Elle est souvent représentée sous la forme d’une dévoreuse d’hommes. On lui prête une sulfureuse réputation, tentatrice absolue à la sexualité débridée, dévoreuse de nouveaux nés, castratrice... Mais au fond qui est elle ?
Au travers de l’image misogyne habituelle, on découvre en fait une femme libre, indépendante, refusant l’ordre établi par les hommes & par Dieu, une révélatrice de nos pulsions les plus enfouies. Elle est celle qui ose renverser l’ordre des choses (et l’épisode de la dispute conjugale quant à la place à prendre durant l’amour est un fait bien plus significatif qu’il n’y paraît), refusant toute morale imposée en une liberté alimentée par son caractère de femme non mère, sans responsabilité familiale qui pourraient l’attacher.
Franche, elle n’hésite pas à encourir le courroux de Dieu dans son refus de la soumission mais nous découvrons également qu’elle est fidèle à ses engagements par l’épisode des trois anges envoyés à sa recherche quand elle s’engage à épargner les enfants qui seraient placés sous leur protection. Mais pour conserver son libre arbitre, elle accepte aussi le sacrifice journalier de 100 de ses enfants.
Dans ce rôle de femme anti-maternelle, elle fait peur aux hommes qui la désirent toutefois secrètement. Lilith a été rejetée, niée, démonisée afin d’exorciser cette attraction-répulsion qu’éprouve l’homme à son encontre. On l’a jusque associée à la Lune Noire, l’anti-Lune afin de lui faire remplir le rôle de la femme à exiler, à détruire & l’on retrouverait cette négation de la féminité libre jusque dans les bûchers consumants les sorcières en Europe & aux Amériques aux XVIè & XVIIè siècle.
Lilith est le modèle de la femme intégrale, réintégrée à sa place d’égale de l’homme & c’est peut-être pourquoi, aujourd’hui, nombres de groupements féministes se sont emparés de son nom pour symboliser leur combat.
t as une adresse msn je vais etre a cour de pseudo