1944. Le IIIeme Reich est aux abois car il n´arrive pas à recevoir du renfort de la part de son allié japonais. Ce dernier se lance alors dans la construction d´une classe de sous-marins géants d´une taille et d´une capacité de transport encore jamais atteintes. Concu et construit par Mitsubishi, trois sous-marins seront produits. D´une longueur de 106m, ils ont un rayon d´action de 27000 miles nautiques ce qui leur permet de pouvoir faire un tour du monde en une seule étape. Ce sont en fait de véritables cargo sous-marins ayant une capacité d´emport de plus de 300 tonnes. L´un de ces sous-marins recu le numéro de série I-52. C´est celui-ci qui fut choisit pour ravitailler l´Allemagne.
Il quitta le Japon avec 112 hommes à son bord. Le I-52 transportait des matières stratégiques destinées à l´industrie de guerre allemande : caoutchouc, étain, opium, quinine, tungtène, molybdène et deux tonnes de lingots d´or pur. Il emmenait aussi avec lui bon nombre de techniciens et d´ingénieurs japonais devant épauler les savants allemands. Un rendez-vous devait avoir lieu en plein Atlantique avec le U-Boot allemand U-530. Cependant les alliés interceptèrent l´information et empêchèrent la jonction : le 23 juin 1944, le I-52 fut coulé par une escadrille d´Avenger provenant du porte-avions américain USS Bogue.
Pendant plus de 40 ans, la position exacte du I-52 est restée secrète.
En 1995, après des années de recherches passionnées sur le sujet, Paul Tidwell, un sauveteur de la Nouvelle-Orléans, monta une expédition sur le site de l´épave, espérant retrouver l´or perdu. Le 21 novembre 1998 le I-52 est enfin retrouvé. Le sous-marin japonais repose par 5240 mètres de fond dans les fosses abyssales de l´Atlantique, à 870 milles des îles du Cap-Vert. En comparaison le Titanic est situé 1,5 km plus haut, à 3780m.
Un coffre-fort métallique parvint à être remonté à la surface au prix d´un effort considérable. Contenait-il une partie du trésor ? Lorsqu´il fut ouvert c´est de l´opium vieux de 50 ans qui apparut... l´or devait être tout au fond des cales, totalement hors d´atteinte avec les moyens actuels !
Néanmoins Paul Tidwell rapporta de cette expédition de superbes photographies. La pression extrême régnant à plus de 5000 mètres de fond a parfaitement conservé l´épave ainsi que sa fabuleuse cargaison. Elle attend toujours que l´on vienne la chercher.