Les évadés de la prison de Godérak
Chapitre 20 : Retrouvailles et Vérités ! Par Fox, feat.Aurelie.
Pendant ce temps, Jofry continuait à s’entraîner, il devait rester en Elu toute la journée, et cela sans utiliser ses sentiments, ce qu’il arrivait très bien. Mais cela le fatiguait beaucoup, et il perdait beaucoup d’énergie. La gravité dans la salle d’entraînement était plus forte que celle de Sauria, ce qui l’affaiblissait encore plus. Il prit quelques secondes de repos et reprit le combat contre les illusions que créait le Régisseur. Soudain, il entendit frapper à la porte. Le Régisseur se leva de son tabouret, et ouvrit la petite porte en bois de la salle de combat. C’était le majordome. Il chuchota quelque chose à l’oreille de son Maître, et celui dit à Jofry :
« Je reviens dans quelques minutes.
_Bien. Je vous attends. »
Les Scarfhunters venaient d’être téléportés devant la pagode. Ils furent tous stupéfaits de la beauté de l’endroit : tout autour du bâtiment, n’étaient présents que nuages, formant une blancheur éblouissante. Même DarkH ne trouva rien à redire. La pagode elle-même était une pure merveille : le toit, fait d’or, montait à plus de 10 mètres de haut et semblait gradué, comme une pyramide. Le sommet portait une sorte de longue tige en métal doré au bout duquel flottait un drapeau de couleurs vives : le fond bleu turquoise était décoré d’un octogone dont chaque coté était paré du nom d’une race écrites d’une couleur différente : elfes en violet, demi-elfes en rouge, nains en jaune, gnomes en marron, halfelins en bleu-marine, demi-orques en orange, invokateurs en rose, et morpheurs en vert. Le mot « humains » était inscrit au centre, en blanc.
Les murs de la pagode étaient blancs sur la moitié supérieure, puis jaune et enfin bordeaux. Des arches parées des mêmes couleurs et surmontées d’ornements en or le décoraient sur toute la face avant. Et au milieu trônait une immense porte de marbre blanc. Les Scarfhunters se regardèrent tous, à la fois éblouis et perplexes : Où étaient-ils ? Ils s’avancèrent en même temps vers la grande porte, alors que Newton frappait à la porte. Celle-ci s’ouvrit toute seule et le groupe se faufila dans cette étrange demeure, bâtie au milieu de nulle part. Un homme les attendait derrière. Le bibliothécaire lui parla et dirigea la troupe dans une salle de repos.
« Patientez quelques instants, mon seigneur arrive… »
La pièce méritait bien son nom : sa petite superficie, les murs bleus ciel, une table placée à l’entrée offrant nourriture et boissons, de gigantesques tableaux de scènes paradisiaques ornant le mur, créaient une ambiance paisible. Il n’y avait pas de fenêtre, mais le plafond, fait de verre laissant entrer des rayons lumineux.
Newton fit signe aux Scarfhunters de s’asseoir sur des canapés et fauteuils. Ceux-ci, blancs, formaient un demi-cercle autour d’une magnifique cheminée de marbre dans laquelle crépitait un doux feu.
Les membres de l’équipée se sentirent soudainement envahis d’un sentiment de tranquillité pour la première fois depuis le début de leur quête, voire de leur vie. Ils s’assirent sans un mot, mais les regards parlaient pour eux. Tous, autant qu’ils étaient, n’auraient jamais cru se sentir aussi bien dans un moment pareil. Fox regarda Triplidio et fut surpris de remarquer qu’il semblait aussi dérouté que lui.
Quelques minutes passèrent. Le majordome les appela et le groupe partit pour une salle totalement vide. Il n’y avait aucun objet, les murs étaient blancs. Une salle close. Une fois la porte fermée, personne n’aurait pu la retrouver. A ce moment, des lignes bleues se dessinèrent sur le sol. Elles dessinèrent un premier rectangle autour des Hunters, puis un beaucoup plus grand juste à coté. Un homme apparut au centre du grand rectangle.
« Qui etes vous ? Demanda Fox
_Je suis le régisseur. Pourquoi etes vous ici ?
_Nous avons besoin de renseignements sur les Elus, la Transe et le huitième Dieu.
_Il va falloir gagner ces renseignements. Je vous propose un combat. Approche toi, dit-il en faisant signe à Fox. Que personne ne franchisse cette ligne, sinon, votre ami mourra. »
Le vieil homme se mit en position de combat, et attendit son adversaire.
