pk il fait greve?
Je suis la!
Fumée blanche à Grimonprez-Jooris le 20-04-2005 à 17:02
Ce matin, le conseil d´état a cassé le référé de la suspension du permis de construire retenu par la cours d´Appel de Douai à la demande du commissaire du Gouvernement.
Cela signifie que les travaux pourraient commencer dès demain si la Mairie et la communauté urbaine le souhaitaient.
Mais Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine, a indiqué qu´il attendrait la décision sur le fond avant de commencer les travaux.
Mais tout n´est pas fini. Le LOSC est maintenant dans l´attente du jugement sur le fond de l´appel mais aussi des attendus écrits de la cassation du conseil d´état.
Le jugement sur le fond devrait intervenir entre fin mai et début juillet.
En attendant, c´est le concierge qui va être content. Avec les beaux jours, voici venu le retour d´une intense activité
Plateau débutant
Envoyé le 20/04/2005
Le LOSC organise son tournoi débutants ce dimanche au stadium.
Matchs de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30 au stadium LM. Entrée gratuite.
Une bonne occasion de voir des tout petits joueur au football et qui sait si le futur Dumont ne se trouve pas parmi eux ?
Nouveaux pronostics: Strasbourg - Lille
allezlelosc59: 0-1 But de Moussilou
losc_59: 0-1 But de Brunel
loscmounette59: 0-2 Moussilou X2
snuffer?
Kephren?
aimarpablo?
jospinforever 2-2 NiangX2 / Moussilou+Brunel
metms?
Squalle Laguna?
julien_le_hobbi 2-0 Moussilou + Bodmer
ugo90du59 1-1 dumont-pagis
Classement
losc_59: 2
snuffer: 2
aimarpablo:2
allezlelosc59:0
loscmounette59:0
Kephren59:0
jospinforever:0
metms:0
Barème: bon résultat: 2 bon buteurs: 3 les deux : 5
Koné a signé un pré-contrat au LOSC.
Foot - L1 - Lille : Extension autorisée
Le Conseil d´Etat a rejeté mercredi la demande de suspension du permis de construire relatif à l´extension du stade lillois Grimonprez-Jooris, donnant raison à la ville et à la communauté urbaine de Lille ( CUDL), a annoncé le président de la CUDL, Pierre Mauroy ( PS).
Cette décision intervient alors que le commissaire du gouvernement, que le Conseil d´Etat suit généralement, avait donné un avis contraire le 12 avril lors de l´examen de l´affaire en référé ( en urgence). «Ce jugement conforte ma confiance sur l´issue favorable de la décision définitive de la cour administrative d´appel ( sur le fond) attendue début juillet», a souligné M. Mauroy dans un communiqué.
L´ancien Premier ministre socialiste a toutefois indiqué qu´il attendrait cette décision finale pour engager les travaux de rénovation du stade. La mairie de Lille avait décidé en février de se pourvoir en cassation après le jugement de la cour administrative d´appel de Douai qui suspend le permis de construire en vue de l´agrandissement du stade Grimonprez-Jooris. La cour s´était prononcée pour la suspension après l´appel formulé en référé par deux associations, «Sauvons le site de la citadelle» et «Renaissance du Lille ancien.»
Selon la mairie, la suspension du permis de construire provoque un surcoût supplémentaire de 200.000 euros par mois. Le club de Lille, actuellement deuxième de Ligue 1, joue depuis juillet en banlieue, au stadium Lille-Métropole de Villeneuve-d´Ascq ( 18.200 places).
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Du coup d’éclat de Fauvergue le week-end dernier est ressorti un coup de tonnerre dans le championnat. Le LOSC, seule équipe à avoir remporté la victoire samedi dans les dix premiers classés, a mis une pression supplémentaire sur ses adversaires directs. Cependant, Claude Puel sait qu’il ne faut pas oublier les fondamentaux.
