L1 / LYON :
Bergougnoux, un garçon dans le vent
30 novembre 2004 - Laurie DELHOSTAL
Issu du centre de formation de Lyon, Bryan Bergougnoux est désormais intégré au groupe pro de l’OL et il fait partie des cadres de l’équipe de France Espoirs. Pas si mal pour un jeune joueur de bientôt 22 ans qui rêve désormais de faire son trou chez les Gones et, pourquoi pas, chez les Bleus.
Bryan Bergougnoux est un jeune homme simple et tranquille. Un jeune joueur professionnel de bientôt 22 ans qui suit doucement un parcours sans faute. Repéré à l’âge de onze ans par l’Olympique Lyonnais - il jouait alors à Saint-Genis Laval - il a intégré le centre de formation du club, s’y est distingué par sa volonté et a tout naturellement rejoint le groupe pro de l’OL, étape après étape. Cet été, il a ainsi participé au stage à Tignes et a depuis fait six apparitions en L1, à chaque fois comme remplaçant.
Les nombreuses blessures qui émaillent actuellement l’équipe de Paul Le Guen lui laissent à présent l’espoir d’un temps de jeu plus important. « C’est vrai que j’ai plus d’opportunités de jouer », commente sobrement le joueur. Et même quand l’OL s’apprêtait à affronter le PSG et Manchester United quatre jours plus tard, Bergougnoux avouait ne ressentir « aucune pression particulière ». Pudiquement, presque timidement, il ajoutait cependant qu’il « jouait au foot pour disputer des matchs comme ça » et que fouler la pelouse du Parc des Princes ou d’Old Trafford était quand même « mythique ».
Un cadre des Espoirs
En revanche, la pudeur laisse sa place à une belle confiance dès que les capacités de l’OL cette saison sont évoquées. « Trois titres de champion de France, ce n’est pas rien quand même, rappelle Bryan Bergougnoux. Maintenant, on est respecté. On n’a plus peur des autres équipes mais ce sont eux qui ont peur de nous. » Ce natif de Lyon aime son club et se dit fier de la nouvelle cote de popularité de l’OL. « Avant, personne ne se promenait dans les rues de Lyon avec le maillot du club. Maintenant, c’est différent. Même dans les autres villes que Lyon. C’est normal, les jeunes s’identifient aux équipes qui gagnent. »
Et l’équipe de France Espoirs, dont il est à présent l’un des cadres après sa brillante prestation au dernier tournoi de Toulon ? « Cela fait toujours plaisir d’être appelé, même pour les matchs amicaux. » De quoi espérer frapper rapidement à la porte des A ? « Cela donne espoir de voir des jeunes comme Malouda ou Pierre-Alain Frau qui sont à présent en A. Mais je n’y pense pas. L’important, c’est de faire sa place à l’OL et dans la sélection Espoirs. » Petit à petit, l’oiseau fait son nid…