puisque le jeu se joue en partie à l´époque féodale ( qui en globe la guerre de 100 ans),
voici une petite chronique de celle -ci ! ( vous vous reconnaitrez dans ce jeu ! )
Episode 1
Le 1er février 1328, le roi de France Charles IV le Bel, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, meurt sans postérité mâle comme ses frères aînés.
Il ne laisse que des filles et sa troisième femme, Jeanne d´Évreux, est à nouveau enceinte. A qui confier la régence en attendant la naissance espérée d´un garçon ?
Le jour même de la mort du roi, les Grands du royaume l´attribuent au comte Philippe de Valois, dont le père, Charles, était le frère cadet de Philippe le Bel.
Arrive deux mois plus tard le moment de l´accouchement. La reine donne le jour à... une fille. Pour la première fois depuis l´avènement d´Hugues Capet, il ne se trouve pas un fils pour succéder à son père sur le trône des Capétiens.
Il ne reste plus aux Grands du royaume qu´à désigner le futur roi.
Outre le régent Philippe de Valois, plusieurs prétendants, dont le roi d´Angleterre et celui de Navarre, ont des droits équivalents à la couronne.
Ceux du roi d´Angleterre ne sont pas minces car Édouard III descend en ligne directe de Philippe le Bel par sa mère, Isabelle, sœur des précédents rois.
Une autre lignée étrangère est sur les rangs. Il s´agit de la dynastie de Navarre. Par le mariage de Philippe le Bel avec Jeanne de Navarre, la couronne de Navarre était échue aux Capétiens. Elle était passée à leur fils, le roi Louis X le Hutin, puis à la fille de celui-ci, Jeanne.
Jeanne avait épousé le comte d´Évreux, Philippe, et à la mort de celui-ci, en 1349, leur fils était devenu roi de Navarre sous le nom de Charles II, dit le Mauvais. Ce puissant seigneur descend donc en ligne directe de Saint Louis et de Philippe III.
Après moult délibérations, les Grands du royaume se décident à laisser la couronne au régent Philippe de Valois. Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, celui-ci a pour principal avantage de n´être ni Anglais ni Navarrais ! C´est ainsi qu´il devient roi sous le nom de Philippe VI.
Sur le moment, le roi d´Angleterre accepte à contrecœur sa mise à l´écart. Le roi de Navarre Charles II le Mauvais, marque plus nettement son mécontentement. Profitant des troubles et de la détresse du royaume, il n´aura de cesse de comploter contre les Valois, en s´alliant à l´occasion avec le roi d´Angleterre ou les marchands de Paris.
Beaucoup plus tard, les juristes tenteront de justifier l´élection de Philippe VI de Valois en invoquant une prétendue «loi salique» qui prohibe la transmission de la couronne par les femmes dans la tribu des Francs Saliens dont sont issus Clovis et ses descendants.
En fait de «loi salique», ils exhibent un vieux document où il est simplement dit à propos de contrats de droit privé : «femme ne peut servir de pont et de planche» !
Une succession contestable
L´avènement de Philippe VI de Valois va entraîner moins de dix ans plus tard un conflit à multiples rebondissements entre les rois de France et d´Angleterre, entrecoupé de longues trêves...
Beaucoup plus tard, au XIXe siècle, les historiens français conviendront de désigner cette longue période sous le nom de guerre de Cent Ans.
la suite apres..