Les évadés de la prison de Godérak
Chapitre 17 : Le prix de la victoire !
Lemaniac, plus furieux que jamais, avait de plus en plus d’éclair autour de lui. Son adversaire faisait aussi augmenter la chaleur de son corps et par conséquent, celle de la ruelle. Les deux ennemis concentrèrent leur énergie, et se lancèrent des jets foudroyant et des boules de feu. Un flash de lumière intervint. Aussitôt la vue retrouvée par les spectateurs, les duellistes se trouvaient à terre. Lemaniac remua les doigts pour montrer qu’il n’était pas mort. Aurélie amena le corps du nain à coté de celui de son collègue raciale. Elle lui administra les premiers soins. Triplidio prit la dernière manche. Il sortit son épée et se prépara. Il restait seulement un Cossack, mais celui-ci s’enfuit en courant, apeuré par la mort.
« C’est un lâche, il n’y a pas d’autre mot pour désigner quelqu’un qui refuse de combattre.
_Comment vont Lemaniac et Jofry ? demanda Kirby.
_Jofry est mort, déclara Aurélie en baissant la tête. Il m’a demandé de garder son corps. Je ne sais pourquoi.
Lemaniac, quand à lui, n’est pas au meilleur de sa forme. Il a besoin de repos, mais il s’en sortira. »
Le silence retomba et la minute de silence s’acheva.
« Nous devrions prendre une charrette pour pouvoir transporter les corps, annonça M-pi.
_Inutile ! Rétorqua Aurélie.
Elle prononça une formule magique et les Lemaniac et Jofry se soulevèrent de quelques centimètres.
« Ils me suivront où que j’aille, problème réglé ! » ajouta t-elle avec un petit sourire malicieux.
Les Scarfhunters reprirent la route pour la bibliothèque de Newton, où les attendait une pile de documents concernant la Transe, les Elus et le huitième Dieu. Ils étaient à mi-chemin, mais la mort les attendait au tournant.
Pendant ce temps, Silver, toujours dans sa tanière secrète, attendait le retour de son bras droit Carla-Bruti., qui apparut aussitôt. Il salua Silver selon les règles d’usage et commença à parler, plus stressé que jamais :
« Les Hunters ont détruit les Cossacks que j’avais employés. Mais ceux-ci en ont tué un et ont gravement blessé un autre.
_Bien…très bien…Des nouvelles de l’espion ?
_Il est dans le groupe. Il nous a déjà rapporté une information primordiale. Le petit X_com est en fait Via, le Dieu de la Nature.
_Nous allons enfin savoir si les Dieux sont si puissant que le disent la légende. Le plan de la coupe des clans a fonctionné ? Ils sont tombés dans le piège ?
_En effet, quand ils connaîtront la récompense, nous pourront mettre un terme à ces microbes. C’est cette pathétique magicienne blanche qui a précipité les autres dans le panneau. Nous pourrons toujours utiliser sa crédulité à l’avenir. Nous les aurons tous. »
Carla-Bruti et Silver se mirent à rire de bon cœur, d’un rire sadique.
Au même instant, beaucoup, beaucoup plus loin, Jofry se réveilla. Se vêtements étaient flambants neufs. Il regarda autour de lui et ne vit qu’un ciel bleu très pur et quelques nuages comme décoration. D’ailleurs, certains s’étaient formés sous ses pieds et devant lui pour lui indiqué la marche à suivre. Quelques bougies blanches allumées, bordaient la route laiteuse et douce. Ce n’était que de la fumée, mais celle-ci était solide. Le nain se leva péniblement. Il aurait voulu rester là, à contempler les nuages qui défilaient lentement, mais li devait trouver un moyen de sortir d’ici. Il courut à perdre haleine. Il se passa au stade d’Elu en pensant à sa solitude soudaine. Dans cet état, il maîtrisait parfaitement la terre. Son corps résistait à la forte chaleur, mais pas au froid ou à l’eau. Très grande résistance, rapidité et liberté de mouvement, malgré sa prise de poids soudaine. Il accéléra encore et encore. Il courut pendant plusieurs heures. Enfin, il vit un écriteau en bois, avec des inscriptions blanches dessus, sortit de nulle part :
« Une heure ici, une minute là bas…Si tu prend ton temps, tu ne les reverras pas… »
Ceci l’incita à accélérer. Bizarrement, il n’avait pas faim et n’était pas fatigué. Un jour passa, puis deux, puis trois…une semaine arriva. Jofry courait toujours, toujours plus vite. Son souvenir de l’écriteau lui avait fait comprendre qu’il existait un moyen de sortir d’ici. Enfin, le huitième jour, il aperçut enfin une pagode. Transporté par la joie, il y arriva très vite. Il s’arrêta quelques instants. Pour reprendre son souffle. Il ouvrit la porte de marbre blanc. Il fut tout d’abord ébloui par une lumière vive. La bâtisse était immense et remplie de meubles et de décorations précieux et rares. Tout était en blanc et en bleu ciel. Un grand escalier menait au second étage. Jofry, s’avança, perplexe par cette découverte. Apparemment, quelqu’un habitait ici et aimait les bibelots de valeur. Une peinture par ici, un tapis par là, un vase ancien sur un piédestal en cristal, telle était la disposition de la pièce. Arrivé à la base de l’escalier, une voix retentit derrière lui.
« Tu es en retard ! »
Où se trouve Jofry ? Qui est cette mystérieuse voix ? Comment va Lemaniac ? Que font les Scarfhunters pendant ce temps ? Quel plan machiavélique Silver et Carla-Bruti ont-ils établis contre eux ? Tant de questions où vous trouverez les réponses dans le prochain épisode des évadés de la prison de Godérak !
Fin du chapitre 17 !