« Nous ne sommes plus une surprise... »
Samedi soir, 18h59, le LOSC vient de terrasser Lens dans les dernières secondes d’un derby très engagé, indécis, pauvre en occasions de buts et pourtant déterminant dans la course à l’Europe. Néanmoins, Lille, et c’est bien là l’essentiel, a obtenu trois points extrêmement précieux à six rencontres du terme de la saison. Avec l’historique succès remporté face à Istres ( 8-0), cela illustre bien l’efficacité retrouvée des Lillois depuis deux rencontres. Lille, trouble fête d’un championnat très resserré n’est pourtant plus une surprise selon Claude Puel : « Depuis janvier, les équipes qui se déplacent chez nous, viennent pour jouer derrière. Ils ont, en arrivant, l’objectif de repartir avec un point. Nous ne sommes donc plus une surprise pour cette raison. Mais il ne faut pas oublier d’où on vient, on reste très exigeant, ça montre qu´on évolue. On ne doit pas perdre le sens des réalités, de penser qu´il est normal d´être à ce niveau. Il faut replacer les choses dans son contexte... » Et ce n’est pas Philippe Brunel qui contredira cet avis : « Il ne faut pas rêver non plus. Les équipes phares de L1 restent Marseille, Lyon, Paris... Pour en devenir une, cela nécessite un palmarès et d’aligner régulièrement des saisons dans le haut du classement. »
« On avance et on se rapproche de cette 2e place... »
Justement, sur ce point, le LOSC apparaît comme étant le sixième club français au classement UEFA ( source eurotopfoot.com), preuve d’une incontestable régularité due aux apparitions de plus en plus nombreuses sur la scène européenne. Cette régularité qui a fait que le LOSC a traversé merveilleusement la saison. Et le capitaine des Dogues voit plus loin : « On avance et on se rapproche de plus en plus de cette 2e place qualificative pour la Champions League. Une chose est sûre, nous n’avons rien à envier de Lyon cette année. On perd là-bas 1-0 et on gagne les deux matchs chez nous. N’importe quelle équipe pouvait les battre, tout comme vient de le faire Ajaccio à Marseille. Dans cette compétition, il n’y a pas de petites équipes, il existe simplement des collectifs qui veulent réussir de grandes choses... »
Cette semaine, le groupe lillois travaille avec le déplacement à Strasbourg en point de mire. Hier, ils ont eu droit à deux séances dans la journée. Le matin, le groupe a réalisé un jeu réduit à thème et l’après-midi, les joueurs ont pris part à une séance plus technique, basée sur le jeu en mouvement. Ils ont conclu cette journée bien remplie par des exercices de frappes devant le but toujours aussi impressionnants.
Prochain entraînement ouvert au public, jeudi 20 avril, 10 heures.
Philippe bonjour ! Ce café-tabac, c’est votre pause-détente avant de filer à l’entraînement ?
Philippe : « Je suis ici quasiment tous les matins. Je viens prendre mon petit café, faire mon Côté Match avec mon pote Olivier ( c’est le patron) et lire la presse. Ma petite lecture du matin, je pourrais la faire au LOSC, il y a tout ce qu’il faut. Mais j’aime bien venir ici avant de partir à Luchin, c’est sympa, ça change des habitudes… »
C’est sympa comme endroit, effectivement. Bon, première question : comment vous sentez-vous à 3 jours du derby ?
Philippe ( tandis qu’Olivier nous apporte nos cafés) : « Cette rencontre n’est pas différente d’un autre match. On travaille comme d’habitude aux entraînements et ce, depuis une bonne semaine maintenant. C’est sûr, pour les supporters, un derby, c’est forcément particulier. Pour nous, c’est avant tout une nouvelle occasion de prendre 3 points. Tout ce que l’on voit, c’est qu’avec une victoire, on se rapproche un peu plus de la Ligue des Champions. »
15 jours de repos après un splendide 8-0, c’est forcément bon pour le moral avant un Lille-Lens très attendu ?
Philippe : « on aurait aimé confirmer notre prestation contre Istres à Monaco, à la date prévue. Mais bon, avec les événements que l’on connaît, cela n’a pas été possible… 15 jours d’attente avant un derby, il ne faut pas croire, ce n’est pas évident. Bon, on a pu travailler plus sereinement mais deux semaines sans se frotter au terrain, c’est vraiment long… On a eu cette chance que Marseille, Auxerre et Toulouse perdent leur match ( ndlr : l’interview est réalisée le 14 avril, soit 3 jours avant le derby). Du coup on reste deuxième avec un match de retard ! Dans l’ensemble, c’est très positif. Contre Lens, on aura à cœur de réussir quelque chose pour confirmer enfin ce qui a été fait lors de Lille- Istres. »
On revient loin en arrière… Quel regard porte l’enfant de Boulogne que vous avez été sur le capitaine du LOSC qui, à 32 ans, est en pleine réussite ?
Philippe ( que la question attendrit un peu) : « Je pense… Je crois qu’il serait surpris, l’enfant de Boulogne… Être capitaine du LOSC, c’est quelque chose. Je n’avais pas le charisme ou la prestance d’un Déhu, d’un Wallemme, d’un Wimbée pour être capitaine. En plus, je pensais qu’avoir le brassard allait m’être préjudiciable et que mes prestations allaient en souffrir. »
Pourquoi ?
Philippe : « Ce que j’ai fait sur le terrain l’année dernière et surtout mon rendement cette année, c’est assez exceptionnel. Pour moi, devenir capitaine, pousser l’équipe, remonter tout le monde pendant un match tout en jouant, ce n’était pas trop compatible. Je craignais, je pense, de ne pas pouvoir tout faire … Mais au final c’est très intéressant, c’est à confirmer sur les années à venir. »
De l’avis général, vous êtes au top : épanoui, serein, diablement efficace. Même les bains de foule – comme récemment à Luchin - vous procurent du plaisir ! C’est le « Brunel nouveau » qui est arrivé ?
