PARIS, 16 juin ( AFP) - - Me Patricia Moyersoen, l´avocate de Frank Ribéry, le joueur de football dont le transfert à Marseille ( L1) est contesté par le club turc de Galatasaray d´où il vient, a indiqué jeudi à l´AFP qu´elle avait " rarement vu un dossier aussi simple".
" C´est une affaire toute simple, j´ai rarement vu un dossier aussi simple, a-t-elle assuré. C´est quelqu´un qui signe un contrat et qui ne perçoit pas ses salaires pendant quatre mois. Dans son contrat, il est dit que s´il passe trois mois sans toucher son salaire, il peut résilier son contrat. C´est ce qu´il a fait."
L´avocate a précisé que le milieu de terrain a bien touché en février une " prime à la signature" après son engagement avec Galatasaray lors du mercato hivernal, en provenance de Metz ( L1), puis a bien reçu les " primes collectives de match", mais que " le salaire mensuel qu´il doit percevoir ne lui a pas été payé".
" Partant de là, a ajouté Me Moyersoen, Franck Ribéry considère qu´il a une juste cause pour résilier son contrat. A partir du moment où un joueur n´est pas payé pendant quatre mois, c´est, par rapport au règlement FIFA, une juste cause qui permet d´obtenir sa libération et la possibilité d´aller signer dans un autre club."
Après avoir envoyé plusieurs lettres recommandées, Ribéry a adressé une lettre de résiliation à Galatasaray et a saisi mardi la Chambre de règlement des litiges de la Fédération internationale ( FIFA) à qui il revient, selon l´avocate, de statuer désormais.
Concernant les documents que le club turc dit avoir adressé à la FIFA, au joueur, et à l´Olympique de Marseille, l´avocate de Ribéry a indiqué: " Premièrement, je ne les ai pas vus. Deuxièmement, ils ont envoyé cela après que le joueur a résilié son contrat. C´est trop tard."
L´international Espoirs français, qui considère être libre, s´est engagé mercredi pour quatre ans en faveur de l´OM.