Nantes, le 12 novembre 2004. Pris entre le besoin de points pour basculer enfin dans le haut du tableau et le défi que représente le fait d´affronter la meilleure équipe de football pratiquant dans l´hexagone, les Canaris se déplaceront à Lyon avec l´ambition de faire chuter le triple champion. Reste que la clé du match pourrait tenir dans la fraîcheur des deux formations qui livreront leur troisième match en l´espace d´une semaine.
L´occasion du choc qui verra s´opposer Lyonnais et Nantais en match avancé de la 14e journée de Ligue 1, samedi 13 novembre ( 17h15) Livrant leur troisième match de la semaine, les deux formations fondent de grands espoirs sur cette rencontre. Pour le triple champion de France, il sera question de se rassurer, malgré six absences de poids - Coupet ( genou), Caçapa ( genou), Wiltord ( cuisse), Elber ( cheville), Ben Arfa ( clavicule) et Abidal ( genouo) - après la première défaite enregistrée à Lille, en Coupe de la Ligue. Réduit à neuf durant la prolongation, les Gones enregistraient en effet leur première défaite de la saison. Pour Nantes, il sera question de prendre des points pour " récupérer" ceux perdus à la Beaujoire, remonter au classement et se rassurer avant de poursuivre le difficile programme qui les attend jusqu´à la trêve.
Sûrs de leur force - on le serait à moins ! -, les hommes de Paul Le Guen rappellent à qui veut l´entendre que l´incroyable série de 49 matches sans défaites d´Arsenal concernait la compétition reine, c´est-à-dire le championnat, là où les Gones sont toujours invaincus. Oui, mais voilà ! Depuis cette défaite à Manchester, les Gunners peinent à se rassurer et à retrouver le rythme. Et c´est bien sur cet exemple anglais que les Ligériens s´appuyaient aussi avant de partir pour le Rhône. " Cette défaite ouvre des perspectives. On peut espérer quelque chose. On le voit avec Arsenal qui peine à retrouver la cadence..." explique Loïc Amisse qui ne manque pas de rappeler, prudent, que " Lyon est la référence actuelle. C´est la meilleure équipe du championnat." Même tonalité chez le capitaine nantais qui souligne l´évolution de l´image du club au trois titres successifs. " Lyon n´était pas spécialement apprécié il y a encore peu, résume Mickaël Landreau. Mais ils sont en train de trouver leur crédibilité. Dans le jeu, il ne s´agit plus seulement d´un défi physique. Ils vont de l´avant et quelque chose de fort se dégage de leur équipe."
" Nous ne sommes pas une équipe à défendre"
Avec les retours de suspension d´Emerse Fae et de Julio Caceres, Loïc Amisse pourra quasiment disposer de toutes ses ressources pour ce déplacement, à l´exception de Frédéric Da Rocha ( adducteurs), Fodil Hadjadj ( cuisse), Pascal Delhommeau ( talon) et Stephen Drouin ( genou) Le technicien nantais n´est pas vraiment mieux loti que son homologue lyonnais sur le nombre des blessés... Visiblement satisfait de son entrée en jeu, mercredi, le technicien nantais a reconduit le jeune meneur de jeu Milos Dimitrievic au sein du groupe. Laissés au repos mercredi, Mamadou Bagayoko et Hassan Ahamada seront aussi du déplacement à Gerland.
Face à la machine à gagner de Jean-Michel Aulas, les Canaris ne devraient toutefois pas changer leur manière d´agir. " Malgré leurs soucis de blessés, on connaît leur qualité, prévient Loïc Amisse. Nous avons envie de retrouver ce que nous avons fait contre Monaco. Avec le résultat, cette fois ! " Les Canaris avaient alors livré une prestation proche de la perfection, ne le cédant qu´en toute fin de rencontre, sur penalty... On avait alors reproché aux Jaunes de ne pas avoir su conserver le résultat. " Nous ne sommes pas une équipe à défendre, répond le technicien de la Jonelière. L´adversaire peut nous y contraindre... mais je ne vais pas dire à mon équipe de rester derrière." Il en sera sans doute de même pour la formation lyonnaise qui, en lutte pour conserver la tête, ne voudra pas laisser filer des points à domicile. Une aubaine que les co-équipiers de Mickaël Landreau tenteront de saisir. " La chance qu´on peut avoir, commence le capitaine nantais, c´est que les équipes ne jouent pas face à nous car elles nous craignent. Ce n´est pas le cas de Lyon. C´est peut-être la clé. Si nous sommes solides défensivement, il y a peut-être quelque chose à faire."