A titre personnel c’est un retour après neuf saisons passées chez les Sang et Or ?
Revenir à Bollaert me fait plaisir. Je sais aussi que ce n’est pas sous un tonnerre d’applaudissements que je vais revenir sur le terrain. Je m’attends plutôt à des sifflets. Je suis dans le club « ennemi », c’est le jeu. J’espère qu’on va passer une bonne soirée et qu’on livrera une bonne partie.
Lens est-il en avance sur le LOSC ?
Au niveau des infrastructures, Lens est en avance. Mais, au niveau de la qualité des joueurs, je ne pense pas que nous soyons en retard. L’année dernière, nous avons sorti des jeunes joueurs. Maintenant, au niveau des installations, c’est vrai que nous sommes en retard. Mais nous sommes patients, nous attendons ce nouveau stade. Ainsi, nous pourrons dire qu’il existe deux gros clubs dans la région.
Lille et Lens peuvent donc cohabiter ?
Les deux clubs sont rarement en haut du classement. Mais, l’année de mon arrivée, Lille a fini cinquième et Lens deuxième. Maintenant, c’est vrai qu’on ne le voit pas souvent. Mais je pense qu’il y a de la place. La rivalité est de toute façon toujours présente chez les supporters.
« Les jeunes ne se gênent pas pour taper à la porte »
Pour eux, pas question de perdre ce match…
Ca, c’est sûr. C’est vraiment un match très important. La rivalité existera toujours entre les deux clubs. J’ai pu le voir dans les deux camps. A nous de faire le maximum pour produire du jeu et faire public à nos supporters.
Peut-on attribuer le bon début de saison du club au fait que l’effectif ait compris l’importance de faire tourner le groupe ?
Tout à fait. Ce n’est jamais facile de passer du terrain au banc de touche d’un match à l’autre. Mais, compte tenue de l’accumulation des matchs, c’est indispensable. J’en ai aussi fait les frais, puisque, ces derniers temps, je n’étais pas toujours titulaire. Comme cela, le coach fait reposer ses joueurs. Il peut aussi compter sur les jeunes qui ne se gênent pas pour taper à la porte. Il n’y a aucun soucis à avoir.