Oublier quelque chose qui vous a vraiment fais peur ? Impossible. Si tu veux un conseil, fais une analyse de l'image et de ce qui te met mal à l'aise. Exorcise ta peur, ne l'enfouis pas parce qu'elle reviendra à un moment où tu seras vraiment en condition et t'auras encore plus peur ensuite 
Sérieusement hein ?
Comme le meilleur moyen de ne plus avoir peur du noir, et d'apprendre à se contrôler quand on est enfant : on va dans le couloir, on éteint la lumière et on ne bouge plus, on respire calmement et on attend. On attend ce moment décisif ou votre peur reprend le dessus, l'adrénaline qui monte et l'empressement typique du syndrome du "monstre sous le lit", avec précipitation on retire nos pieds du sol au cas où des mains poilues aux griffes acérées dépasseraient et nous attraperaient par les chevilles pour nous dévorer en trois bouchées 
Bref c'est ce moment qu'il faut repousser, pour ensuite pouvoir contrôler ce qui vous empêche de réfléchir en situation de stress extrême : la panique. Cette panique est naturelle, c'est un réflexe de survie, mais objectivement ça peut surtout vous nuire. Notamment lorsque vous devez prendre des décisions importante en une fraction de seconde avec un taux d'adrénaline significatif, chose hautement difficile à gérer avec exactitude.
Donc se mettre en condition, apprivoiser sa peur pour connaitre sa panique, l'adrénaline peut vous aider à ce moment là, la meilleur chose à faire c'est de sentir vos réflexes, ce moment où vous savez que vous allez tout lâcher pour suivre votre instinct de base et déguerpir comme un voleur, c'est ça qu'il faut contrôler, vous allez vous sentir "partir" mais en fait non, chaque seconde sera faite de cet instant où vous amorcez presque le mouvement sans pour autant le faire. Un peu comme quand on joue à "je te tiens tu me tiens" et qu'on vient de perdre, faut se la prendre alors on regarde le gars droit dans les yeux sans cligner et on prend ses couilles à deux mains puis on se la mange sans broncher. Mais l'attente, elle, vous pousse à anticiper sur la douleur, vous cogitez et finalement vous êtes de plus en plus sur le point d'avoir un réflexe de défense (mains devant le visage, tentative d'esquive "nerveuses" donc non controlées, du mal à garder les yeux ouvert etc...). Donc zen, ce qui doit arriver arrive forcément
C'est comme quand vous avez la gerbe, c'est pas agréable du tout, mais vous ne pouvez pas lutter contre. Et quand vous l'avez compris, vous vous résignez, vous ouvrez grand la gueule en attendant que ça sorte puis ça vous prend aux abdos, ça se contracte, on lâche un petit cri de déglutition qu'on ne peut contrôler et on dégobille bien gentiment. Sans oublier de respirer évidemment
Tout ça, des choses qu'on redoute parce qu'on ne les connais que trop peu, on les expérimente et on aimerais juste ne jamais les revoir. Faut savoir les affronter, c'est ce qu'on appelle "l'expérience". Et le courage, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est bien plus facile de l'avoir lorsqu'on est enfant, qu'on pense encore comme un enfant plutôt que plus tard quand on aura intellectualisé et rationalisé ces peurs en espérant ne plus jamais y faire face. On deviens lâche en grandissant.
Alors ce chien, regarde le bien, et trouve le ridicule, démonte ce qui te dérange, au lieu de tenter de l'oublier, garde le bien à l'esprit et n'oublie pas pourquoi tu ne dois pas en avoir peur. Que ce soit du noir, d'une photo, d'un animal, ou des gens que tu croiseras dans ta vie.