Aujourd´hui, je vous parle d´un jeu qui m´a vraiment marqué sur la défunte N64 : DN: ZH. Cette fois, le bon vieux Duke doit lutter contre des extra-terrestres ayant mis la main sur une machine capable de remonter le temps. Conséquence de cette technologie, le héros doit parcourir diverses époques afin d´enrayer cette menace d´extinction de l´humanité.
Peut-être que, tout comme moi, vous avez été marqué par ce titre. Il troque le conventionnel FPS de la série pour un mode à la troisième personne, un vent de changement très agréable pour la série. Les niveaux sont très intéressants, ils aident beaucoup à s´immerger dans une atmosphère de tension entre deux forces opposées, à savoir les extra-terrestres et les humains. Le niveau dans la New York dévastée est particulièrement inoubliable.
Naturellement, plusieurs défauts et/ou incongruités de la série sont de retour. À titre d´exemple, regagner de la vie avec des bornes fontaine ou des abreuvoirs, c´est pas très recherché. L´histoire, bien que meilleure des opus 3D, n´a rien de fantastique. En fait, vous vous rendrez compte bien vite que ce n´est qu´une mise en scène pour justifier le carnage dont vous serez l´auteur.
L´implantation des nouveaux contrôles avec une caméra en troisième personne en déroutera plus d´un. Duke n´est pas facile à manoeuvrer, surtout en tant de fusillades intenses. Heureusement, il y a une option permettant de mirer automatiquement les ennemis. Par contre, le héros saute comme un invertébré et répète souvent les mêmes répliques, appellées one-liners.
Guidé par des objectifs simplistes, vous devrez empêcher notre planète d´être détruite par une armée de lézards en armures, de cochons et d´autres abominations futuristes et drôles malgré elles. Pour se faire, vous aurez droit à un arsenal complet ; pistolet, fusil à pompe, lance-grenades, lance-roquettes, pipebombs, sniper et fusil électrique en sont quelques exemples.
La beauté de Zero Hour est en partie attribuable au changement radical du desing selon la période jouée. Dans le désert, Duke a l´allure d´un dangereux cowboy. Dans la ville, il arbore un look plutôt militaire. Ce détail influence aussi les armes qu´il peut équipper et le type d´ennemis rencontrés. Ennemis aimant parfois se présenter sous forme de BOSS coriaces, le scorpion en étant une belle preuve.
L´intelligence artificielle frôlant la tricherie en rebutera plusieurs. La difficulté de Zero Hour est grande, autant est la satisfaction de le compléter. En un rien, Duke peut mourir. Seulement dans le premier niveau, il a au moins deux ou trois occasions propices d´engendrer sa mort. Faute de points de sauvegarde, mourir est un calvaire puisque les niveaux sont très grands. Se faire plomber dans les derniers instants d´une mission est assez frustrant merci.
Somme toute, Duke Nukem: Zero Hour est un excellent choix pour les adeptes de la série qui veulent découvrir un titre à l´instar du mouvel conventionnel que suggèrent les titres à vue subjective. Un mode multijoueur vient rehausser sa valeur, bien que très éphémère. Bizarrement, les développeurs y ont forcé une vue à la première personne, un détour total de la campagne solo. Pour les plus maniaques, il y a un tableau secret à débloquer, le Titanic. Un classique! Pour l´obtenir , vous devrez obtenir toutes les pièces de la machine à explorer le temps. Un titre difficile d´approche, mais ô combien savoureux
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Note : 16/20