Philippe : « Ouais… C’est pas le Brunel qu’on a connu. Les résultats du LOSC y sont pour beaucoup et c’est le collectif qui fait la différence. Je suis capitaine, on marque des buts, on est en pleine réussite. Par rapport à l’époque où j’étais au RC Lens ou même comparativement à l’année dernière, je n’en suis plus à marquer seulement 2 - 3 petits buts par saison…
Ce n’était pas quand même le service minimum !
Philippe : « Avant, j’étais présent, je faisais mon travail, voilà… Est-ce le fameux brassard qui fait que je tente un peu plus ? Je me lâche sur le terrain, je tente vraiment des choses, c’est un Brunel avec une autre mentalité et la réussite est au rendez-vous. C’est comme pour Moussilou, c’est la spirale de la confiance. On tente de nouvelles choses, on franchit des paliers – pour moi c’est la capitanat – je me découvre des talents de buteur. C’est ce que j’aurais dû faire les saisons précédentes… Bon, voilà, ça m’arrive à 32 ans… »
Vous avez des regrets ?
Philippe : « Eh bien oui, un peu. Tenter ces choses plus tôt, me faire remarquer, ça aurait pu me propulser dans un grand club étranger, qui sait ? On parle toujours des statistiques des joueurs… Les miennes ont toujours été moyennes, je faisais des saisons moyennes et forcément, je n’ai pas flashé aux yeux des entraîneurs étrangers. Bon, maintenant, je vais réfléchir à ce que je vais faire, où je vais aller la saison prochaine… Si j’ai la chance de rester au LOSC, ce sera grâce au travail que j’ai fourni, j’aurais fait ce que j’avais à faire. On verra bien ! »
Pour nombre de supporters, vous êtes un pilier de ce LOSC nouvelle génération !
Philippe ( il hausse les épaules en regardant au fond de sa tasse de café) : « Oui, il semble que les gens m’apprécient et ont envie que je reste à Lille. Franchement, je serais déçu si je devais partir parce que moi, je suis bien dans ce club. Et quand je suis bien quelque part, je reste. J’ai joué 9 ans à Lens mais je n’ai pas eu la chance d’y rester plus longtemps... Alors si j’ai l’opportunité de terminer ma carrière au LOSC, ce serait avec joie. Bien sûr, il y a des impératifs financiers et sportifs et tu peux être tenté de partir ailleurs… Moi, à 32 ans, je suis plus près de la fin que du début, n’est ce pas ? Évoluer dans un autre Championnat ? Pourquoi pas… Je ne sais pas. »
« Si j’ai la chance de rester au LOSC, ce sera grâce au travail que j’ai fourni, j’aurais fait ce que j’avais à faire. »
Vous parliez de Lens : votre pote Sikora dit de vous - et là je cite la presse du matin, c’était dans la Voix du Nord - que vous étiez « un jeune branleur ». Qu’est ce qu’il entend par là ?
Philippe ( il affiche un petit sourire blasé et amusé) : « Je pense qu’au début de ce qui allait devenir ma carrière, je ne voyais pas le monde professionnel comme il fallait. J’étais jeune, un peu inconscient, j’évoluais dans un club amateur : je prenais tout à la rigolade. Bien sûr, j’étais présent à l’entraînement mais bon, je plaisantais beaucoup. C’est dans ma nature, je ne me prends pas la tête. Et ça, c’était peut-être pas bien vu… ( Philippe mime un carré autour de son visage) Il fallait être sérieux, fermer sa gueule, aider pour ramasser les ballons en fin d’entraînement, jouer le bouche-trou à droite et à gauche…Je n’ai jamais été laxiste, j’ai toujours bien bossé mais avec un entraîneur comme Dos Santos, il n’y avait pas de place du tout pour la rigolade… Je l’ai payé car on m’a quand même bien saqué à cette période. Le monde du foot professionnel voulait que ce soit comme ça. Alors un an, ça m’a suffit et je suis rentré dans le moule comme tout le monde, et là j’ai bossé dur. Mais aujourd’hui, à 32 ans, avec mon expérience ( il retrouve le sourire) je peux à nouveau chambrer autour de moi ! »
Qu’est ce qu’il vous manquait à vos débuts ?
Philippe : « Une ligne de conduite. Quand tu es jeune, tu bosses, tu te tais, tu apprends, c’est comme ça. La différence entre le monde amateur et le foot professionnel, c’est la ligne de conduite. Mais j’ai vite adopté la mienne. De toute façon, il faut se prendre des coups derrière la tête. Moi j’en ai eu et ça apprend la vie, ça sert toujours ! »
Tous les entraîneurs que vous avez connus n’étaient pas comme Arnaud Dos Santos !
