Nantes-OM : Rebondir à la Beaujoire 22/04/2005
Après les réunions du début de semaine, les Olympiens ont rejoint La Baule deux jours avant la traditionnelle mise au vert afin de préparer et de se concentrer sur la rencontre qui doit les opposer, samedi, au FC Nantes Atlantique.
NANTES-OM
23/04/05 - 20h00 - TPS
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Un stage…
Mardi, les Olympiens se sont dit les choses en face lors d’une réunion qui s’est déroulée à la Commanderie. Conscients de la performance affichée contre Ajaccio à domicile, les joueurs marseillais ont crevé l’abcès. «Vu la situation que nous vivons, il était important qu’on en parle, qu’on s’interroge et qu’on se libère. Comme la discussion a été positive, j’ai décidé de prolonger cette logique de communication en sortant de notre environnement quotidien, en étant plus près les uns des autres», explique Philippe Troussier.
Mercredi, le staff et 17 joueurs ont donc pris la direction de La Baule pour un stage dans l’optique du match de samedi. Le but étant bien évidemment de se situer à quelques dizaines de kilomètres de Nantes. Mais pas uniquement… «J’avais le sentiment que l’on devait sortir de notre train-train quotidien, précise l’entraîneur phocéen, on passe des moments plus intimes ici que si on était resté à Marseille».
En plus des installations sportives mises à disposition, l’OM a profité d’une météo très ensoleillée pour se ressouder loin de l’agitation provençale. «Cela nous permet de travailler sereinement, entre nous et de renforcer les liens, rajoute Benoît Pedretti, il fallait que l’on passe un moment ensemble afin de bien préparer le match de samedi qui est très important pour la fin de saison. On est dans les meilleures conditions pour réussir».
Avec trois entraînements en deux jours, la notion de travail était de rigueur. Celle des responsabilités aussi. «Les joueurs les avaient déjà prises, note Troussier, mais il y avait des inhibitions au niveau des individus. Chacun se sentait isolé et pensait qu’il n’avait pas la confiance de son partenaire».
Désormais, en plus du talent, c’est la cohésion et la solidarité qui doivent s’exprimer. Pour le technicien phocéen, cette addition devrait permettre à ses joueurs de jouer plus libéré, plus rapidement et de prendre plus de risques. «L’objectif est d’être à l’écoute de son partenaire, de lui montrer que lorsqu’il prend un risque, il peut le faire en toute liberté, que lorsqu’il libère un espace, un joueur est là pour le combler. C’est ce qui fera que l’on sera plus efficace. C’est dans cet esprit que l’on est venu se préparer, travailler notre confiance et nous encourager.»
…Et un match
Lors de la 33ème journée de L1, l’OM a perdu la deuxième place. Profitant de la défaite face à Ajaccio et de leur victoire dans le derby du nord, les Lillois ont pris trois longueurs d’avance sur Marseille. Du coup cette rencontre revêt une importance particulière. En effet, même si elle n’est pas décisive en soi, elle va conditionner la fin de saison des Olympiens. Mais avant de penser à Caen, Auxerre, Lyon et Bordeaux, ils doivent affronter une équipe de Nantes en pleine réussite. «Ils restent sur une victoire contre Bordeaux et un nul face à Lyon. Cette équipe se bat encore le maintien, elle aura à cœur de prendre des points.»
Depuis le changement d’entraîneur, les Canaris ont un rythme plus soutenu mais ils ne sont pas encore mathématiquement sauvés. Devant un stade de la Beaujoire plein, ils devront faire le jeu et marquer sous peine d’être dépassés par Ajaccio ou Nice. Une situation, qui on l’a vu par le passé, a souvent privilégié l’OM. «Ils ne leur manquent que quelques points pour se maintenir, remarque Benoît Pedretti, ce sera un match différent pour eux. Sur l’euphorie, on aura certainement l’occasion de placer des contres, surtout avec la vitesse de nos attaquants».
Les hommes de Philippe Troussier ne devront surtout pas les regarder faire mais gagner les duels afin d’imposer leu jeu. «Il faudra accepter qu’ils nous privent de ballon, c’est là qu’il faudra être très fort. On devra être costaud pour s’opposer au jeu à la nantaise en gardant à la fois un rapport de force très offensif pour leur montrer que l’on peut être dangereux. On a une revanche à prendre sur nous-mêmes et c’est l’occasion rêvée pour se remettre en course» s’exclame Troussier.
Durant la période faste de janvier-février, c’est face à des équipes ne restaient pas regroupées en défense que les Olympiens réussissaient le mieux. «On avait fait de belles performances à l’extérieur, se souvient Pedretti, c’est cet esprit que l’on doit retrouver. On est toujours troisième, il reste cinq matchs, si on prend 10 ou 12 points, on sera dans nos objectifs».