Voici le deroulement du big bang tel que le croit aujourd´hui la majorité des cosmologues.
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L’univers est né dans des circonstances inconnues et peut-être inconnaissables, car les lois qui régissent notre univers ne semblent pas pouvoir s´y appliquer. La conception traditionnelle du big-bang suggère qu’il a émergé d’une «singularité» - un point de densité infinie où toutes les lois connues de l’espace et du temps n´ont pas lieu.
Le big bang marque l´instant zéro de l´Univers, qui,à son origine, n´a rien en commun avec celui que nous connaissons : la densité de matière et la température sont infinies. Nous ne pouvons pas espérer obtenir des informations antérieures à cet instant : le temps semble être né de ce moment.
De l´ instant zéro à 10^-43 secondes
Cette periode s´appelle " temps de Planck", durant laquelle des paires de particules-antiparticules, apparaissent, en naissant de l´énergie très intense reignant dans tout l´univers ( encore assez petit), et disparaissent, en s´annihilant, continuellement, déformant sans arrêt la trame de l´espace-temps : cela signifie que le temps n´est pas encore vraiment un temps, il ne cesse de se deformer.
Nous ne pouvons donc rien dire de ces tous premiers instants de l´univers. En fait, d´après les théories physiques, l´espace et le temps n´apparaissent reellementqu´à l´issue de ce temps de Planck. L´univers est alors soumis à une température de 10^32K ( appelée température de Planck ) (0°K = -273.15°C).
10^-43 à 10^-35 secondes
Les théories actuelles supposent une période d’«inflation» accélérée — expansion qui a dépassé la vitesse de la lumière. Au départ, minuscule ballon de moins d’un millimètre de diamètre, l’univers se serait gonflé bien au-delà des distances observables par les télescopes. Cette inflation se serait produite sous l´effet d´un champ scalaire, celui-ci aurait joué le rôle d´une force répulsive qui aurait fait gonflé l´univers d´un facteur 10^50. Ce ne sont pas les limites de l´univers qui s´agrandissent, mais bien l´univers lui-même qui grossit : chaque particule s´éloigne de ses voisines. Pendant ce temps, l´énergie du champ scalaire diminue graduellement. Lorsqu´elle devient insuffisante, l´inflation s´arrête et le reste d´énergie du champ scalaire se matérialise en particules telles que des photons ou des électrons.
Une fois le champ scalaire disparu, l´expansion de l´univers se poursuit de façon régulière , comme on l´observe auourd´hui.
10^-35 à 10^-12 secondes
L’«inflation» s’est arrêtée. La force motrice qui l’anime laisse derrière elle des particules élémentaires — électrons, quarks.. — dans un environnement où les températures sont inouïes. La température passe en dessous de 10^27 degrés, l´univers semble alors se figer,geler, à l´inverse du vide " fondu" qui le précede; trois nouvelles forces apparaissent alors : la force forte ( qui assemble les noyaux des atomes), la force faible ( qui régit la radioactivité) et la force électromagnétique ( qui agit entre les particules chargées électriquement). Ces trois forces viennent s´ajouter à la gravitation déjà présente . Les lois d’Einstein sont désormais valables. L’univers continue à se refroidir au fur et à mesure qu´il grandit.
10^-6 secondes
L’univers s’est refroidi jusqu’à un milliard de degrés . Les quarks commencent à s’agglutiner trois par trois, formant les premiers protons et neutrons, modules de base des atomes.
Il aurait dû, logiquement, se former autant de particules que d´antiparticules. Or le monde qui nous entoure est composé de matière exclusivement, et toutes les observations actuelles incitent à croire qu´il en est de même du reste de l´univers. En fait, certaines considérations de physiques théoriques laissent à penser que les particules et antiparticules ne se conduisent pas rigouresement de la même manière, permettant ainsi à la matière de l´emporter sur l´anti-matière. Typiquement dans un rapport de un milliard + 1 quarks pour un miliard d´anti-quarks. C´est cet infime supplément qui a suffit à permettre l´existence de la matière dont nous sommes actuellement constitués.
100 secondes
Neutrons et protons fusionnent pour constituer les noyaux d’atome fondamentaux ( = nucléosynthèse ) : ceux de l’hydrogène, de l’hélium et du lithium. L’univers se refroidit à une vitesse extraordinaire, et il n’y a plus assez de chaleur pour former d’autres éléments, plus lourds.
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