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Drame du VOL 19:
Le 5 décembre 1945, en Floride,à la base aéronavale de fort Lauderdale, sur la côte est au nord de Miami, base militaire devenue depuis un aéroport internationale, il fait un temps de saisons: le vent est variable, le ciel clair, et si la matinée a été fraîche, l'après-midi est beaucoup plus tiède. Mais on prévoit que, le lendemain, la température descendra jusqu'à trois°. l'hiver officiel approche. Noël aussi, et dans les pays anglo-saxon la fête de Christmas est célébré avec autant de ferveur et d'incongruité que dans les pays dits latin. La seconde guerre mondiale est terminée depuis près de quatre mois, et tout le monde a conscience que, le 25 décembre, ce sera un Noël pas comme les autres , le premier Noël de paix depuis longtemps. Cependant, depuis que les opérations militaires ne font plus la « une » des journaux, la politique et la vie quotidienne reprennent leurs droits. Hearry Truman, le président des états unis, est aux prise avec des revendications salariales. On annonce même, ce jour là, la rupture des négociations entre le président et le puissant syndicat des travailleurs. Il est vrai que l'on s'en moque éperdument à fort Lauderdale. Ici on est militaires et bien que la guerre soit terminée, on continue à être sur le qui-vive.
Et justement, ce 5 décembre, un vol d'entraînement est prévu au dessus de la mer, entre fort Lauderdale et les Bahamas. C'est un vol de routine, une petite croisière sans histoire pour ces hommes qui ont déjà derrière eux des heures d'angoisses dans des circonstances autrement dramatique. Il s'agit avant tout de se familiarisé avec ce type d'avion et faire en sorte de tirer le meilleur parti de ces appareils. Ce sont des avengers, les plus puissants et les plus puissants et les plus grand monomoteurs à hélice de cette époque. Ils ont bien servis pendant la guerre et ils ont été utilisés aussi bien à partir de bases terrestre que de porte-avions. Ils mesures un peu moins de 16 mètres et ont les ailes repliables, ce qui leurs procure une mobilité extrême, et ils peuvent atteindre la vitesse de 400 kilomètre à l'heure, chargés d'une cargaison de bombe de 900 kilos. Ils se sont distingués surtout dan la guerre du pacifique, notamment dans la destruction du plus gros cuirassés du monde, le navire japonais yamato et de tous ces navires escorteurs, dont le croiseurs yahagi. Bref, les avengers constituent un matériel fiable et qui a, depuis longtemps, obtenu ces lettres de noblesse.
Le chef désignée pour ce vol et le lieutenant de vaisseau Charles C. Taylor, originaire de Corpus Cristie, au Texas, et il a six ans de services dans la marines. Son équipage est constitué du radio-navigant de troisième classe Walter Parpart et de l'armurier de troisième classe Georges Devlin, tout deux originaire de Brooklyn, à New-York. Les pilotes des quatres autres avions sont l'enseigne Joseph Bossi, d'Arkansas city (Kansas), le lieutenant de fusillé marin Forest Gerber, de New Ulm (Minnesota), le capitaine de fusiller marin Edward Powers de Mound Vernon (état de New-York), le capitaine de fusiller marin Georges Stivers, de Piedmont (Missouri). Tous ces officiers pilotes auront avec eux, dans leurs avions, un équipages de trois hommes: avec Baussi, le matelot de première classe Herman Thelander, de Kimbrew (Minnesota) et le matelot de première classe Bert Valuk, de Bloom Field (New Jersey); pour Powers, le sergent-chef Howell Tompson, de Chicago et le sergent chef Georges Paonessa, de Mamaroneck (état de New-York); pour Gerbert, seulement le soldat de première classe William Lightfoot, de Lexington (Illinois). Dans cet avion, l'équipage est donc incomplet.
La raison en est très simple. Mais elle débouche sur des interrogations. En effet, le caporal Allen Kosnar de Kenosha (Wisconsin), était désigné pour accompagné le lieutenant Gerbert. Mais, comme il le dira 24 ans plus tard: « pour une raison que je ne n'explique pas, j'ai décidé de ne pas voler ce jour la). Prémonition? Cela n'a rien d'impossible. En tout cas, Allen Kosnar se fait exempter à la dernière minute. Il détient d'ailleurs un argument imparable: il a déjà effectué son minimum d'heure de vol pour le mois en cour. Il restera donc à terre, et l'on aura pas le temps de lui trouver un remplacent.