Luyindula ne baisse pas les bras 07/12/2004
Trois recrues majeures du mercato ( Lizarazu, Pedretti et Luyindula) ne figuraient pas sur la feuille de match samedi dernier. Philippe Troussier donne ses raisons, et l’ancien lyonnais livre son sentiment du moment.
Le choix de Philippe Troussier de se passer des services de trois internationaux français samedi dernier a fait grand bruit. Et que n’aurait-on pas dit si la victoire n’avait été au bout… Pourtant, le nouvel entraîneur a réfuté mardi l’idée qu’il avait voulu, par cette option, adresser «un signe fort».
Simplement, pour déterminer sa feuille de match, il dit se baser sur «l’état de forme, de santé, l’envie affichée pendant la semaine de préparation et enfin sur le rapport de forces à mettre en place compte tenu de l’adversaire». Tous les joueurs du groupe sont des titulaires en puissance.
Quid du «statut» ? «Quand on raisonne en terme de statut on fait référence au passé. Or, l’entraîneur se doit de fonctionner avec la réalité du moment. Tout ceci fait partie du métier de footballeur», répond-il.
De même, Philippe Troussier avoue ne pas faire sien l’adage «on ne change pas une équipe qui gagne». La formation victorieuse à Caen ne sera peut-être donc pas reconduite intégralement samedi prochain face à Auxerre.
«La situation n’est pas figée. Tout le monde aura sa chance à un moment donné», confirme d’ailleurs Bruno Cheyrou.
Luyindula : «Je ne suis pas abattu»
Ces permutations éventuelles sont évidemment de nature à rassurer les «exclus» de d’Ornano. Péguy Luyindula en fait partie. Lui, qui a suivi ses camarades depuis les tribunes, reconnaît avoir «mal vécu» l’épisode. «C’est logique, je suis joueur, j’ai envie de jouer. Mais je ne suis pas abattu pour autant».
Bien plus que Benoît Pedretti ou Bixente Lizarazu, l’ancien lyonnais vit une première partie de saison délicate. Avec deux petits buts à son compteur, son bilan est décevant. «Je ne supporte pas cette situation. Je la vis plus ou moins bien, c’est tout», dit-il.
Et quand on insiste pour stigmatiser les raisons de cette greffe difficile à l’OM, le champion de France assure «n’avoir qu’une partie seulement de la réponse». «Je joue avec la même énergie que l’an passé, mais peut-être que je l’utilise moins bien», précise-t-il.
Mais le découragement n’est pas un trait de son caractère : «Je connais mes qualités, je ne les ai pas perdues en six mois. Le problème n’est pas non plus d’ordre mental. Le foot est ce que j’aime le plus au monde, je n’aurai jamais la pression pour le pratiquer».
A l’approche du mercato, et si d’aventure il se retrouvait de nouveau dans les gradins face à Auxerre et Lyon, la question d’un éventuel départ précipité se posera-t-elle ? «Non, je ne me vois pas partir cet hiver. Si j’avais imaginé ne passer qu’une demi-saison à Marseille, je ne serais jamais venu. Je reste confiant. Je me suis déjà sorti de situations plus compliquées».