Nakata : " Donner le meilleur de moi-même" 13/03/2005
Titulaire contre l´ASSE dans des conditions climatiques très particulières, Koji Nakata a fait ses grands débuts au Vélodrome, samedi soir face à Lens. Rentré en cours de jeu à la place de Taiwo, il a pu montrer de quoi il était capable.
Ce match était très important pour toi…
K.N. : " Oui, parce que j´avais perdu ma première rencontre. Le match contre Lens était donc très important pour moi que ce soit sur le plan personnel mais aussi au niveau collectif. Nous avons marqué après le but lensois. L´adversaire a eu le ballon plus souvent que nous mais nous avons su être solide défensivement."
L´accueil du Vélodrome t´a fait plaisir ?
K.N. : " Avant le match, j´avais rencontré beaucoup de supporters. J´ai aussi remarqué la banderole qui me souhaitait la bienvenue au Vélodrome ainsi que les nombreux drapeaux japonais. Je remercie les supporters pour cet accueil. Je n´avais pas montré grand-chose lors de mon premier match à Saint-Etienne mais, contre Lens, je voulais vraiment leur faire plaisir. J´aurais aimé être titulaire samedi soir mais c´est le choix de l´entraîneur. Pour moi, l´important est de donner le meilleur de moi-même."
Ce match contre Saint-Etienne a vraiment été difficile…
K.N. : " Même au Japon, je n´avais jamais joué dans de telles conditions climatiques. J´étais même étonné de débuter dans ces conditions. Comme c´était mon premier match, j´ai eu des passages à vide."
Pendant le match, on a vu et revu ton contrôle raté…
K.N. : " Il y a eu beaucoup de choses écrites à ce sujet mais comme je ne parle, ni ne lis le français, je n´ai pas été au courant de tout ce qui s´est dit. Au fond de moi, je savais que je n´ai pas fait de bons débuts sous le maillot olympien. Je voulais donc faire de mon mieux contre Lens."
Comment a été perçu ton transfert au Japon ?
K.N. : " Beaucoup de monde au Japon s´est réjouit de mon transfert à Marseille. Je veux être adopté par les supporters et j´espère que d´autres joueurs nippons vont venir en Europe.
La notoriété de l´OM a dû progresser au Japon ?
K.N. : " L´OM était déjà connu au Japon avant mon transfert mais mon transfert a augmenté la popularité du club. Beaucoup de personnes suivent désormais l´OM au Japon."
Dans quels domaines du jeu penses-tu devoir progresser ?
K.N. : " Je dois augmenter mon temps de jeu pour m´habituer à la vitesse et à l´aspect physique du jeu européen. Je dois aussi progresser en français pour discuter, sur mais aussi en dehors du terrain, avec mes coéquipiers."
Tu es capable de jouer à plusieurs postes, en défense et au milieu. As-tu une préférence ?
K.N. : " Non, je n´ai pas de préférence… Quelque soit ma position sur le terrain, je veux apporter un plus à l´équipe. L´important est de jouer, de participer. Quand j´étais au Japon, je jouais plus souvent au milieu mais, c´est vrai, il m´est arrivé d´évoluer à plusieurs postes que ce soit en défense ou au milieu."
Avant de signer, tu as eu des contacts ave Hiroyama ( joueur japonais de Montpellier) ?
K.N. : " Non, pas avec lui mais j´ai posé beaucoup de questions sur les conditions de vie en France à Matsui, un joueur japonais qui évolue au Mans."
Tu penses au titre de champion de France cette saison ?
K.N. : " Tant que nous aurons encore, mathématiquement, une chance d´être champion, nous devons jouer le coup à fond. On doit aussi continuer d´y croire pour le mental. Sinon, les derniers matchs vont être très difficiles."
Comment juges-tu la valeur du championnat de France ?
K.N. : " Tout d´abord, l´accueil chaleureux du public m´a facilité la tâche. Cela a beaucoup compté pour moi. Ici, le jeu est plus rapide et plus physique. C´est un championnat difficile. Au Japon, le jeu est plus technique, on est aussi aidé par des pelouses en excellent état."
Philippe Troussier est un entraîneur important dans ta carrière ?
K.N. : " Il me suit depuis l´époque de l´équipe nationale, il m´a aidé à progresser. C´est grâce ç lui que j´ai connu des compétitions comme la Coup du Monde ou les Jeux Olympiques. Je le remercie de m´avoir recruté à Marseille. Désormais, je dois répondre à ces attentes."
Il est plus cool qu´avant ? Comment communiques-tu avec lui ?
K.N. : " Au Japon, il était très dur sur le règlement et sur la vie privée des joueurs. Il se mettait en colère à presque tous les entraînements. Ici, il est plus gentil… Peut-être me voit-il comme un joueur adulte maintenant ?
Philippe Troussier ne parle pas japonais, nous discutons en anglais. En ce qui concerne les avant-matchs, je comprends ce qui est dit mais sinon nous faisons appel à un interprète."
C´est difficile pour un japonais de s´acclimater à la vie en France ?
K.N. : " J´avais des craintes avant de venir… Mais depuis que je suis ici, tout le monde est très sympa avec moi. De plus, mon entourage professionnel fait beaucoup d´efforts. Je n´ai aucun regret. Evidemment, c´est très différent par rapport au Japon mais cela fait partie de la richesse de ce genre de transfert. Cela me permet de découvrir une autre culture, c´est très intéressant. J´apprécie beaucoup la nourriture. Mon plus gros souci c´est la langue. Je dois au plus vite apprendre le français. C´est mon plus gros désir."