I. Le complot.
Gertrude était encore en pleurs, et ses nouvelles amies tentaient de la consoler, mais en vain. Son mari avait fini troué comme une passoire, avant de finir mixé par les énormes hélices mortelles de l´arène.
« Mon pauvre Jean-Hector, ouaaaaain, mon Jean-jean a moi, on n´a même pas pu reconnaitre ta dépouille, ouaaaain-aaaainn
-Allons Gertrude, c´est pas le moment de flancher, on est si près du but! Tu veux le venger ton Jean-jean, oui ou merde?
-Oui, y vont voir ces salauds qu´on tué mon Jean-jean! »
Le groupe de femmes masquées s´avançait alors dangereusement vers la centrale électrique de la ville, en vue de couper le courant de toutes les télés de la métropole et de stopper toutes les hélices mixeuses, toutes les tourelles anti-gladiateurs et toutes autre invention ayant pour but de tuer du mari.
L´endroit était bien gardé, et un garde se postait debout, éclairé par les lampadaires dans la pénombre, devant le grillage qualité supérieure garanti trois mois par Gadgetron, qui faisait le tour du bâtiment. Le commando armé se trouvait à quelques mètres de là, dans une ruelle donnant sur la centrale.
« Allez les filles, préparez vous! »
Le groupe de 10 femmes se prépara alors à passer à l´action. Toutes se couvrirent le visage afin de ne pas être reconnues, et elles s´armèrent. Personne ne devait alors se trouver dans leur parage, sous peine de recevoir leur rage de veuves, et de se manger un bon vieux coup de rouleau à pâtisserie.
« Josianne, prépare le lance tu-sais-quoi!
-Ok, lance machin en préparation. »
Dans l´ombre de la ruelle, une femme entourée de personnes masquées habilement avec des collants sur la tête, enleva ses propres collants et enleva une de ses chaussures.
« Sylvie, prépare la phase deux du plan lance talons! Josianne, soit prête! »
Josianne était en sueur, elle se préparait à un acte qui devait la remuer au plus profond d´elle même à en voir son triste état. C´est alors que Sylvie et Laurence (apparemment la chef du groupe) prirent chacune des extrémités du bas de Josianne.
« Josianne, c´est à toi! Bon courage »
La veuve prit alors le milieu du collant, y plaça sa chaussure, et commença à tirer à l´opposé du garde en reculant, pieds nus.
« Ma lingerie offerte en mariage.... » Des larmes se mirent à couler des yeux humides de la femme pieds nus.
« Désolé Josianne, mais tes collants sont les plus élastiques. Franchement navrée... »
Josianne s´arrêta net, estimant avoir assez de puissance désormais, et lâchât le collant et la chaussure, qui partit alors comme une balle fendant l´air, alla heurter la tête du garde qui s´effondra, visiblement secoué par le vilain coup reçu.
Le commando s´avança alors vers le garde, et pris ses clés avant de se diriger vers la porte de la centrale. Malheureusement pour elles, le commando avait perdu l´une des leurs, qui n´avait pas pu résister à la tentation d´attendre que le garde se réveille pour être la première à le cajoler quand il se réveillerait. C´était la dure réalité d´une femme en manque d´affection, mais ses amies la laissèrent sur place, continuant leur noble mission.
Une énorme éolienne était sur le toit de la centrale, et elle était la cible. Pour y parvenir, il falait tout d´abord réussir à pénétrer dans le bâtiment, puis l´arrêter. Pour cela, un plan ultra-complexe digne des opérations militaires les plus calculées avait été mis en place, et Laurence le rappela une dernière fois à ses camarades:
« Bon, la phase 1 du plan est terminée, on est entré en abatant le garde, maintenant, si les blondes s´en souviennent pas, je rappelle la phase 2: on détruit les mécanismes de la centrale
-Putain, qu´est-ce qu´elle a contre les blondes elle! Dis Brenda, une blonde en murmurant à sa camarade blonde. Elle nous prend pour des connes depuis qu´on a proposé comment détruire cette centrale!
-Ouais c´est vrai quoi, après tout le garde aurait très bien pu arrêter la centrale si on le draguait un peu...
-Hé! Vous! Pas de messes basses! » Rétorqua Laurence.
Arrivées à la salle des machines, nos deux amies aux cheveux clairs se laissèrent tomber à la renverse, en disant:
« Oh la vaaaaache, qu´est-ce que c´est compliqué tout ces mécanismes!
-Ouais, t´as vu toutes les roues crantées qu´il y a? On se croirait dans « Les Temps Modernes » de Charlie Chaplin! »
A ces mots, c´est la leader qui se laissa tomber à la renverse: elle n´en revenait pas, « comment », se disait elle, « comment une blonde peut elle connaitre un si bon film? » (C´est qu´elle en a contre les blondes xD)
Notre commando d´élite sur-armé et surentrainé se demanda comment accomplir la phase deux du plan.
« Je propose de lancer Brenda dans les mécanismes pour tout faire arrêter!
-Moi je propose de mettre des rouleaux à pâtisser à la place de Brenda!
-Moi je propose...
-TU PROPOSE RIEN DU TOUT BRENDA! Dirent en coeur les femmes en état de penser.
-Bon, ok... »
Une heure plus tard, la centrale commença à faiblir, puis des personnes non identifiées sur les caméras sortirent en courant.