Si quelqu’un vous parle de La Bible : le code secret, dites-lui de ne pas perdre son temps et son argent à lire ce livre, ou de le jeter dans la première poubelle s’il l’a déjà acheté.
Jugez plutôt. L’auteur, journaliste américain, s’appuie sur le travail d’un «grand mathématicien» israélien qui, à l’aide d’un ordinateur, a supprimé tous les espaces entre les mots du « texte hébreu » de la Bible. Il a ensuite divisé en mots, selon son inspiration, le texte compacté. Il n’est pas difficile alors d’y trouver tout et le contraire de tout : l’annonce des attentats du 11 septembre, le nom d’Ousama Ben Laden, les avatars de Bill Clinton, la fin du monde même… Un premier livre du même auteur avait déjà annoncé quantité d’événements qui, bien sûr, n’ont jamais eu lieu.
De telles théories, arbitraires, aberrantes quant à la conception de l’histoire qu’elles véhiculent, injuriantes pour le peuple qui a écrit la Bible, malsaines parce qu’elles jouent sur la peur, sont des manipulations si grossières qu’elles méritent à peine d’en parler. Mais elles trouvent des lecteurs !
Que leur dire ? Que nous avons tous besoin de certitudes et de repères, certes, mais que la Bible n’est pas une boule de cristal. Que la foi en un être humain libre de son histoire et en un Dieu bienveillant ne vont pas de soi. Elles se construisent, souvent de haute lutte.