29/08/05 - Interview
Robert Louis-Dreyfus : "Pas inquiet"
L’actionnaire majoritaire de l’OM s’est livré en compagnie de Louis Acariès à Patrick Fancello, Directeur du service sports de La Provence. OM.net vous propose les principaux extraits de cette interview.
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Robert Louis-Dreyfus parle du début de saison de l’OM, du recrutement, de son engagement pour le club, de l’agrandissement du Vélodrome et du rôle de Louis Acariès. Ce dernier dit à Patrick Fancello : «Robert et moi, nous ne faisons qu’un».
OM.net vous propose les principaux extraits de l’interview de Robert Louis-Dreyfus et de Louis Acariès parue ce lundi dans La Provence.
Le recrutement
«J’estime que José Anigo et Pape Diouf ont effectué un bon recrutement. Il manquait trois éléments, un attaquant, un milieu et un défenseur. Gimenez est venu pour marquer et il le fait, Cana a besoin d’un minimum de temps d’adaptation et lorsque le défenseur aura signé, on pourra dire que l’effectif est plus que correct. La base est meilleure que l’année dernière et les joueurs vont bien à l’OM, ils sont davantage dans l’esprit souhaité.» (…)
«Il n’y a aucune raison pour que l’équipe ne se mette pas à tourner. Je ne suis pas inquiet, là non plus.»
La Corogne
«C’était pour moi une très grande joie. A la mi-temps, je dois avouer que je n’y croyais guère. Alors, après le coup de sifflet final, Louis m’a dit «Vas-y puisque tu en as envie». Et j’ai foncé sur le terrain.»
A ses côtés, Louis Acariès explique : «Notre fonctionnement est atypique, comme nous. Moi, je suis là pour que les décisions prises par Robert soit appliquées, ce qui n’était pas toujours le cas. Désormais, il faut compter avec son avis».
Robert Louis-Dreyfus précise : «Louis a en quelque sorte un rôle de président mais il ne veut pas l’être». Louis Acariès : «Ecoutez, si Robert prenait sa retraite et venait s’installer dans la région, il n’occuperait pas un bureau à la Commanderie ? C’est pareil pour moi, je ne suis pas un employé. Je me sens au courant de tout ce qui se passe et j’essaie de faire en sorte que le club marche droit. Robert et moi, nous ne faisons qu’un, c’est comme s’il était présent à Marseille tous les jours.»
Les supporters
«Les supporters doivent se persuader que nous aimons autant l’OM qu’eux. Sans quoi, je ne serais pas là. J’ai n’ai aucun intérêt personnel en jeu ni une volonté quelconque d’être connu ou reconnu. Je suis là par passion mais les gens ne s’en rendent pas compte. Le fait de ne pas être expansif ne signifie pas que l’on manque d’enthousiasme.» (…)
«Il (le public) reste derrière son équipe et il n’y en a pas beaucoup comme celui-là dans toute l’Europe. Contre La Corogne, il a vraiment pesé et constitué le douzième homme.»
Le budget
«Lorsque Didier Drogba a été vendu, les comptes étaient à l’équilibre. Le problème, c’est que dans la foulée, le poids de la masse salariale est passé de 55% à 85%. Ajoutez-y le montant des transferts de Luyindula, Pedretti, Costa… Et vous vous retrouvez en difficulté, d’autant que le recrutement n’a pas été à la hauteur. C’est pourquoi cette année, il y a eu un gros travail de José Anigo pour dégraisser l’effectif.»
La formation
«Louis Acariès doit mettre en place une structure de recrutement plus performante. C’est une priorité depuis longtemps, mais nous n’y sommes toujours pas parvenus. On devrait voir un maximum de compétitions dans les catégories de 17 et 19 ans et faire suivre les joueurs intéressants à sept ou huit reprises par quatre ou cinq personnes différentes. Il nous faut aussi des relais à l’étranger. Nous venons d’ailleurs de mettre en place un correspondant en Amérique du Sud, chargé de prospecter pour le compte de l’OM.» (…)
«Là aussi, on doit tout remettre à plat. Depuis mon arrivée, la formation a coûté entre 2 et 3,5 millions d’euros par an. Nous avons sorti Flamini, Nasri, Laurenti, Gavanon, Guillaume Deschamps… C’est peu. Le retour sur investissement n’est pas bon.»
Son engagement à l’OM
«Je n’ai reçu aucune proposition. Ce ne sont que des rumeurs. J’ai toujours envie de gagner quelque chose avec l’OM, et comme ce n’est pas le cas… De toute manière, il faudrait avoir des poches très profondes pour espérer acquérir le club. Je ne le laisserai pas à de petits aventuriers. Il n’y a donc ni proposition ni volonté de vendre.
Je ne me vois pas partir à cause d’une convocation au tribunal. Ce ne sont là que des bruits. Il n’y a vraiment aucune relation entre les deux. Je trouverais assez bas de vouloir influer sur la justice française en laissant entendre que je pourrais foutre le camp. Je ne pratique jamais la confusion des genres. Je respecte la justice et je ne suis pas inquiet.»
L’agrandissement du Vélodrome
«C’est un beau projet pour lequel on peut trouver un financement intelligent. Un gros investisseur étranger est intéressé, afin que la part du public soit minime dans l’affaire. Il faut maintenant une volonté politique d’aboutir. Depuis la Coupe du Monde 1998, la conception des stades et les techniques ont beaucoup évolué. Les enceintes sont devenues de véritables lieux de vie et je crois qu’il ne faut jeter la pierre à personne pour le Vélodrome. En dix ans, tout a beaucoup changé…»