En s’imposant à Strasbourg, les Lillois ont fait un grand pas vers la Ligue des Champions. Il reste désormais au LOSC à consolider une deuxième place convoitée par Monaco, Marseille et Rennes. Lille affrontera les Monégasques dimanche en match en retard.
L’analyse est souvent la même après une victoire du LOSC : peu de glamour mais une organisation défensive sans faille, une solidarité à toute épreuve et un zeste de la réussite qui sourit aux grandes équipes. Ce n’est pas le match de samedi qui changera le refrain. Souvent ballottés par des Strasbourgeois très joueurs, les hommes de Puel ont su faire le dos rond et profiter des rares erreurs adverses pour assurer un succès précieux. Au soir de la cinquième victoire de son équipe en déplacement, l’entraîneur lillois le reconnaissait lui-même : « On a eu peu d´occasions mais, contrairement à notre série de matches nuls où on maîtrisait sans marquer, là on a été très réalistes. C´est sûr qu´on a obtenu ce résultat dans la difficulté. Mais mon équipe est jeune, elle apprend ».
A l’image d’un Matt Moussilou auteur de son sixième but en trois matchs, les Nordistes ont effectivement redécouvert les vertus d’un réalisme qui avait marqué leur magnifique début de saison. Une série noire de huit matchs sans succès, entre janvier et mars, les avait ensuite définitivement écartés de la course au titre. Désormais nantis de cinq points d’avance sur le quatrième, Marseille, les Dogues ne sont plus très loin d’assurer une deuxième participation à Ligue des Champions, après la saison 2001/2002. « Même si nous ne nous focalisons pas sur la Ligue des champions, je suis très satisfait de cette opération, apprécie Claude Puel. Cette victoire est un très bon joker avant le match à Monaco, qu´on peut aborder avec plus de sérénité ».
Dans l’optique d’une qualification directe, les Lillois disputeront un match aux allures de finale, le 1er mai prochain à Monaco. Cette rencontre reportée de la 32eme journée peut permettre au LOSC de décrocher définitivement les Monégasques dans la course à la place de dauphin du leader lyonnais. Mais il leur faudra à nouveau faire preuve d’une grande force collective pour s’imposer face une ASM invaincue à domicile depuis novembre dernier. Pas de quoi effrayer des Lillois, tous aussi ambitieux que leur capitaine Philippe Brunel, qui assure : « Nous n´avons rien à envier aux autres, ce n´est pas de la prétention mais simplement la preuve que notre collectif est soudé et performant, cela nous a permis quand même de battre deux fois Lyon cette année. »