- L´inspecteur Munch n´en revenait pas. Quel enculé ce Benson ! Comment pouvait-il le traiter ainsi ? Comme une sous-merde ?
Munch retourna à son bureau. Contrairement à ce bureaucrate de Benson, l´agent finissait son service dans 2 heures. Il en profita pour étudier le rapport du légiste.
Le corps du russe ne porte aucune lésion. Celui-ci ne s´est ni battu, ni défendu de quoi que ce soit. Ou alors le tueur était un vrai pro...
Munch, de son prénom Harry, jeta le dossier, de rage, contre le mur. Les feuilles qu´il contenait allèrent s´éparpiller dans le bureau. L´agent sortit alors et partit chercher un exemplaire du journal de la veille dans la poubelle à papiers de l´immeuble.
Contrairement aux bureaucrates, les agents de terrain n´avaient pas le journal. Munch allait tous les soirs chercher un exemplaire dans les poubelles. Dégradant... Mais s´il voulait être au courant de l´information, c´était la seule solution.
Il finissait son service très tard, et les kiosques étaient fermés. Munch jeta rapidement un coup d´oeil au sommaire. Rien de très prometteur. Mais Le Clairon avait fait des progrès depuis les menaces du Président du Conseil.
Il n´y avait toujours pas de résultats sportifs... Munch retourna à son bureau pour lire son roman policier de chevet...