Les effets de la corruption
(25) Trois choses conduisent invariablement à la fin : la TRANSGRESSION DE LA
LOI, qui a pour effet de faire perdre le respect de tout ce qui existe ; LE COMMERCE
qui est la course au profit ; et LA GUERRE qui est la recherche de la suprématie. Ce
sont là les causes de la mécanisation du monde qui ne pouvait qu’amplifier le
désastre. Mais cette croissance n’est pas ce qui vous fait reculer ni remettre en cause
vos propres convictions, parce que je vous vois remplis d’inquiétude lorsqu’elle n’est
pas suffisamment importante. Même la grande quantité de blessés et de morts
quotidiens ne font frémir personne. Pourtant les bêtes sont écrasées en très grand
nombre ; les gens sont surmenés, meurtris, mutilés, angoissés, tourmentés, souvent
dépressifs et désespérés ; le climat est détérioré ; tout ce qui est naturel s’en va et
laisse la place aux maladies virulentes qui commettent des ravages parmi les
populations. Mais personne ne s’élève pour combattre ces abominations parce que,
tous, vous les admettez !
(26) La mécanisation a aussi pour effet de disloquer les familles, et de faire
croître les villes démesurément. Aussi, comment des hommes, qui ont perdu toute
dignité et tout bon sens, pourraient-ils voir que les villes qui se développent comme
des tumeurs en rongeant les parties voisines sont la principale maladie de la Terre ?
Mais la Terre va bientôt pousser un grand soupir de soulagement, lorsque les fléaux
de la fin les auront effacées. Personne n’en est conscient cependant, car chacun de
vous dit : j’ai confiance en l’homme ! Il saura redresser la situation...
(27) Il est cependant aisé de voir que la doctrine de l’homme : argent – pouvoir –
profit est une doctrine de mort. Car cela s’entend aussi par : rentabilité, qui fait
perdre le sens de l’existence, ainsi que par : défense des intérêts, qui amène
invariablement la guerre sous toutes ses formes. C’est pourquoi ce monde de courses
est un monde de folies qui laisse derrière lui une quantité considérable d’enfants qui
ne peuvent pas suivre ; ainsi que beaucoup de gens essoufflés qui s’ajoutent au grand
nombre d’exclus qui se meurent sur les cailloux. Cependant, le monde ne peut être
qu’à l’image de ceux qui le bâtissent. Et qui sont ceux qui le bâtirent, si ce n’est les
rois, les religieux, les riches, les trafiquants, les conquérants, les scientifiques et les
militaires ? Que peut être un monde bâti par de tels individus ? C’est un monde
corrompu, un monde de guerres, de dominations, d’injustices, de destruction, de
sang, de douleurs et de désespoir. Car, animés par leur vanité insatiable, les hommes
élevés fertilisent le mensonge qui enfante la détresse.
(28) Je te place devant tes sacrilèges, l’homme insensible, parce qu’en t’appuyant
sur ceux qui te dirigent et te frappent, tu ne les vois pas. T’apparaît-il seulement qu’en ne pouvant nullement saisir l’univers et la vie qu’il renferme, les scientifiques
sont grandement agacés par leur ignorance ? Alors ils dénaturent sciemment les
plantes et les êtres vivants, créent les moyens de l’extermination du plus grand
nombre, détruisent les conditions de vie naturelles, contaminent les sites et les êtres,
bouleversent la Terre, élaborent des machines à tuer, et martèlent leurs mensonges
pour les introduire dans l’esprit de tous. A la suite de cela, ils font aisément croire
que les hommes existent par hasard et que la vie est un scandale, parce qu’ils ne
peuvent s’empêcher d’être eux-mêmes scandaleux. Pensant néanmoins être d’une
espèce supérieure, ces fils de Satan n’ont pas compté avec la venue soudaine de celui
que l’Écriture annonce, de celui qui va être leur effroi. Leur surprise sera grande.
(29) Toi, l’homme de la fin des siècles, ne cherche plus ta gloire, elle est devant
toi, éclatante : il s’agit de la destruction de la Terre et de ses habitants ! Et parce que
tu n’as pas voulu écouter les avertissements qui te furent donnés par l’Écriture, par
l’Écriture tu vas périr. Vers qui alors vas-tu te tourner : vers tes prêtres ? ce sont des
morts qui enterrent les morts. Vers tes savants ? ce sont des prétentieux qui
conduisent le monde au désastre. Vers tes dirigeants ? ce sont des fourbes, rusés et
vaniteux, qui ne pensent qu’à être idolâtrés. Qui te reste-t-il alors vers qui te tourner
pour rester vivant ? Il ne te reste que le Fils de l’homme ! Alors écoute-moi, car dans
le royaume où j’emmène ceux qui ont encore des yeux pour voir et des oreilles pour
entendre, il n’y aura plus de développement insensé des oeuvres matérielles, ni la
transgression de la loi qui rend l’homme indigne de vivre sur la Terre : ce joyau du
ciel que Dieu a créé.
*
(30) Bien qu’affaiblis par ceux qui vous dirigent, vous pouvez néanmoins saisir
que Dieu n’a point créé une Terre magnifique et des hommes sur cette Terre pour
que des machines jettent les hommes par-dessus bord, ainsi que les animaux, les
forêts, les plantes et tout ce qui fait la joie de vivre. Il va donc falloir changer vos
conceptions de la vie et du monde, et établir de nouveaux rapports avec le
Très-Haut. Pour l’instant, pensez à Noé et au monde dans lequel il vit. Alors vous
saurez ce qui arrive et entendrez tout ce que je dis.
texte tiré du livre de vie de l'agneau