Une journée avec le pouvoir que j’aimerais contrôler.
Un jour, en me réveillant, je réussis à contrôler le vent ! Je découvris cela en pointant mon doigt vers mes pantoufles qui se mirent aussitôt à voler comme une feuille tombante qui vole et virevolte dans le souffle glacé du vent d’automne. Je décidai de ne plus attendre avant d’utiliser de nouveau ce pouvoir tant espéré.
Ce samedi-la, j’accourus à la cuisine pour manger rapidement et m’envoler discrètement par la fenêtre du salon derrière la maison. Certains passants étrangers croyaient que l’on tournait un film, bien qu’ils ne purent voir les caméras, par contre les gens du pays me regardèrent d’un air étonné. Je me posai dans un champs de maïs, ce qui fut chose très aisée. Malheureusement pour moi le fermier me courut après et je dus m’enfuir à toutes jambes… En sortant de toute cette verdure je me retrouvai dans une foire, en entrant à l’intérieur, prenant bien soin de ne pas faire remarquer mon arrivée, je vis un enfant pleurant, lui demandant ce qu’il avait, il me répondit que le ballon qu’il venait d’acheter s’était envolé. Je regardai en l’air, il me sembla voir son ballon. Je me lançai à sa poursuite dans un regard le ramenant au sol, une fois à portée de mains je le pris et le rendis à son propriétaire qui ne comprit pas ce qu’il venait de voir. Me promenant et m’enfonçant de plus en plus dans cette fête je pus utiliser de nouveau mes pouvoirs à bon escient pour quelques raisons qui soient.
De retour chez moi, je remarquai que le lundi suivant il y avait un contrôle sur les quatre éléments naturels.
- C’est bien ma veine ! Je peux étudier le vent sous tous ses angles, du plus calme aux plus grandes tempêtes ! Mais… Les trois autres éléments… Bon, tant pis ! Ceux-la, je les étudierai comme les autres ! me dis-je tout haut.
Ainsi, je commençai à étudier mon pouvoir sans répit. Il était midi lorsque je terminai cette étude particulière, alors que le travail avait commencé dans les environs de 10 heures.
- Eh bien, ç’a été vite ! Quoi ? ! Midi ! ? m’écriai-je en regardant ma montre. Jamais je ne me suis tant amusé en étudiant, ma parole.
Je sortis à l’extérieur prendre l’air. J’allai vers le sud du village lorsque je ressentis un froid polaire, je me dirigeai dans cette direction en ne comprenant pas trop ce qui se passait. Arrivant sur place, je compris aussitôt, un bloc de glace gigantesque était déposé là.
J’entendis alors une voix magnifique venir de mon propre intérieur, je me concentrai dessus et compris :
- Faim ! J’ai faim !
- Non ! Ca, c’est mon ventre, ce n’est pas lui que j’ai entendu, je me concentrai alors encore plus fort qu’auparavant.
Etant concentré sur la voix et uniquement dessus, je réussis enfin à l’entendre clairement, elle me dit ceci :
Le point faible de ce bloc
Est le feu.
Attaque-le par le feu des volcans,
Ce feu brûlant.
- Je veux bien, mais je ne contrôle que le vent moi, lui répondis-je.
Le feu est caché en toi,
Pointe la glace d’un doigt
Tout en pensant au " Brûlant " .
Je respectai de suite ces paroles et le bloc se transforma en un immense lac dans le trou qu’il avait causé en tombant du ciel. Car, ce que je ne vous ai pas dis, c’est que, le jour, nous avions subi une secousse assez violente. Ce devait donc être la chute du lourd bloc de glace.
Sachant que je contrôlais à présent non seulement le vent mais aussi le feu, je me demandai si je ne contrôlais pas l’eau et la terre, les quatre éléments naturels, de quoi satisfaire mon examen ! A cette idée, je pensai à l’eau en pointant mon doigt vers le lac, toute l’eau fut téléportée dans les rivières, fleuves, mers ou océans. Et cette fois-ci, pensant à la terre, je pointai de nouveau mon doigt vers le trou. Celui-ci se remplis de terre pour ne plus rien laisser paraître du désastre qui était arrivé. Quelques personnes courraient vers l’endroit, ils devaient avoir, eux aussi, ressenti cette différence de température étrange, en plein été en plus !
Me sachant contrôler les éléments, je décidai de retourner chez moi pour étudier tous leurs secrets. Je terminai tout cela à 17 heures. Je téléphonai à mon meilleur ami, Mat, pour lui expliquer cette journée aux multiples pouvoirs. Il me répondit :
- Bien entendu que tu peux venir ! Je t’attends de pied ferme !
- J’arrive illico presto si c’est ainsi ! lui répondis-je.
Arrivé sur place, je sonnai à sa porte, il m’ouvrit de suite, un large sourire sur ses lèvres.
- Bienvenido amigo ! me dit-il.
- Salut, lui répondis-je.
J’entrai à l’intérieur et je commençai à lui raconter mon récit sans omettre un seul détail, allant du matin où je découvrit le vent à mon arrivée en ce lieu. A la fin de l’histoire Mat eut une réaction :
- Et ! Dis-moi ! On peut écrire notre rédac’ de Mardi sur ce sujet, ça nous fera du beau texte et une belle note ! remarqua-t-il.
- Quelle rédac’ ? demandai-je.
- Ne me dis pas que t’as oublié qu’on devait rédiger une histoire pour Mardi !
- A vrai dire, j’avais un peu oublié, lui répondis-je. Mais ça n’a plus aucune importance maintenant, fis-je un énorme sourire se dessinant sur mes lèvres.
Nous commençâmes alors notre rédaction et nous la finîmes bien tard.
- Bien, il est temps que je reparte, lui dis-je. Nous aurons minimum… 19,9 sur 20 pour ça, j’en suis sûr ! continuai-je en faisant un clin d’œil.
Je sortis et ressentis une chose étrange que je ne pourrais expliquer même avec tous les mots de la terre. Je regardai alors ma montre, elle indiquait 17 heures !
- Qui a fait cela ?
- Moi, répondit une voix douce à mon appel.
- Qui est-ce « Moi » ? dis-je essayant de garder mon calme.
- Alwine, Alwine Aline. Elfe enchanteresse de ton royaume… Mais permets-moi d’effacer nos trois phrases de dialogue !
Après ces paroles je me retrouvai sans plus aucune mémoire de cet acte.
Je retournai chez moi lorsque, tout à coup, je dus me confronter à une épreuve usant de tous mes pouvoirs mais en une seule fois.
- Que dois-je faire ? demandai-je à la voix.
Proclamer tout en une fois !
Pour cela pense au mot « FTEV ».
« F » pour le feu des volcans ;
« T » pour la terre sous tes pieds ;
« E » pour l’eau des océans ;
Et « V » pour le vent qui fait voyager les brindilles.
Je pensai donc à « FTEV » en pointant une main et le danger passa. Arrivé chez moi, je pus encore m’exercer à mes pouvoirs, les heures passèrent et je dus aller au lit.
Je me réveillai aussitôt que je me fus endormi.
- Tiens, ce n’était qu’un rêve ! C’avait l’air si vrai…
Je pointai alors ma main vers mes pantoufles et elles se mirent à voler…