Présentation des adjoints : Samir Boujarari 27/03/2005
Arrivé dans les valises de Philippe Troussier, Mohamed " Samir" Boujarari est un compagnon de longue date du technicien marseillais. Maroc, Japon, Qatar, OM... Les deux hommes qui se connaissent depuis plus de 10 ans ont vécu beaucoup d´aventures ensemble.
Mohammed " Samir" Boujarari
Entraîneur adjoint
Né le 03/04/61 à Sale ( Maroc)
Diplômé de l´Institut du Sport au Maroc
Spécialisation dans la pédagogie de l´éducation physique et sportive
Professeur de second cycle en EPS
Qui suis-je ?
" J´ai fait des stages d´entraîneur en France, en Hollande et au Maroc. Avec cela, j´ai travaillé dans des clubs marocains de première et seconde division mais aussi dans la formation des jeunes. Lorsque j´ai connu Philippe Troussier, je travaillais dans un club qui voulait créer une section sport-étude au Maroc. C´est là qu´il est venu dans le club où j´évoluais."
Ma rencontre avec Philippe Troussier
" Cela s´est passé il y a environ 10 ans au Maroc. J´entraînais toutes les équipes d´un club marocain sauf l´équipe première. Mais après le licenciement du coach de l´équipe A, je me suis retrouvé à la tête de toutes les équipes. A ce moment, les dirigeants ont recruté Philippe Troussier. Il est venu voir quelques-unes de mes séances d´entraînement. On m´a demandé de collaborer avec lui. Je ne le faisais pas souvent car j´avais beaucoup de responsabilités avec les équipes de jeunes. De temps en temps, je lui donnais des coups de main. Le staff n´était pas très important et Philippe Troussier avait insisté pour que je le dépanne.
Nous sommes très différents, nos vies et nos mentalités le sont aussi. Il est très rare que l´on se voit en dehors du foot. Nous essayons de ne pas ce genre de relation car cela peut avoir un impact sur le côté professionnel. J´ai ma vie, ma personnalité, mes amis, mes repères… On n´a pas grand chose en commun mais dans le projet sportif, je suis à 120 % .
Quand je l´ai rencontré, je ne pensais que cela allait durer. Ce qui nous a permis de travailler aussi longtemps, ce sont les périodes où on a été séparés. J´ai réussi à travailler sans lui mais ce n´était pas facile car le haut niveau te contraint à avoir un staff important.
Désormais, je le considère comme un grand frère ou plutôt un professeur. J´ai beaucoup appris à ses côtés."
Mon parcours avec Philippe Troussier
" L´année de notre rencontre, Philippe Troussier a changé de club alors que moi j´y suis resté. Ensuite, il a fait appel à mes services dans un club où il a travaillé durant un an au Maroc. Deux ans plus tard, il reçoit une offre du Nigéria. Une fois de plus, il a fait appel à moi. J´ai trouvé le challenge intéressant car c´était la première fois que je me retrouvais au sein d´une équipe nationale et la première fois aussi que j´avais l´opportunité de découvrir le football en dehors de mon pays. On s´est qualifié pour la Coupe du Monde. Ensuite, je l´ai accompagné au Burkina Faso pour la Coupe d´Afrique. Je faisais de la préparation physique, de la vidéo, je touchais à tout…
Puis on a fait un break, j´ai eu une offre au Niger. Je l´ai accepté, seul, car c ´était un nouveau challenge. J´y ai travaillé six ou sept mois. Dans le même temps, Philippe Troussier était en contact avec l´Afrique du Sud pour la Coupe du Monde. Il m´a convaincu de le suivre. J´ai accepté une nouvelle fois de l´accompagner. Après tout, on ne participe pas à une Coupe du Monde tous les jours !
Juste après France 98, le Japon a contacté Philippe Troussier. On ne s´est pas lâché et on a fait les deux premières années ensemble. Au début de la troisième, Frank Brocherie nous a rejoint. J´ai fait quatre années avec le Japon, à l´issue desquelles j´ai eu une proposition d´un club japonais, Bellmare Hiratsuka, ( là où Nakata été formé). J´ai accepté ce nouveau défi, cela a duré sept mois. A ce moment, Philippe Troussier avait des problèmes de genou. Après plusieurs mois de convalescence, il est venu au Japon pour voir comment je travaillais.
Un mois avant la reprise du championnat, il s´était engagé avec l´équipe nationale du Qatar. Il m´a demandé de venir l´aider mais comme j´étais encore engagé avec Bellmare Hiratsuka, j´ai accepté mais sans contrat. J´avais des missions ponctuelles pour les stages, les compétitions officielles... Cela a duré un an, notamment durant la Coupe d´Asie qui s´est déroulée en Chine. C´est dans cette période que le Qatar et Philippe Troussier se sont séparés. A la fin de la Coupe d´Asie, j´ai convaincu la fédération du Qatar de me laisser partir en affirmant que j´étais venu dans le projet de Philippe Troussier et pas dans celui de l´équipe nationale. Lui, n´étant plus là, j´ai terminé ma mission mais à la fin, je suis parti."
L´OM
" Un soir j´étais au Maroc, Philippe Troussier m´appelle à 23 heures. Je pensais que c´était grave donc je suis allé le voir immédiatement. C´est là qu´il m´a parlé de l´offre de l´OM. C´est quelque chose qui ne se refuse pas. L´OM est connu dans le monde entier, c´est une référence mondiale. De très grands joueurs et entraîneurs sont passés par Marseille. Le fait de vivre cela est grandiose. C´est un cadeau !
Je m´occupe du travail sur le terrain, des entraînements, je gère les exercices avec ballon. Je vérifie l´état du terrain, si on peut faire tel ou tel exercice, si tout le matériel nécessaire est là, si l´effectif correspond à ce que le coach veut faire. Je donne mon avis sur certains joueurs, sur la façon de jouer, sur la mentalité des joueurs, sur le management. Ma tâche est en relation directe avec le terrain, avec le ballon et le système d´apprentissage de son système de jeu."