, des portables, des
ordinateurs ni Internet, mais on s´occupait en lançant des bombes à eau
et en se
battant sur le sol, déchirant nos vêtements.
Nous, oui, on avait des amis. On se donnait rendez-vous et on sortait
ensemble. Et si on n´avait pas de rendez-vous, on sortait dans la rue et
là on se rencontrait et on jouait aux billes, à cache-cache . .. que du
high-tech !
On y allait en vélo ou en marchant jusqu´à leur maison et on appelait à
la porte. Imaginez-vous ! sans demander la permission aux parents, et on
allait seul, là, dehors, dans ce monde cruel ! sans personne de
responsable ! !
Comment avons-nous fait ? ? ! !
On inventait des jeux avec des bouteilles, des bouts de bois et des
ballons de foot improvisés.
On buvait l´eau directement du robinet dans les fontaines publiques où
les chiens avaient bu !
On allait chasser des lézards et des oiseaux avec un fusil à plomb avant
d´être majeur et sans adulte.
Aux jeux, à l´école, il n´y avait pas tout le monde qui participait.
Ceux qui n´y participait pas, devaient surmonter seul la d> éception.
Quelques écoliers n´étaient pas intelligents comme les autres et
devaient redoubler. Ils n´avaient pas inventé les examens de rattrapage
! !! Et on
sortait avec des filles en les persécutant pour leur toucher les fesses
et on jouait à leur faire des bisous, avec audace et pour de vrai ! !
On était responsable de nos actions et on assumait les conséquences. Il
n´y avait personne d´autre pour décider. L´idée d´un père nous
protégeant,
si on transgressait une loi, était inadmissible, et si notre père nous
donnait
une correction ou une claque, on se taisait . .. On était libre, il y
avait
des hauts et des bas, des responsabilités et on apprenait à grandir avec
tout ça.