Anigo : «Retrouver de la sérénité» 18/11/2004
Muet depuis quelques temps, José Anigo est remonté sur le pont pour exprimer ses sentiments après la difficile semaine écoulée. Se faisant fort de cette dure expérience, il prépare avec attention le voyage à Ajaccio pour une victoire qui apporterait de la sérénité, son maître mot aujourd’hui.
L’équipe et toi sortez d’une période délicate, comment as-tu vécu ces évènements ?
José Anigo : «On a passé une période difficile effectivement. Désormais, on sait qu’il faut revenir à plus de sérénité et le jeu suivra. On est en reconquête de notre public. Qu’est ce qui pourrait nous arriver de pire après Strasbourg ? Rien. C’est une péripétie de la saison et on continue à avancer. On a pris des coups et on a laissé passer l’orage. Il faut savoir que l’on a encore la tête haute, qu’il nous reste de la fierté pour rester debout. Et ça, personne ne pourra ne nous l’enlever. On ne doit plus tirer des plans sur la comète, nous ne devons pas regarder plus loin que chacun des matches du week-end. On regarde ce qui s’est mal passé au match précédent et on continue surtout à avancer».
Le groupe te soutient totalement…
J.A. : «C’est un avantage quand tu as le groupe derrière toi, tu ne regardes pas dans le rétroviseur. Tout le monde est honnête, personne ne fuit. On n’est pas guéri mais on est surtout à la recherche de plus de tranquillité. Ce groupe a une certaine force, une certaine cohésion. Quand on traverse l’orage, quand on est chahuté, on se raccroche aux gens proches de vous et c’est le cas aujourd’hui entre les joueurs».
A présent, c’est le match à Ajaccio qui se présente, un bon moyen de confirmer…
J.A. : «Ca ne va pas être un match facile, mais il sera intéressant de voir la réaction après Strasbourg. Pour voir s’il y a toujours la même force mentale, car c’était loin d’être évident samedi dernier. On y va sans crainte pour essayer de rapporter les trois points et continuer à rester calé dans cette bonne partie du classement».
Que peux-tu dire de cette équipe d’Ajaccio ?
J.A. : «Ils sont dans une situation inconfortable, et plus ça va aller, plus ça va être difficile d’aller gagner là-bas. Rolland ( Courbis) arrive dans un club mal classé et la seule chose qu’il pourra faire, c’est redresser l’équipe».
Tu vas retrouver une vieille connaissance avec Rolland Courbis…
J.A. : «Rolland, je l’ai eu comme entraîneur à Endoume et on s’est beaucoup croisé en dehors du foot. Quand tu passes un moment avec lui, si tu as des malaises tu les oublies vite…Concernant le match de samedi, on aura plaisir à se voir car cela fait un moment que l’on ne s’est pas rencontré. Mais ce n’est pas l’entraîneur qui joue, c’est l’équipe et puis je ne sais certainement pas à l’avance ce que Rolland aura préparé».
L’équipe va devoir évoluer sur une pelouse difficile, cela peut-il avoir des conséquences ?
J.A. : «Il est certain que ça va être compliqué de développer du jeu sur une pelouse comme celle d’Ajaccio. Ca modifie les aspects tactiques du match, pour eux comme pour nous. Va-t-il falloir poser le jeu ou pratiquer un football plus direct ? C’est l’une de nos réflexions à l’heure actuelle. L’état du terrain est un paramètre important qu’il ne faut pas négliger. On a pu le voir ce mercredi au Stade de France avec l’équipe de France, ils n’arrivaient même pas à faire un contrôle».
Justement, Benoît Pedretti a paru en bonne forme au cours de cette rencontre contre la Pologne ?
J.A. : «C’est vrai, même si j’aurais aimé que Benoît joue un peu moins longtemps. Il est revenu avec une béquille et a un peu trop tiré sur la corde. J’espère qu’il sera en état de jouer samedi. Il enchaîne deux bons matches car il avait déjà été très utile contre Strasbourg, il faut qu’il continue comme ça».