Philippe : « Non, bien sûr. J’ai connu Patrice Bergues, Slavo Muslin, Daniel Leclercq… Autant de tempéraments différents… »
Lequel de ces entraîneurs vous a-t-il le plus marqué ?
Philippe : « Sans conteste Daniel Leclercq. C’est lui qui m’a lancé dans le grand bain. Un jour, il m’a dit « je veux que tu restes, je veux te faire jouer ». C’était l’année où Lens a été champion de France pour la première fois de son histoire. C’était en 1997-1998. Mentalement, il m’a aussi énormément apporté : rigueur, sens du travail et des exercices bien faits. L’envie de perfection. Sur tous ces points, je veux citer également Claude Puel : lui aussi c’est le travail, la rigueur. Le coach est toujours pro, en toutes circonstances. Bon, il y aura toujours certains joueurs qui diront qu’il n’est pas marrant, trop sévère. Mais il en faut, des entraîneurs de cette trempe… Et puis d’ailleurs, Claude Puel peut être très drôle quand il veut. Bon, pas autant que les joueurs hein, il ne faut pas exagérer, il est le coach quand même ! »
À quelle occasion Claude Puel vous fait-il rire ?
Philippe : « Quand il se lâche aux entraînements, quand on fait des taureaux, des reprises de volée. Comme il participe très souvent aux exercices et qu’il est très bon - parfois meilleur que nous - il est très chambreur… Oui oui, il ne faut pas croire, c’est un sacré chambreur avec nous ! Il peut se le permettre, il faut bien reconnaître : il fait des séries de reprises de volée exceptionnelles. Il n’a pas été milieu défensif pour rien ! »
Le coach est-il un modèle pour vous ?
Philippe : « Oui, pour sa gnaque ! Je l’envie pour ça, il ne lâche rien, jamais. Il apporte tant aux joueurs… Il a 400 matchs à son actif en tant que joueur et même si à l’époque, ça n’était pas la même vitesse de jeu, il ne lâchait absolument rien sur la pelouse. Claude Puel, il ne s’est pas fait que des amis sur les terrains ! Je vous l’ai dit, encore aujourd’hui il est de tous les jeux avec l’équipe. ( Philippe sourit largement, son œil frise) Parfois, c’est vrai, ça va un peu vite pour lui, il n’a plus l’âge de jouer et de temps en temps, on aimerait bien qu’il se mette sur le côté pour nous regarder ! »
Avec du recul, comment un coach aussi perfectionniste a-t-il vécu les périodes difficiles de la saison dernière ? Et l’équipe doutait-elle des capacités du collectif lillois ? »
Philippe : « Tu parles de la période des 12 matchs sans victoire ? C’était quand déjà ? Cette année, la saison dernière ? »
La saison dernière.
Philippe : « D’abord, on avait une équipe qui visait une place moins ambitieuse au classement. Mais même dans les périodes difficiles, ni le coach ni les joueurs n’ont baissé les bras. On savait tous qu’il ne manquait pas grand-chose, que la réussite n’était pas loin. »
Honnêtement ? Ce que vous dites, c’est ce qu’on dit à la presse mais franchement, n’y a-t-il pas un gros doute qui s’installe quand on enchaîne les défaites ou les nuls ?
Philippe : « Non, car nous savions que nous avions les moyens de faire beaucoup mieux. Nous savions tous qu’il n’était pas logique que cela se passe comme ça. Et personne ne s’est tiré dans les pattes ou n’a rejeté de responsabilités sur d’autres joueurs : ça, c’est pas le style de la maison. Tout le monde sait que certains joueurs peuvent avoir des hauts et des bas dans une saison, il nous faut tous l’accepter. C’est pour cette raison que le discours « collectif » propre au LOSC est le bon. On avance tous dans le même sens. À Lille, contrairement à Monaco ou à Lyon où il y a des individualités fortes ( ils sont presque tous internationaux) c’est réellement le groupe qui fait la différence. »
La fin du Championnat, vous l’envisagez comment ?
Philippe : « Les équipes que nous rencontrerons ont joué l’Europe ou jouent le maintien. Donc, on se prépare à chaque fois à un match de Coupe. Si on en est là, ce n’est pas un hasard. Mais aujourd’hui, si on veut faire bonifier notre capital, il va nous falloir sortir les couteaux ! »
Quelle motivation ! Vous marchez à quoi, Philippe ?
Philippe : « Bah, à la passion du foot. Et puis tant que mes enfants et ma femme sont en bonne santé, je vais bien, je fonce, je ne me pose pas de question. Du coup, je me lâche dans mon travail, je fais tout à fond. C’est la vie ça ! Moi je vis au jour le jour et si un samedi on passe au travers d’un match, je me projette simplement sur le match à venir. Je ne prends pas de vitamines, je marche au mental. »
Au bonheur quoi !
