Y aura-t-il des Minardi au départ ?
Stoddart implore le oui de Ferrari
L’Australien Paul Stoddart, patron de l’équipe Minardi, s’est dit inquiet de ne pas voir ses voitures participer au premier Grand Prix de la saison 2005. La raison vient du refus de la Scuderia Ferrari de permettre aux PS04-B de passer le contrôle technique.
La nouvelle réglementation technique impose des changements aérodynamiques – notamment de relever l’aileron avant, d´avancer l´aileron arrière et de diminuer l´extracteur. Or Minardi n’a pas eu les moyens d’effectuer ces changements sur son ancien modèle, préférant concentrer ses efforts sur la future PS05 dont l’apparition en course est prévue pour… Imola !
Sur le plan des normes de sécurité, le staff technique de Minardi a réalisé les modifications exigées et pourrait prendre part à la course – même avec des monoplaces non-conformes au règlement 2005 – à la condition que toutes les autres écuries soient d’accord. Or d´après Paul Stoddart, huit équipes ont déjà accepté… il n’en manque plus qu’une à convaincre !
« A l’heure actuelle, mercredi après-midi, la participation de Minardi au Grand Prix, dimanche, est compromise parce que Todt refuse de donner son accord à notre demande. Je lui ai parlé - il a dit que c´est une question qui regarde la FIA. Mais ce n´est pas vrai, il le sait » déclarait Paul Stoddart.
« La FIA doit se satisfaire que les voitures sont conformes sur le plan de la sécurité. Les neufs autres écuries doivent donner leur accord pour que nous puissions participer à l’épreuve en dehors des règlements techniques. Ce sont deux choses différentes, deux procédures distinctes » précisait-il.
« Il y en a huit ‘pour’ et une ‘contre’. Je ne peux pas imaginer un plus grand désastre sur le plan de l’image que de nous interdire de participer à ce qui est notre course ‘à domicile’ » poursuivait Paul. « Todt m´a dit qu´il ne serait pas à Melbourne avant vendredi matin et que notre problème ne l’intéressait pas. Il ne déléguera pas le pouvoir de prendre cette décision non plus. Le plus triste, c’est que ce n´est pas une question sportive, mais politique. »
« Nos avocats conviennent qu’il y a litige mais attaquer signifierait perturber le dixième anniversaire du Grand Prix que j’aime plus que tout autre. Je refuse de faire ça même si je n´écarte pas l’éventualité d’une action en justice après coup » concluait Stoddart.