FABIEN BARTHEZ s´est fait insulter par l´arbitre sur lequel il a craché. Cet élément nouveau, que nous révélons, relance l´affaire dans laquelle le gardien international est empêtré depuis le 12 février. Ce jour-là, le match amical entre le WAC et l´OM dégénère sur la pelouse du stade Mohamed-V de Casablanca.
Le portier de Marseille est convoqué le 21 avril devant la commission centrale de discipline de la Fédération française pour s´expliquer sur son comportement inadmissible. A Casablanca, Abdallah El-Achiri, arbitre international marocain, a perdu complètement le contrôle de la rencontre après que Déhu, victime d´un tacle par-derrière, se soit fait justice lui-même. Le match se termine en pugilat général. Barthez bondit alors du banc de touche et se dirige vers l´arbitre. Insultes, injures, crachat : les débordements du gardien de l´OM sont connus. Mais avant d´en arriver à de telles extrémités, Barthez a été traité de « déviant » par El-Achiri. Des spécialistes de la lecture sur les lèvres, en décryptant les images, ont même vu l´arbitre proférer à son encontre un « Espèce de ba... », avant qu´un homme ne passe devant l´arbitre, empêchant de connaître la suite de la phrase.
Une forme de mea culpa
Si ce fait inédit n´excuse en rien la réaction de Barthez, excédé par le déroulement de la partie puis les insultes du Marocain, il explique sa grosse colère et quelques-uns de ses propos scandaleux prononcés depuis le lancement de cette affaire, notamment à Clairefontaine, lors du rassemblement des Bleus pour France - Suisse.Invité hier matin de l´émission « Téléfoot », Barthez a quelque peu changé son discours, se rapprochant d´une forme de mea culpa ( « Cela me choque un peu de me voir comme ça »). Il a aussi très clairement fait allusion par deux fois aux insultes de l´arbitre lorsqu´il a déclaré : « Des gens n´ont pas été honnêtes dans cette histoire. Mais j´en parlerai tranquillement devant la commission » et : « Bien sûr que je regrette, mais je ne me sens pas coupable parce qu´il n´y a pas eu crachat sur le visage. » Dans l´esprit de Barthez, l´arbitrage que tous les témoins s´accordent à décrire comme médiocre ce jour-là, puis les insultes, ont conduit à le faire sortir de ses gonds. La divulgation de cette information permettra-t-elle une forme de clémence de la commission de discipline ? Selon divers observateurs, la sanction infligée à Barthez oscillera entre trois et six mois fermes.
Source : Le Parisien du 11/04/05