Ligue des champions - Eindhoven surprend l´Europe mais pas son entraîneur
jeu 14 avr, 11h51
EINDHOVEN ( Pays-Bas), 14 avr ( AFP) - - Le PSV Eindhoven a surpris l´Europe du football en atteignant, aux dépens de Lyon, les demi-finales de la Ligue des champions mais son entraîneur Guus Hiddink estime lui que retrouver son équipe à ce stade " ne doit rien au hasard, ni à la chance".
Au terme d´un match de très haut niveau soldé comme à l´aller par un partage ( 1-1), les champions des Pays-Bas ont dominé l´Olympique Lyonnais à l´issue de la séance des tirs au but ( 4-2). S´ils ont livré un match plein, les Bataves ont aussi bénéficié, c´est vrai, de certaines largesses arbitrales notamment lorsque M. Nielsen oublia un penalty commis par le gardien Gomes sur Nilmar lors de la prolongation.
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" Mais notre qualification ne doit rien au hasard. Ce soir, j´ai vu un PSV adulte qui a contrôlé le match sauf peut-être durant le première prolongation", estimait Hiddink tandis que son alter ego lyonnais, Paul Le Guen s´estimait " agacé" par l´arbitre mais pointait davantage " le manque de réalisme de ( son) équipe surtout au match aller".
Souvenir de 1988
" Plus que l´arbitrage, c´est notre manque d´efficacité ou de chance devant le but adverse qui nous coûte la qualification", notait Le Guen en reconnaissant " vivre la plus grosse déception de ( sa) carrière d´entraîneur". Lyon venait de gâcher l´occasion d´accéder une première fois dans son histoire en demi-finale de la Ligue des champions.
Ce sont donc Mark Van Bommel, exceptionnel mercredi, et ses équipiers qui défieront la grand Milan AC au stade suivant ( aller à San Siro le 26 avril, retour au Philips Stadion le 4 mai).
Le PSV Eindhoven rêve désormais de refaire le coup de 1988 quand la formation néerlandaise, déjà entraînée par Hiddink et déjà dans la peau d´un invité surprise, avait remporté la C1 après avoir écarté le Real Madrid en demi-finale puis Benfica au stade ultime.
" Lorsque je vois le chemin parcouru par mon équipe depuis le mois de juillet dernier, je suis très fier. C´est impensable d´être en demi-finale de la Ligue des champions quelques mois seulement après avoir entamé un travail de reconstruction", se félicitait Hiddink.
" Triomphe du recrutement"
Car si le PSV avait laissé filer cet été ses deux diamants, le buteur Mateja Kezman et l´ailier Arje Robben partis à Chelsea, le recrutement du club néerlandais a rapidement su compenser ces départs.
" Aujourd´hui, c´est le triomphe de notre recrutement. Notre réseau mondial de recruteurs est désormais très performant. Le taux de réussite de nos transferts est impressionnant. Tous nos recruteurs peuvent être très contents et fiers de leur travail", poursuivait l´entraîneur ravi de l´intégration rapide des joueurs arrivés cette saison.
L´attaquant américain Damarcus Beasley, l´ailier péruvien Jefferson Farfan, le milieu néerlandais Phillip Cocu, le gardien brésilien Gomes et son compatriote, le défenseur Alex, se sont tous très vite adaptés au moule façonné par Hiddink.
Avec des moyens financiers limités et en peu de temps, ce dernier a donc réalisé un petit miracle. Son équipe est solide et Milan devra se méfier car le PSV n´est jamais aussi fort que lorsqu´il est dans la peau du petit poucet.
Faire bloc à onze, harceler constamment l´adversaire, profiter au maximum des coups de pieds arrêtés: le PSV sait y faire pour venir à bout d´équipes réputées plus fortes. Il y a huit jours, à la veille du quart de finale aller, Lyon partait avec les faveurs du pronostic. Ce sont les Néerlandais qui sont aujourd´hui dans le dernier carré.
que notre staff technique prenne exemple sur les hollandais