Philippe : « Ouais, c’est ça ! S’il y a du bonheur autour de moi, tout va bien ! Et justement, j’ai du bonheur autour de moi au LOSC. Je suis un mec qui privilégie les bonnes choses et les mauvaises, je les mets de côté. »
Vous avez 2 enfants, c’est bien cela ?
Philippe : « Oui. Yanis vient d’avoir 10 mois et ma fille, Émeline, a 10 ans. »
Une petite parenthèse concernant votre dernier bébé. Comment un joueur professionnel concilie-t-il les contraintes et règles de vie propres à son métier avec les nuits de pleurs d’un nourrisson, les biberons…. La fatigue doit être compliqué à gérer ! Vous déléguez tout ?
Philippe : « Notre chance à Catherine et moi, c’est que le petit est né pendant les vacances. J’ai pu apporter un bon coup de main les premières semaines en donnant des biberons, en me levant la nuit… C’est vrai que j’étais plus disponible il y a 10 ans pour les premiers mois de ma fille. Heureusement, ma femme est présente quasiment tout le temps : elle élève nos enfants. De mon côté, je suis là 6 ou 7 heures par jour. C’est peu finalement. Je profite donc de mes enfants pendant les vacances mais de toute façon, je ne les vois pas grandir. La vie passe tellement vite. Sans compter que le LOSC a enchaîné des matchs tous les 3 jours et forcément, j’ai très peu vu Yanis et Émeline. C’est dommage, c’est comme ça, c’est la vie de footballeur… »
C’est à eux que vous pensez quand vous marquez ?
Philippe : « Oui, quasiment tout de suite. Souvent ma femme et mon beau-père viennent me voir au stade et quand je marque, je me tourne vers eux, je fais un signe, je pense aux enfants. Il y a bien sûr la communion avec les supporters qui est un instant rare. »
Quels sont vos loisirs ? Vous avez longtemps pratiqué le golf, le kart…
Philippe : « J’ai peu de loisirs en ce moment car pendant le peu de temps libre qu’il me reste, je prépare mon avenir : je prends des cours via Internet pour être entraîneur. La physio, la biologie, les exercices physiques, le corps humain, la nutrition. Je bouquine énormément. Mon examen aura lieu fin entre les 20 et 23 mai. Il faut bien penser à sa reconversion ! »
Une pression supplémentaire. On croise les doigts pour vous ! Vous bossez vos cours à quels moments ?
Philippe : « Dès que la sieste obligatoire est terminée, je me plonge dans mes cours. Je trouve toujours des moments pour apprendre, réviser. C’est clair, je décompresse très peu et mes loisirs se limitent au dimanche après-midi.»
Terminé alors votre passion pour la série TV « Friends » ou pour celle des films « Fantomas » que vous pouviez regarder en boucle ?
Philippe ( étonné) : «… Je ne regarde presque plus Friends mais Fantomas, ça m’arrive encore de temps en temps, j’adore ces films. J’aime bien me marrer. Tiens, ça me rappelle que je suis quand même allé voir le spectacle de Franck Dubosc en mars, au Zénith de Lille, où je ne m’étais jamais rendu. C’était vraiment extra ! »
Pour toi public ?
Philippe : « Ah non, c’était le spectacle précédent ça, je pense. Là c’était « Le romantique ». Ce type est vraiment excellent, quelle bonne soirée… Sinon, je regarde pas mal de DVD. Mon dernier film, c’était « la passion du Christ » de Mel Gibson. La grosse polémique à sa sortie était justifiée car ce film bouleverse un peu notre point de vue sur la vie de Jésus.»
Dites donc, entre la passion du Christ et Fantomas, c’est un sacré grand écart cinématographique !
Philippe : « Oui, bien sûr, il faut s’ouvrir à tout non ? La plupart des films que j’aime sont très différents. À part quelques nanars et quelques films vraiment « gaga » qu’il faut zapper, il y a toujours quelque chose à retirer d’un bon film. Moi, je suis très éclectique. »
Vous étiez très branché télé il y a quelque années ?
Philippe : « Pas spécialement… J’aime bien l’émission de Delarue « Ca se discute » ou celle de Fogiel « On ne peut pas plaire à tout le monde ». Mais si j’ai bien révisé mes cours et que les enfants sont au lit, je prends plutôt le temps de regarder un bon DVD avec ma femme. »
Votre épouse fait quoi dans la vie ?
Philippe : « Elle s’occupe des enfants et toutes les femmes le confirmeront, c’est un travail à temps plein. Cela devrait être rémunéré tellement c’est un métier fatiguant ( rires) ! »
Tout à l’heure, quand je vous ai appelé pour confirmer notre rendez-vous, je suis tombé sur votre messagerie. C’est quoi ce gros fou-rire en plein milieu du message d’accueil ? ??
