«Ph´nglui mglw´nafh Cthulhu R´lyeh wagn´nagl fhtagn.» Non, le chat ne vient pas de se vautrer sur le clavier. Il s’agit bien de mots, mais écrits dans une langue disparue, antédiluvienne, des mots qui ont rendu fous plusieurs hommes. Littéralement. Ou plutôt littérairement, puisqu’ils représentent la prophétie soutenant la cosmogonie créée par l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft ( 1890-1937), cosmogonie plus connue sous le nom de «mythe de Chtulhu».
Si «dans sa demeure de R’lyeh, la ville morte, Cthulhu attend et rêve» ( traduction de cette étrange phrase), Lovecraft connaît quant à lui une certaine reviviscence, par la bande dessinée notamment. Non pas qu’il fût absent des mémoires ces dernières années: il n’y a qu’à voir le nombre d’écrivains fantastiques qui s’en inspirent, jusqu’à écrire sur le mythe ( Stephen King et Clive Barker en premier lieu); les adaptations cinématographiques de ses nouvelles ( Re-animator, From beyond, Dagon…) ou les réalisateurs influencés ( John Carpenter, Sam Raimi notamment). Sans oublier l’incontournable jeu de rôle L’appel de Cthulhu, plusieurs jeux de plateau ou encore de cartes. Ni les métalleux divers qui s’y réferrent ( Black Sabbath, Metallica, etc.).