Le contrôle continu est une absurdité. On ne peut pas réclamer l'équité, tout en exigeant le contrôle continu, et en mettant en place des lycées regroupant les meilleurs élèves. Dans ces conditions, le contrôle continu revient à supposer équitable un examen reposant sur des sujets différents et plus ou moins difficiles.
Ensuite, pour la vieille histoire des notations très différentes entre les profs, j'avais vu un type plein de mauvaise foi qui la défendait ardemment, comme pour se justifier de ses échecs. Mais on oublie de préciser que la répartition des notes suit une loi de Gauss. En gros, l'étendue peut être de cinq points, il n'en reste pas moins que la majorité des notes restent comprises dans un intervalle de un ou deux points (bref, rien de terrible, au contraire).
Après, il y a un truc que je trouve absurde dans le système des examens, c'est que l'on prétend qu'une épreuve nous donne un aperçu général de l'année scolaire entière. Il n'est pas rare qu'un élève s'en soit bien sorti, avec des notes tout à fait correctes, et plante son bac. Soit dit en passant, en philo, j'ai eu 12 au bac (note satisfaisante) alors que mes dissertations recevaient 18 (note excellente). Qu'en conclure? Je conçois bien avoir raté ma dissert' de bac. Ce qui signifie que malgré ma réussite toute l'année, je me suis planté (plus ou moins, c'pas catastrophique non plus
) au bac.
Bref, le problème est quand même assez complexe.
Le contrôle continu devrait reposer sur la mixité dans chaque lycée, et sur des sujets communs à tous les établissements, corrigés par des pools d'enseignants tournant sur les différents lycées, sans qu'ils soient informés de celui qu'il corrige.
Mais ça, pour beaucoup, c'est chose impossible.
Le bac tel que nous le connaissons pourrait reposer sur plusieurs sessions, réparties tout au long du parcours scolaire. Mais là encore, on dira que c'est trop cher.
Voici donc la conclusion qu'on peut en tirer : le problème ne trouva pas de solution satisfaisante parce qu'on ne lui alloue pas de fonds. Intéressant : c'est pour une raison financière que l'on veut supprimer la "formalité" du bac (laquelle ne serait pas dérangeante en elle-même, et même plutôt enrichissante, dans la mesure où elle soumet au stress des examens). Et on refuse de résoudre ce problème financier en arguant de celui-ci. Cercle? Vous avez-dit cercle? 