J’allais vous dire que fair-play et lobbying étaient deux mots anglais. Mais que peut dire un édito à vocation sportive dans ce contexte sanglant ? Alors, je me contenterai d’emprunter à Bertrand Delanoë les mots les plus justes de cette période troublante. « Depuis le 7 juillet, nous sommes tous londoniens ! »
J’allais vous dire que fair-play et lobbying étaient deux mots anglais. J’allais me lancer dans une analyse fragile des raisons de l’échec de la candidature de Paris étayée sur le message que la France avait donné aux Pays de l’Est de l’Europe lors du dernier référendum. J’allais faire de cette humiliation de Singapour une affaire d’Etat.
Et la vie - la vraie - nous a rappelé à l’ordre. La vie teintée de morts et d’atrocité qui rend tout à coup la désignation de la ville olympique 2012 si dérisoire. Quel rôle le sport peut il jouer quand on a atteint ces frontières là ? Peut-on vraiment mettre en avant les vertus de solidarité, de tolérance, d’échange et de dépassement quand le souffle des explosions est encore présent dans tous les esprits.
Mais que peut dire un édito à vocation sportive dans ce contexte sanglant ? Rien qui ne serait indécent ou insipide. Alors, je me contenterai d’emprunter à Bertrand Delanoë les mots les plus justes de cette période troublante. « Depuis le 7 juillet, nous sommes tous londoniens ! »