AVANT-MATCH
Echéance, référence, défense 01/02/2005
Echéance, référence et défense sont trois des mots clés des prochaines semaines de l’OM. Echéance avec l’objectif de prendre 11 points sur 15, la nécessité d’un match-référence au Vél’, et les alternances entre défense à trois et à quatre. Les explications de l’entraîneur olympien.
ECHEANCE
En prenant 12 points sur 15, les Olympiens ont navigué en janvier à un rythme de croisière de prétendants au titre. Philippe Troussier ne tablait «que» sur 9 points. Pour l’échéance suivante, il a mis la barre un peu plus haut. Pour respecter cette nouvelle feuille de route, les Marseillais devront cette fois rafler 11 points lors des cinq prochaines rencontres.
«Etablir des temps de passage permet de relativiser les victoires comme les défaites, et de les inscrire dans une continuité», explique l’entraîneur phocéen.
Au vu du calendrier, l’objectif est réalisable. L’OM recevra trois fois ( Rennes, Istres et Lens), et se déplacera à deux reprises ( Bastia et St Etienne).
REFERENCE
Si à l’extérieur, les victoires à Lille et Toulouse disputent au nul conquis à Lyon le titre de match référence, les exemples rassurants sont moins nombreux à domicile.
Depuis l’arrivée de Philippe Troussier, les Olympiens n’ont connu la victoire qu’une seule fois sur leur terrain pour deux défaites en championnat. Le «modèle» est donc tout trouvé. «Le match de Nice ( succès 2-0, ndlr) doit être notre référence mentale. C’était un test, et nous l’avions réussi sur tous les plans. Par ailleurs, nos défaites au Vélodrome s’expliquent. Contre Auxerre, les joueurs avaient été bons élèves, mais ils avaient manqué d’initiatives et d’agressivité. Alors que Sochaux, c’était le match de trop physiquement», détaille l’entraîneur.
Pas de syndrome Vélodrome à l’horizon, pour Troussier : «C’est notre théâtre, c’est là que nous devons apparaître sous notre meilleur jour. Je parle en terme de spectacle, pas seulement en terme de points. Marseille déprime quand nous perdons. Et nous voulons que la ville ait le sourire».
DEFENSE
L’urgence a parfois du bon. Surtout quand elle agit comme un révélateur. La journée de samedi en est l’illustration.
Déhu grippé le matin de Toulouse-OM, Philippe Troussier a d’abord eu dans l’idée de rappeler Philippe Christanval. Il a téléphoné au défenseur pour qu’il rejoigne en toute hâte le groupe dans la ville rose, puis s’est ravisé, pensant que Brahim Hemdani pouvait aussi tenir le rôle. Patatras, le franco-algérien se blessait durant l’échauffement à quelques minutes du coup d’envoi. A court de solutions de repli, l’entraîneur optait pour un changement tactique avec le retour à une défense à 4. Une réussite.
Outre la bonne tenue de la défense, il a surtout apprécié les solutions offensives que le 4-4-2 générait. A commencer par l’utilisation des couloirs par Cheyrou et Batlles ( déchargés d’une partie des tâches défensives) plus convaincante que celle d’Olembe et Ferreira.
«Il est probable que nous alternions jusqu’à la fin de la saison entre trois et quatre défenseurs selon les circonstances», confirme Troussier. «Cette expérience nous renforce. Car nous savons désormais que nous savons nous adapter», se réjouit le coach marseillais.
Laurent Oreggia