INTERVIEW
Marlet : «Un attaquant tout neuf» 04/04/2005
Meilleur buteur olympien aux côtés de Luyindula, rappelé chez les Bleus, Steve Marlet est dans une phase ascendante qui coïncide avec la prise de commandes de Troussier. En gardant les mauvais moments en mémoire, il savoure ce renouveau en saluant la confiance de son coach.
«L´absence de Steve s´est faîtes ressentir, on a pêché dans la profondeur, dans le jeu aérien. C´est là que l´on sent son importance dans notre jeu» regrettait Troussier après le nul devant Istres au Vélodrome, même constat du coach olympien après la défaite à Louis II qui voyait l’ancien lyonnais suspendu.
Car bien que peu envisageable, il y a de cela quelques mois, Steve Marlet a réussi à s’imposer comme l’une des pièces maîtresse de l’effectif olympien en menant habilement sa barque. L’intéressé s’en réjouit forcément, «je suis dans la continuité et c’est vrai que ça se passe bien, avoue-t-il, c’est aussi lié à nos résultats, on arrive tous à jouer à notre niveau».
Et l’olympien du mois de mars pour les lecteurs d’OM.net de rendre hommage à son coach, artisan à sa manière de ce renouveau. «Le coach est venu et nous a fait confiance avec Péguy, il a continué à croire en moi ce qui est primordial pour un attaquant» confie-t-il.
«Depuis son arrivée, on a eu des bons résultats qui nous ont fait du bien notamment à l’extérieur comme à Lyon ou Lille. Ca nous a donné une bonne bouffée d’oxygène. Et quand il y a la réussite derrière avec les résultats et les buts qui s’enchaînent, ça vous donne un attaquant tout neuf».
Car il lui en faut de l’oxygène pour bouffer les espaces à longueur de matchs, un jeu parfois ingrat mais si utile pour trouver des décalages et mettre à mal les défenses adverses. Le rôle joué contre le PSG ce dimanche l’illustre bien. «C’était assez frustrant , j’étais un peu esseulé dans la mesure où Péguy ( Luyindula) a joué plus décroché, concède-t-il, mais il y a des matchs comme ça où il faut se sacrifier». D´autant qu´il peut se muer en buteur de raccroc comme lors de son doublé rageur face à Lens ( 29e J.), un gage de polyvalence.
Mais cet avaleur d’espaces n’oublie pourtant pas les mauvaises passes qu’il a pu traverser depuis son arrivée à Marseille à la fin août 2003. «Il y a eu des sorties et des entrées difficiles sur le terrain, rappelle-t-il, forcément dans ces moments là on se pose des questions». Tout comme face à Paris ce dimanche, quand l’OM est mené, quand le stade gronde et que les défaites reviennent vite en mémoire. «On y pense forcément même s’il restait encore pas mal de temps. Moi en tout cas, ça m’a traversé l’esprit, je me suis demandé comment j’allais faire pour sortir du stade ce soir, explique-t-il en forçant le trait, plus sérieusement on y a pensé mais on n’a pas hésité à se jeter dans la bataille».
Bienheureux qu’il est de ne pas avoir connu cette fois la défaite au Vélodrome. «Au vu de notre prestation, je pense que l’on peut se contenter de ce qu’on a. Je n’ai pas l’impression qu’on pouvait faire mieux ce soir. On s’aperçoit que ce n’est pas si mal» analyse-t-il ainsi à l’issue de la partie.
Marlet avance ainsi le vent en poupe, «Je n’ai jamais vraiment douté de mes qualités, je savais ce que je pouvais faire» avance-t-il. Et malgré le coup de moins bien de l’équipe et les états d’âme de quelques-uns, «la vie d’un groupe» selon lui, c’est le deuxième place qui prévaut, «On peut encore l’espérer, Lille nous a rejoint mais rien n’est joué».