Fox se tourna vers ses amis puis avança d’un pas sûr vers le Régisseur. Il dégaina son épée et s’arrêta à environ deux mètres de son adversaire. Voulant se débarrasser au plus vite de cette tâche, il courut sur le vieil homme, arme devant. Le régisseur l’attendit calmement, et l’attrapa à la gorge avant qu’il n’ait pu réaliser quoi que ce soit. De l’autre coté de la pièce, derrière la ligne bleue, l’équipe commençait sérieusement à s’inquiéter. Si Fox mourait, ils perdraient un chef et un combattant de taille, et de plus, repartiraient sans aucune information. Fox commença à perdre connaissance, le régisseur serrant de plus en plus ses doigts. Aurélie devait lutter contre elle-même pour ne pas aller l’aider.
« Arrêtez tout ! »
Jofry venait d’arriver dans la pièce.
« Lâchez le, c’est moi que vous devrez affronter. »
Fox fut libéré. Il rejoignit les autres et assista au spectacle, reprenant son souffle, et extrêmement surpris de voir Jofry. Celui-ci avait changé depuis leur dernière rencontre. Il avait une attitude beaucoup plus sérieuse et calme. Il avait beaucoup mûri.
Le combat s’engagea. Jofry, avança vers son adversaire, marchant. Le Régisseur ne semblait pas inquiet par son élève. Arrivé en face de lui, le nain sentait le souffle de son challenger. Une larme perlait sur la joue de M-pi. Elle descendit le long de son menton. Arrivée en bas de son visage, elle tomba. Le temps ralentit. Lorsqu’elle toucha terre, le Régisseur attaqua avec une rapidité hallucinante, mais Jofry esquiva. Ils se portaient énormément de coups en quelques secondes, mais personnes ne remarquaient tous les mouvements. En quelques secondes, ils s’étaient donnés une cinquantaine de coups chacun. Enfin, ils s’arrêtèrent.
« Tu as fait des progrès !
_Et tu n’as pas tout vu ! »
Jofry frappa avec son pied, ce qui écarta le Régisseur de lui. Leur écart était d’une dizaine de mètres. Jofry passa en Elu.
« Tout cela sans se transformer, Jofry a beaucoup changé. Il s’est passé quelque chose », pensa Epona.
Le visage de Jofry s’était poli comme un galet. Le nain frappa de nouveau le sol, mais avec le poing. Une fissure se créa et plusieurs rochers sortirent de sous le Régisseur. Celui s’envola et atterrit derrière son vis-à-vis.
« Bien, tu maîtrise mieux tes pouvoirs.
_Et tu n’as pas tout vu ! »
Jofry rejoignit ses mains sur son torse, de sorte à ce que les pouces et les index se touchent. Une légère aura jaune entourait Jofry. Son corps se mit à grandir un peu, et ses muscles grossirent. Il avait les nerfs de ses bras qui ressortaient et étaient apparents.
« Le combat peut commencer !
_Ce n’est pas la peine, vous aurez tous les renseignements que vous voulez. J’ai remplie ma mission.»
Et il salua Jofry humblement.
Pendant ce temps, Silver consultait des documents dans ses archives, lorsque Carla-Bruti entra en trombe et lui déclara tout d’un souffle :
« Ils ont disparut de Sauria. Il n’y a aucune trace d’eux nulle part !
_Je sais où ils sont. Je les sens dans un autre endroit. Je sens la force spirituelle de l’un d’entre eux monter fortement. Il ne peuvent être que là-bas.
_Où ?
_Ils sont sur Blodaraik, la planète créatrice. Je t’ordonne de t’y rendre et de les tuer. Prend des hommes et détruit les.
_Bien, Seigneur Silver ! »
Cinq heures s’étaient passés. Le Régisseur répéta la même histoire qu’à Jofry. Il arriva à ce passage :
« Mais je vois que les races secrètes sont parmi vous !
_De qui voulez vous parler ? demanda Triplidio.
_D’une invokatrice, Epona, et d’une morpheuse, Arcanemon ! »
Le chien du groupe s’assit, puis se transforma en humaine, petit à petit.
Epona, choquée par l’annonce qu’elle était une invokatrice, ne voulut pas le croire. Et pourtant, cela expliquait bien des choses.
Mais la discussion fut interrompue par l’arrivée de Carla-Bruti dans la pagode. Il était accompagné d’une dizaine de soldats demi-orques. X_com, malin comme toujours, sortit de sa poche le collier révélateur et expliqua aux autres de se tenir derrière lui, pour ne pas être touchés. Six gardes se tordirent de douleurs, et certains d’entres eux préférèrent se suicider, plutôt que de mourir comme ça.
« Scarfhunters, sous l’ordre de notre Seigneur, vous allez mourir ! A l’attaque ! »
Fin du chapitre 20 !