Bon, ce bon vieux Fidel n'est plus vraiment chef politique du pays. Force est de constater, cependant, qu'il a réussi à faire de Cuba un pays plutôt développé (si je me souviens bien, son IDH est de 0,8, ce qui n'est pas loin des pays du Nord).
Cela est due à une politique axée sur l'instruction et sur la santé.
L'instruction est gratuite et obligatoire à Cuba, et c'est pourquoi l'alphabétisation y atteint près de 99,8 pour cent. Ce qui n'est pas négligeable, n'est-ce pas? 
La santé est, elle aussi, gratuite. Cela est permis par une recherche nationalisée puissante dans les domaines pharmaceutiques. A Cuba, en effet, il n'y pas de laboratoires privés, donc la recherche bénéficie avant tout au peuple, et non à un quelconque intérêt financier. Au final, la durée de vie est proche, à deux année près, à celle de la France, le tout avec un système de santé gratuit. Comme quoi, il est tout à fait possible d'avoir un bon niveau sanitaire sans céder la recherche et la médecine au privé.
D'ailleurs, Cuba est la première puissance pharmaceutique d'Amérique du Sud.
Après, pour ce qui est du PIB, il est, évidemment, plus faibles que pour d'autres pays, tout en étant loin d'être mauvais. Cela s'explique facilement si l'on considère l'embargo américain à l'encontre de Cuba. Bien entendu, Cuba continue à commercer avec les autres pays, notamment ceux d'Amérique du Sud. Mais le marché États-Uniens est malgré tout le marché le plus important dans le cadre de la mondialisation. Cuba doit donc se développer économiquement en marge de la mondialisation. Et, dans le monde actuel, obtenir un PIB équivalent à Cuba sans passer par la mondialisation, c'est pas mal du tout.
A noter que les Cubains ont de quoi survivre et se loger, et que Cuba n'est pas loin du plein-emploi, s'il ne l'a pas atteint. Bref, sur les plan social, Cuba pourrait donner des leçons à tous les pays capitalistes, sans que cela nuise à son économie de façon dramatique.
On dira très certainement que Cuba est une effroyable dictature, qu'il y a élimination des opposants. Ce contre quoi je ferais remarquer ceci : Cuba et les États-Unis ont des relations diplomatiques plutôt troubles. Ces tensions, plus qu'un conflit entre deux nations, est un conflit entre deux modèles. Quiconque s'oppose à l'un des modèles est donc un traître.
Alors, de deux choses l'une. Soit le traître est un communiste aux États-Unis, et il se fait lyncher; soit il est capitaliste à Cuba, et il se retrouve, la plupart du temps, condamné.
Sachant que ce type de condamnation est répandu dans tous les pays du monde, y compris les régimes dit "démocratique".
Au final, Cuba est sûrement l'un des États les plus proches de la pensée marxiste, même si il s'en éloigne par certains points.
PS : Je ne fais nullement l'apologie de la répression. Je fais juste remarquer que la répression, dans le cas de Cuba, se justifie ou, du moins, s'excuse. Après, on peut tout à fait sortir les discours moralisants du genre : "Mais la répression, c'est pas gentil". Cela ne change rien au fait que la répression politique n'est pas une affaire de morale; et surtout dans ce cas particulier.
Cette excuse ne se retrouve pas pour la Chine Populaire, qui est loin d'être menacée par les autres États : imaginez un peu! Des tensions diplomatiques avec l'atelier du monde!
D'ailleurs, la Chine n'est même pas dans l'Axe du Mal de Bush.
Bref, voilà pourquoi j'apprécie Fidel Castro, en plus d'un certain charisme que je lui trouve.
Après, comme je l'ai dit, cela n'engage que moi.
Bon, revenons-en aux Yaourts.