Comme, à l´OM, rien ne se passe comme ailleurs, nous avons eu droit cette année, non pas à un mercato de joueurs mais de dirigeants.
Ces dernières années notre club s´était toujours illustré, à défaut de qualité, par le nombre de joueurs recrutés au mois de janvier. Le sommet a été atteint sous Tapie II avec neuf nouveaux joueurs, pas tous, d´ailleurs, aussi mauvais qu´on l´a prétendu pour dénigrer le Boss.
Cette année nous nous attendions à un mercato plutôt calme. Nous avons été servis. Rien ou presque : un japonais inconnu et un junior nigérian.
La surprise est venue d´ailleurs.
Petit retour en arrière :
Bouchet, paix à son âme, nous quitte, expliquant, en somme, que nous ne méritions pas un président de son envergure.
Notre bien-aimé actionnaire unique, depuis sa lointaine Suisse, nous rassure : un président çà ne sert pas à grand chose ( On s´en était aperçu) puisque son remplacement peut attendre la fin de la saison. Pour nous faire patienter, il nous envoie la huitième merveille du monde : Louis Acariès, qui sans rien connaître ni au foot, ni à la ville va, tel un grand mage, nous révéler la vraie source des problèmes de l´OM ( Nous attendons toujours).
Mais, au mois de janvier, pour des raisons inconnues, le grand mage n´ayant pas publié les résultats de ses " analyses " , on nous annonce que le conseil de surveillance de la SASP OM, sous la présidence d´un certain Mehdi El Glaoui, que personne n´a jamais vu, en tout cas pas à Marseille, et encore moins au Vélodrome, a nommé au directoire de la société un triumvirat présidé par Pape Diouf, ce dernier devenant, donc président de l´OM un peu en cachette. Le sort du grand mage n´est pas évoqué, malgré ses efforts pour se montrer à la télé lors des matches.
Quelques jours plus tard un membre du directoire démissionne, puis un autre, tout en gardant leurs fonctions à l´OM. Comprendra qui pourra. Aucune explication.
Il devient urgent de recruter de nouveau, d´autant que ce bon président Thiriez, dont le boulot consiste, pourtant, essentiellement, à avaler des couleuvres n´arrive pas à ingurgiter celle là. Le conseil de surveillance, toujours présidé par le même inconnu, décide, d´abord, de se renforcer lui-même en recrutant deux nouveaux membres, tous deux anciens candidats à la présidence de l´OM ( çà va faire un beau panier de crabes) et décider qu´un duumvirat au directoire c´est mieux qu´un triumvirat ( Comment vont-t-il faire pour prendre une décision en cas de désaccord ? )
Apparaît, alors, aux côtés de Pape, toujours président, un dénommé De La Brosse ( A reluire certainement), dont on apprend qu´il est un ancien du club, puisqu´il appartient au conseil de surveillance depuis deux ans déjà ( Ce qui est bien commode puisqu´il est le seul, à ce titre, à pouvoir représenter le club auprès des instances du football).
Homme d´affaires connu, paraît-t-il, il est, aussi, nommé directeur général du club, chargé de la gestion du club, comme le sont, déjà les deux démissionnaires, évoqués plus haut ( Quelques conflits de compétence ou quelques démissions encore à venir ? )
Ce dernier homme providentiel, nous indique-t-on, nous consacrera quelques jours par semaine. Son principal dossier, apparemment, est de licencier les anciens protégés de Bouchet, au nombre de deux à ma connaissance, dont madame Bouchet, qui vient de nous gratifier d´un nouvel habillage d´OMTV digne de la télé des années 50, avec la couleur en plus, il est vrai. Un boulot de quelques heures en somme.
Quant à notre grand mage, il s´est indigné de l´annonce de la fin prématurée de sa mission ( Laquelle ? ). Il entre, lui aussi, au conseil de surveillance, avec mission autoproclamée d´être le cerbère de RLD ;
Point final provisoire. Le mercato des dirigeants a été très animé, à défaut de celui des joueurs.
Toutes ces décisions sont prises par RLD ou en son nom.
Pauvre de nous !
Maître Panisse
P.S : Toujours dans le même sens :
Un conseil de surveillance peut compter jusqu´à dix huit membres et un directoire jusqu´à cinq.
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