Philippe ( qui se marre tout de suite) : « Il date de l’an dernier. On était au vert, dans notre chambre d’hôtel. J’étais avec Malicki et au moment où j’enregistrais mon message, il a sorti une énorme c…….. Je ne vous dit pas laquelle, mais je n’ai pas pu faire autrement qu’éclater de rire. C’était un délire et je l’ai gardé, c’est sympa non ? Les gens qui m’appellent me disent de le virer, mais bon…. C’est délirant, je trouve ça plutôt bon esprit. »
Votre dernier éclat de rire ?
Philippe : « Le plus long remonte à la soirée Franck Dubosc, sans hésitation. J’étais là-bas avec ma femme et Goeffrey Dernis. Qu’est ce qu’on s’est marré ! Tu sais, on rigole tous les jours avec les gars de l’équipe. Des mecs comme Chalmé, Malicki, Landrin sont de sacrés numéros. C’est pas vraiment qu’on se raconte des histoires drôles, mais on joue avec les mots, on part dans des délires, on se chambre à la moindre occasion. »
Avec Dernis - qui est paraît-il un sacré comique - vous avez trouvé votre alter ego ?
Philippe : « Dernis, c’est mon mini-moi, comme on dit entre nous. C’est pas méchant, mais comme il est petit, il est mon mini-moi, c’est comme ça… En fait, on déconne comme des gars qui sont au bureau, entre collègues. Je ne sais d’ailleurs pas s’ils se marrent autant que nous mais le matin, on se prend un café, on lit la presse, un joueur relève un mot un peu étrange et hop, on improvise et ça part en délire. »
Vous auriez exercé quel métier si vous n’aviez pas été footballeur ?
Philippe : « J’ai fait des études de comptabilité. Enfin j’ai eu mon BEP… Et puis j’ai fait à ce moment-là le choix du foot. J’aurais bien décroché mon bac quand même mais cette carrière de comptable m’aurait-elle passionné ? Je n’étais pas mauvais en plus, c’est certainement un bon boulot. Je ne le saurai jamais. »
Allez, disons qu’à votre niveau, il n’y a pas de regrets à avoir…
Philippe : « Eh bien voilà, il ne faut jamais avoir de regrets… Vous reprenez un café ? Un déca ? »
Merci ! Vous sortez un peu entre joueurs ? Boîtes, restaus ?
Philippe : « Oui, peut être même un peu plus qu’avant. Ce ne sont plus les mêmes sorties, on va plus volontiers au restaurant après un match. On dîne rapidement avec nos femmes. Attention, on ne sortait jamais quand on avait un match tous les 3 jours ! Mais il nous arrive de décider d’un bon restau pendant la semaine pour l’après-match du samedi. Par exemple, la semaine dernière, après un match amical, nous sommes allé aux Folies de Paris. Il y avait 4 couples : le mien et celui de Dernis, de Malicki et de Chalmé. »
Quelque chose me dit que l’ambiance devait être au rendez-vous !
Philippe : « Au LOSC, l’ambiance a toujours été bonne, même lors des périodes plus difficiles dont on parlait tout à l’heure. On ne sombre jamais dans la morosité. C’est sûr, si on perd, le coach fait la tronche mais si nous, les joueurs, on se rend aux entraînements en faisant une tête jusque là, ça ne peut pas aller ! Même avant un match il faut rigoler 10 minutes, cela n’est pas interdit. Moi j’arrête le foot en fin de saison s’il faut faire la gueule en cas de défaite. On peut rire tout en bossant. »
Un pied gauche fantastique, un milieu défensif hors-pair, un capitaine plein de réussite… Vous êtes devenu incontournable !
Philippe : « Incontournable ? Tu entends quoi par là ? »
L’équipe ne serait pas là où elle est sans Philippe Brunel…
Philippe : « Non, non, on ne peut pas dire ça ! Même au plus haut niveau, personne n’est indispensable. Même un mec comme Zizou n’est pas irremplaçable ( il sourit soudain). Oui, enfin c’est peut-être pas le bon exemple en ce moment… En tout cas au LOSC, personne n’est incontournable, chacun à son rôle : parfois on joue, d’autres fois, non. On peut gagner sans Landrin, Tav’, Milenko, moi, Matt… C’est le collectif qui compte ! Ce sont les supporters qui pensent que tel ou tel joueur est indispensable à l’équipe mais nous sommes tous prêts à rester sur le banc si le coach estime qu’il est utile de nous économiser pour un autre match. Ca me fait parfois c…. d’être sur le banc mais c’est comme ça. »
« Moi j’arrête le foot en fin de saison s’il faut faire la gueule en cas de défaite. On peut rire tout en bossant. »
Vous êtes toujours aussi râleur sur le terrain ?
