C’est hier soir, à minuit, que s’est officiellement refermé le mercato hivernal. Et il n’y aura finalement pas de nouvel attaquant au LOSC.
par Antoine PLACER - ON ne change pas une équipe qui gagne. C’est ce qu’ont dû se dire les responsables du LOSC, en cette fin de mercato, voyant qu’ils ne parviendraient pas à réaliser les quelques «coups» intéressants qu’ils avaient listés au préalable. Hier soir, ils mettaient donc un point final à leurs démarches. «Nous ne prendrons personne», a affirmé catégoriquement Michel Seydoux, le président lillois. Ni Helder Postiga, l’attaquant portugais dont le nom revenait souvent ces derniers temps, ni Moumouni Dagano, le buteur de Guingamp ( L2), ne rejoindront donc la capitale des Flandres. Le LOSC terminera la saison comme il l’a commencée, avec trois attaquants prioritaires ( dans cet ordre Moussilou, Odemwingie et Audel) et des jeunes qui ne sont quasiment jamais apparus sur une feuille de match de L1 ( Raynier, Fauvergue, Mirallas).
Refus stratégiques
L’attelage devra tenir la route, ce dont semble persuadé le staff lillois, qui n’a pas cherché à «prendre pour prendre». Pourtant, ce week-end encore, la piste du buteur du FC Porto était bien la plus chaude. Elle se serait considérablement refroidie dimanche, contraignant la cellule dirigeante à changer son fusil d’épaule. Porto a-t-il été trop gourmand sur la nature de la contrepartie financière du prêt payant souhaité par le LOSC? La fragilité de Victor Fernandez, le coach du champion d’Europe en titre, après trois défaites de rang, aurait-elle remis en cause la politique sportive du club? En tout cas, hier, le club lillois avait déjà classé le dossier, et tenté d’en ouvrir un autre. Sans réussite. Plus que des refus d’ordre financier, il semble que le LOSC se soit heurté majoritairement à des clubs ne souhaitant pas libérer les joueurs concernés, soit par refus de les voir filer à la concurrence ( S.Camara), soit par nécessité sportive ( Dagano, Koné). Et, comme le reconnaît Michel Seydoux, il n’y avait pas d’autre envie que de réussir un coup. «On souhaitait conserver les grands équilibres. On était attentifs, mais on a cherché sans vraiment insister. Notre recrue du mercato sera donc Peter Odemwingie, qui revient bien.» L’attaquant lillois, qui a subi un arrachement au niveau de l’astragale début janvier, revient effectivement plus vite que prévu. Il pourrait très bientôt reprendre l’entraînement collectif et postuler de nouveau. Son retour accéléré a sans doute influé sur la décision du staff lillois de ne prendre personne. Et conforté Claude Puel, parfois agacé qu’on puisse autant focaliser sur une éventuelle recrue, et qui avait toujours laissé entendre que son groupe était suffisamment armé pour prolonger les efforts jusqu’à la fin de saison. Quelque part, cette mesure sur le marché des transferts, un an après le coup de sang du dernier mercato hivernal ( signatures de Acimovic, Tavlaridis, Lukunku et Sofiane), démontre les progrès du club lillois, et confirme un recrutement estival réussi. Seulement, la semaine qui vient de s’écouler en L1, avec deux matchs nuls et un seul but sur penalty ( Nice et Caen), prouve aussi que sans un Matt Moussilou à 100% et un Odemwingie au rythme retrouvé, il est plus difficile de marquer des buts. Ces hommes-là vont devenir précieux.
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