Marseille attend Philippe Troussier
OM
LE NOM du prochain entraîneur de l´OM sera vraisemblablement annoncé aujourd´hui. Dans la journée, Robert Louis-Dreyfus, actionnaire majoritaire du club, Pape Diouf, son manager général, et Christophe Bouchet, son président, se parleront pour désigner le successeur de José Anigo. Selon nos informations, leur choix s´est arrêté sur Philippe Troussier, 49 ans, libre de tout contrat depuis son éviction de la sélection nationale du Qatar en juillet 2004.
Hier soir, une source proche du dossier laissait même entendre qu´un accord entre les deux parties était imminent. « C´est fait à 99 % », confirmait-on dans l´entourage du club. De son côté, Troussier avouait hier : « L´OM ne se refuse pas. C´est un challenge sportif de très haut niveau dans un contexte passionnel. »
« Le prochain entraîneur sera strict et d´autoritaire » Depuis soixante-douze heures, Pape Diouf, maître d´oeuvre sur ce dossier, a activé ses différents réseaux pour trouver l´homme providentiel. Comme souvent en pareil cas, une kyrielle de noms a circulé. Sur la liste des candidats dressée par les dirigeants marseillais se trouvaient notamment Jacques Santini, Luis Fernandez, Jean Fernandez, Gérard Gili, Frédéric Antonetti ou Rudi Völler. Il y avait aussi Jean Tigana. Mais ce dernier, touché à un genou, est en rééducation à Capbreton. En réalité, la première option des Phocéens était bien Carlos Bianchi, sans club depuis son départ de Boca Juniors le 5 juillet dernier. Les contacts avaient été noués dès lundi, mais hier le technicien argentin a décliné l´offre olympienne « pour raisons familiales ». Dès lors, deux autres pistes ont pris de l´ampleur. La première menait à Bruno Metsu. Actuellement en poste à Al Ittihad, le club de Desailly, leader du Championnat du Qatar, l´ancien sélectionneur du Sénégal a clairement évoqué sa situation avec Pape Diouf. Mais Metsu n´est pas libre. Il possède une clause de départ dans son contrat, mais elle ne sera valide qu´en fin de saison. Cette solution écartée, Diouf a alors sondé son ami Philippe Troussier. Candidat déclaré à la succession de Roger Lemerre, en juillet 2002, l´ancien patron technique du Japon et de l´Afrique du Sud, très lié avec Phlippe Piola, le directeur financier de l´OM, avait toujours dit qu´un retour en France « ne pouvait passer que par Marseille ou Paris ». Sur le point de s´engager avec le club nippon de Kobe, Troussier, actuellement au Maroc, a revu sa position. « Le prochain entraîneur sera quelqu´un de strict et d´autoritaire », lâchait alors un proche du dossier. Cette description cadre parfaitement avec la réputation de Troussier. Réputé pour ses qualités de meneur d´hommes, Troussier a construit l´essentiel de sa réputation en Afrique, où on l´avait baptisé le Sorcier blanc. Il a dirigé la Côte d´Ivoire ( 1993), le Nigeria ( mars à septembre 1997), le Burkina Faso ( septembre 1997 à février 1998) et l´Afrique du Sud ( mars à août 1998). Il avait ensuite rejoint le Japon ( de septembre 1998 à juillet 2002), où son élimination en 8 e de finale du Mondial 2002 face à la Turquie ( 1-0) avait précipité son départ. C´est d´ailleurs à la tête de la sélection nippone qu´il a remporté son premier et seul titre à ce jour ( la Coupe d´Asie des Nations 2000).
PARIS, LE 17 JUILLET 2002. Dans la journée, Robert Louis-Dreyfus, actionnaire majoritaire de l´OM, Pape Diouf, son manager général, et Christophe Bouchet, son président, se parleront pour choisir le successeur de José Anigo . Apparemment, leur choix s ( LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.)
Harold Marchetti et Jean-Louis Pacull
Le Parisien , jeudi 25 novembre 2004