Philippe : « De plus en plus tu veux dire ! En vieillissant, je râle même à la maison quand je rentre d’un match, c’est ma femme qui me l’a fait remarquer. À l’entraînement, je râle énormément et je sais que ça agace plus d’un joueur. Mais je crie pour les pousser, c’est mon rôle de capitaine. Avant, je n’ennuyais personne mais à présent que j’ai le brassard, je ne vais pas me priver de brusquer les joueurs alors qu’au bout de nos 7 matchs, il y a peut-être la Ligue des Champions… »
Stéphane Pichot déclarait il y a 2 ou 3 ans : « grâce à ses qualités techniques et humaines, Philippe sera amené au fil des années à prendre un rôle de leader au LOSC ». C’est incroyable quand même. Quel visionnaire !
Philippe ( plongé un instant dans ses pensées) : « Il avait peut-être senti les choses arriver avant moi ? Tu sais, Claude Puel ne m’a pas demandé mon avis. C’est lors du premier match Intertoto qu’il m’a tendu le brassard : « tu es capitaine » c’est tout. »
Qu’est ce que vous vous êtes dit à ce moment-là ?
Philippe : « Je me suis dit « le coach essaye de me faire sortir de ma réserve. Il dit même dans les journaux qu’il voulait me faire progresser. Pour lui, cela devait être la bonne année pour le faire. Et une fois de plus, il ne s’est pas trompé ! »
Quel est votre meilleur souvenir cette saison ?
Philippe : « Le match contre Nice où je marque sur coup franc. C’était un match âpre, difficile, on espérait bien faire quelque chose. Ce but a, je pense, libéré l’équipe, le stade. Une sorte de déclic. En tout cas, ça a été mieux pour le LOSC ensuite ! »
Et le pire souvenir ?
Philippe : « Le match aller contre Auxerre en UEFA. Là, on est passé à côté de quelque chose de grand car à la clé, il y avait des 1/4 de final. Pourtant on a livré un non match. Il y avait largement de quoi faire autre chose. Quand je pense qu’on se disait qu’il ne fallait pas hypothéquer nos chances pour le match retour… on a fait le contraire et on est revenu avec un 1-0 dans les valises ! »
Lyon sera-t-il champion cette année encore ?
Philippe ( sûr de lui et soulignant son propos d’un geste catégorique) : « Bien sûr. Ils sont trop puissants pour être remontés. Les équipes derrière l’OL ne peuvent plus rien faire, elles sont trop irrégulières. Enchaîner les nuls, les victoires, les défaites… Le calcul est vite fait, l’OL ne perd jamais. Il faudrait une improbable série de revers pour Lyon pour que le titre leur échappe, et encore… Non, il ne faut pas rêver. À ce titre, notre décrochage hivernal nous coûte cher… Le LOSC se bat désormais pour la deuxième place et c’est un vrai mini-championnat qui nous attend. Marseille, Monaco, Rennes aussi… Cela peut aller très vite, ils rôdent tous dans les parages… »
La jolie maison familiale de Mathieu Debuchy est cachée quelque part à Fretin. Dans ce petit coin de campagne, il faut être au moins un membre de la famille pour trouver la route sans se tromper : ça tombe bien, dans le clan Debuchy, la famille, c’est sacré. Entre l’admiration sans borne que voue Mathieu à son frère, la fierté d’un papa qui, une fois lancée, prolonge à l’heure de l’apéritif ses impressions sur la carrière du fiston ( et l’évolution du LOSC), la discrétion emprunte de tendresse d’une maman heureuse de la tournure des événements ou encore la douceur d’une petite amie tout simplement ( très) amoureuse, Mathieu est bien entouré ! Discret, un rien timide, un peu effacé quand son père prend la parole, le jeune milieu de terrain lillois n’en demeure pas moins un jeune homme aux idées bien arrêtées. Hyper disponible, il accueille www.losc.fr pour une interview à l’image des valeurs du LOSC : 100% authentique !
Mathieu Debuchy, bonjour. Cette saison, on parle beaucoup des prestations des jeunes pousses lilloises comme Dumont, Cabaye, Fauvergue, Raynier, vous bien sûr... Quelle est votre définition personnelle d’une « classe biberon » ?
Mathieu : « Des jeunes de l’équipe réserve qui intègre sans complexe le groupe pro. Nous sommes plusieurs et c’est vrai que le coach nous appelle souvent la classe biberon… Un terme flatteur ? Oui, bien sûr. À partir du moment où on fait partie du groupe pro, c’est forcément valorisant ! »
On imagine volontiers que les affinités sont plus fortes entre les plus jeunes, non ?
