C'est bien le français. Sinon, je lis certains bouquins en version originale. Locke en anglais, par exemple, parce qu'il n'est pas trop compliqué à lire. Et, de toute façon, parce que vu ce que dit Locke, sa lecture ne me sera pas essentielle pour le restant de ma vie. En gros :
Toute connaissance vient de l'expérience.
Problème majeur, qui se pose dès que l'on me dit cette phrase : comment savons-nous comment mener une expérience? La connaissance empirique, pour se produire, a en effet besoin d'un entendement actif qui analyse la sensibilité pour en produire une connaissance. Par exemple, si je vois un cercle, je ne peux dire que c'est un cercle que par l'intervention de mon esprit à un moment ou à un autre. Mais comment mon esprit peut-il avoir l'idée du cercle? Par l'expérience? Mais, dans ce cas, pour être conséquent, il faudrait que je ne considère pas comme cercle tout objet faisant un rayon différent du cercle-étalon de ma connaissance. A moins que le sommet de la connaissance, pour Locke, soit le mimétisme. Mais, dans ce cas, toute la connaissance se détruirait elle-même.
C'est pourquoi il faut admettre un concept à un certain instant. Mais ce concept de cercle, savoir "ensemble des points situés à la distance rayon du centre du cercle", m'est donné de façon transcendantale, c'est à dire, en dehors de toute expérience sensible du cercle. Elle peut, au maximum, être stimulée par lui. Mais il faudra nécessairement, qu'à un moment, quelque chose nous soit donné qui ne découle pas de l'expérience, pour que nous puissions établir le jugement synthétique : cet objet est un cercle. En effet, je ne peux faire l'expérience d'une distance exacte, non plus d'un point.
C'est ainsi qu'avec Kant, nous dirons que, si toute connaissance commence avec l'expérience, cela ne signifie pas que toute connaissance dérive de l'expérience.
Bref, Locke, j'aime pas. Vive Nietzsche. 
ET Kant, Spinoza, Heidegger, Rousseau, Camus, Marx et Schopenhauer.
Ah! Moi, je vais pas en cours. J'ai deux jours de libre avant le bac. C'est génial. Deux jours à rien faire à part écrire, bouquiner, tuer le temps, quoi. 
Et je me passerai d'une digression sur le temps. J'en ai déjà fait une sur Locke qui ne mérite même pas d'être lue. Et puis, d'ailleurs, elle est tellement compliquée à lire que tout le monde abandonnera avant d'en arriver à ces lignes. Pourtant, Locke n'est pas un philosophe s'exprimant de manière alambiquée. C'est, du moins, l'un de ses seuls avantages. "Tout le reste est bon à jeter", comme disait Schopenhauer à propos de Berkeley. Dont je vous passerais également une réfutation.
D'ailleurs, remarquez que j'ai écris au fil de la plume. Enfin, du clavier. Et je n'aime pas ça. Mais bon, l'idée est là.
(pour de bon cette fois)