BORDEAUX ( Reuters) - Les Girondins de Bordeaux, pourtant diminués par les blessures et les suspensions mais solides depuis le début de la saison, voudraient être la première équipe à battre samedi soir le triple champion de France et leader du championnat de France de football, Lyon.
" Nous avons besoin des trois points pour rester dans le bon wagon. Lyon a des joueurs qui arrivent à maturation. Ils sont en état de grâce, ils sont forts physiquement, avec beaucoup de percussion. Sur un match, n´importe quelle équipe peut les battre mais pour y parvenir, il faut que les onze joueurs voire les seize soient à 100 % le jour J à l´heure H", indique le gardien de but et capitaine bordelais Ulrich Ramé.
Cependant, les Girondins ont à faire face à une série d´absences. Celles du meneur de jeu international Camel Meriem et du latéral droit David Jemmali, tout deux suspendus, de l´attaquant Lilian Laslandes ( opéré d´une hernie inguinale), du milieu de terrain Albert Riera ( rotule).
Par ailleurs, des incertitudes planent sur l´attaquant Marouane Chamakh qui souffre d´un mollet.
Mais de ces absences, l´entraîneur Michel Pavon ne veut pas en entendre parler.
" LES MOYENS DE LES BATTRE"
" Il ne faut pas focaliser là-dessus. C´est une mauvaise excuse toute trouvée avant le match", souligne-t-il, ajoutant que " les gars qui seront alignés seront les plus performants du moment".
Pourtant, face à une équipe invaincue depuis le début de la saison, brillamment qualifiée pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, les Bordelais ont des arguments à avancer.
Classés au septième rang du championnat de France, ils ne se sont inclinés qu´à deux reprises en 17 matches de Ligue 1 et n´ont à ce jour encaissé que neuf buts contre sept à Lyon, meilleure défense du championnat.
Michel Pavon ne cache pas qu´il considère Lyon comme " la meilleure équipe de France et peut-être d´Europe actuellement" ; il reconnaît respecter " leur façon de jouer", mais assure également que " ce sont onze joueurs" et que " sur un match, on a les moyens de les battre".
La recette pour lui est " d´essayer de jouer notre jeu, car s´adapter, c´est se préparer à subir. Par rapport au score et au déroulement de la rencontre, on pourra évoluer différemment si nécessaire".
Bordeaux, qui a toujours su se mobiliser face aux grosses écuries, sait néanmoins que Lyon est l´exception.
" C´est un peu notre bête noire", admet Ulrich Ramé, au point qu´il faut remonter à la saison 1998-1999 - celle du dernier titre de champion de France des Marine et Blanc - pour trouver une victoire bordelaise à domicile sur les Gônes ( 1-0), lesquels se sont depuis imposés à trois reprises en Gironde.