Mathieu : « C’est sûr, on se connaît depuis longtemps ! Mais il y a une super entente avec les plus anciens au sein de l’équipe. »
Ca se traduit comment ? des sorties ? des loisirs en commun ?
Mathieu : « Oui, on se voit en dehors du Club. Ce midi encore, j’ai mangé sur Lille avec Yohan Cabaye. De temps en temps, on va manger à Pizza Paï entre copains. On parle de foot bien sûr mais de plein d’autres choses aussi. Comme tout le monde. »
Votre carrière naissante vous laisse-t-elle le temps pour les loisirs où vous consacrez-vous à 100% au LOSC ?
Mathieu : « J’aime bien aller au cinéma de temps en temps mais je suis surtout fan de DVD. Je regarde beaucoup de films à la maison. J’aime aussi me faire un Bowling à « Planète Bowling ». »
Ne me dites pas que vous n’êtes pas un fervent adepte de la Playstation comme la plupart des footballeurs !
Mathieu : ( léger sourire) « Ah, c’est vrai ! J’en ai une, vous avez raison… Mon jeu favori en ce moment c’est ISS, un nouveau jeu de football. J’y joue avec mon frère, Grégoire. Quand ma copine travaille – Ludivine fait des études d’infirmière - et que je suis seul, je vais chez lui faire quelques parties juste après la sieste. »
Vous parliez à l’instant de cinéma, vous…
Mathieu : « Excusez-moi, j’ai oublié : j’aime bien la pêche aussi. J’y vais souvent. Par exemple, l’été dernier, je n’ai pas pu aller en vacances car Ludivine travaillait. Alors, avec un copain, Alexis Zywiecki ( évoluant en réserve), on est allé pêcher la nuit. J’aime aussi aller à la pêche avec mon frère. »
Vous pêchiez la nuit ?
Mathieu : « Oui, deux ou trois nuits par semaine, on allait dans l’Oise pour pêcher la carpe. Nos cannes sont posées là, on dort et quand ça mord, ça sonne. »
Amusant ! Qu’est ce qui vous plaît dans ce sport ?
Mathieu : « Pêcher la carpe permet d’attraper de grosses pièces. Et puis la pêche me détend et ça me fait le plus grand bien. »
D’accord. Alors le cinéma : votre dernier film en salle ?
Mathieu : « Euh… Je ne me souviens pas… Ludivine ! »
Ludivine ( qui nous rejoint depuis la cuisine) : « Je crois que c’était Bad Boys . Ce n’est pas tout récent ! »
Mathieu : « Je vous dis, je suis plus DVD en fait. Je viens d’acheter Spiderman 2. J’aime l’action. J’ai aussi un faible pour les films d’horreur. »
Hola ! Avez-vous un film culte dans ce domaine ?
Mathieu : « Massacre à la tronçonneuse. C’est clair, ce n’est pas ce film-là que je regarde avec Ludivine ( elle confirme d’un signe de tête énergique). Dans un autre style, il y a un film culte que je peux regarder en boucle : c’est la grande évasion, avec Steve Mc Queen. Alors celui-là… »
Si vous deviez ressembler à un acteur, ce serait Mc Queen ?
Mathieu : « Non, je répondrais plutôt Tom Cruise dans « Mission Impossible »… Ce genre de cinéma me plaît bien. Cruise est très fort dans ce domaine. »
Vous sentez-vous l’âme d’un acteur ? Parce que quand même, parfois, il faut être un peu comédien sur les pelouses, non ? ( sourire)
Mathieu : « Ah, je confirme il y en a qui sont forts pour ça ! »
Le joueur de L1 qui se défend bien, côté comédie, à l’heure de s’attirer les faveurs de l’arbitre ?
Mathieu : « À l’époque, il y avait Ravanelli, à l’OM. Sinon, je ne vois pas… »
Le dernier livre que vous ayez eu sur votre table de chevet ?
Mathieu : « Je ne lis pas souvent, mais je viens de terminer le livre sur Vincent Humbert, dont la maman s’est battue pour qu’il ait le droit de mourir. Ce livre m’a beaucoup touché ! »
Il paraît que vous êtes particulièrement attaché à votre famille…
Mathieu : « Oui oui. J’aime quand on se retrouve tous ensemble. Comme vous voyez, je vis encore chez mes parents, Dominique et Jean-Pascal. Je suis aussi très souvent avec mon frère… »
Ils font quoi dans la vie, vos parents ?
Mathieu : « Ma mère est aide-soignante à la maternité Jeanne de Flandre à Lille et mon père est responsable logistique dans les transports et l’agriculture. »
Après il y a encore pleins d´interview mais j´ai pas envie de les mettre!
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tu fais tourner le topic à toi tout seul allezlelosc59!!!!!!!!!
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Il le faut bien ![]()
ca va tt le monde?