Bruges - «Leko? J´aimerais l´avoir pour fils» ( 22/06/2005)
Tomislav Ivic ne tarit pas d´éloges sur le nouveau Croate de Bruges
BRUGES A en croire ses laudateurs, Ivan Leko a vraiment tout pour plaire. Le Croate devrait donc se fondre aisément dans son nouvel environnement, toujours très familial, du Club Bruges, son employeur pour les trois prochaines saisons.
Tomislav Ivic n´en doute pas une seule seconde: «Ivan a grandi à Haj- duk Split avant d´aller faire le bonheur de Malaga pendant trois saisons et demie. Je le suis depuis qu´il a été sélectionné pour la première fois dans l´équipe nationale juniors. Leko a suivi toute la filière jusqu´à l´équipe A, dont il a porté le maillot à neuf reprises. La mentalité de ce garçon est exemplaire. Il constitue un modèle d´intégration. Cet époux, père de famille, charmant, enjoué, modeste et disponible, n´a jamais commis d´impair ni dans la vie courante, ni dans le vestiaire, ni sur la pelouse. Dans toutes les formations qui l´ont accueilli, il s´est érigé en équipier exceptionnel. Il n´a jamais subi les foudres des arbitres. Je vais vous faire un aveu: si j´avais eu un fils, j´aurais aimé qu´Ivan fût celui-là!»
Leko a été enrôlé, prioritairement, pour apporter la contradiction à Jonathan Blondel, candidat présumé à la succession de Ceh au poste de médian gauche. Tomislav Ivic fait la moue: «Même s´il m´apparaît moins offensif que Ceh, Leko peut certes évoluer sur le flanc gauche. Personnellement, toutefois, je le considère davantage comme un meneur de jeu, un playmaker gaucher, tout à fait capable de faire tourner une formation comme le Club Bruges car sa vision panoramique est largement supérieure à la moyenne et sa technique individuelle doit faire beaucoup d´envieux. Bien sûr, si on lui demande de distiller de longs services, il s´adaptera. Mais, à mon humble avis, cette mission apparaîtrait trop réductrice de son talent.»
Leko recèle d´autres arguments frappants: «Ivan est un tireur de coups francs et de coups de coin hors pair. Sa précision et son efficacité n´ont rien à envier à son prédécesseur à Bruges.»
Le Club Bruges continue donc d´activer sa filière croate. «Je suis venu à Bruges pour disputer enfin la Ligue des Champions!» a avoué Leko à Marc Degryse. Il s´est d´autant plus aisément laissé aspirer par le Club que son compatriote Tomislav Butina s´était montré persuasif: «Bruges? Une belle vie, un bon club!» lui avait confirmé le gardien.
Leko n´accuserait-il aucune faiblesse? «On dit qu´il est lent, analyse encore Tomislav Ivic. Moi, je dis qu´il joue vite car il pense vite.»
Michel Dubois
© Les Sports 2005