L’erreur est humaine, mais celle-ci ne fut pas sans conséquence, car juste avant le repos, Beslija profita d’un bon centre de Stojanovic pour loger le ballon dans la lucarne du but anderlechtois ( 1-0). Genk ne volait certainement pas cette rose, mais le Sporting, de son côté, ne méritait pas de regagner les vestiaires mené au score. Il restait donc 45 minutes aux Bruxellois pour renverser la vapeur et demeurer dans la roue du FC Bruges, tout en éliminant un adversaire direct dans la course à la Ligue des Champions.
Comme l’on pouvait s’y attendre, Genk remonta sur le terrain sans la moindre envie de se découvrir. Pas forcément illogique, surtout dans le chef d’une équipe emmenée par René Vandereycken, mais cette tactique se retourna contre les Limbourgeois. En effet, ces derniers donnèrent l’impression d’avoir perdu leurs réflexes offensifs, et ne constituèrent plus le moindre danger pour la défense anderlechtoise. Le Sporting pouvait dès lors se concentrer sur sa mission offensive, et jouait dans les trente derniers mètres de Genk.
Il ne fallut patienter guère plus d’un quart d’heure pour voir les champions en titre inverser la tendance. En effet, à la 58e minute, Vanden Borre isolait Vanderhaeghe d’une passe lumineuse: le Roularien, d’une frappe sèche en un temps et en pivot, digne d’un véritable renard des surfaces de réparation, ne laissa aucune chance à Moons ( 1-1). Mieux même: deux minutes plus tard, Deschacht éliminait Mikolic au prix d’un éblouissant enchaînement technique, et délivrait un caviar pour Lovre, dont la reprise de la tête terminait sa course au fond des filets défendu par le Diable Rouge ( 1-2).
Le Sporting venait de réaliser là une magnifique opération, car Genk ne parvenait plus à retrouver ses automatismes de la première période, tandis que les visiteurs pouvaient se contenter de faire circuler le ballon, sans toutefois devoir se replier, puisque Genk ne franchissait plus la ligne médiane. Les occasions se faisaient moins nombreuses, mais Anderlecht continuait à proposer un football intéressant, et à accélérer dès que la possibilité s’offrait à lui. Il en profita même à deux reprises, aux 81e et 84e minutes, par l’entremise de Kompany, d’une belle reprise en un temps dans un angle fermé sur un coup franc de Zetterberg ( 1-3), puis de ce dernier, qui s’appuya sur Mpenza pour aller battre Moons d’une frappe en force ( 1-4).
La deuxième période avait tourné à la démonstration anderlechtoise, et ce n’est pas le but de Kevin Vandenbergh ( 2-4) dans les ultimes péripéties de la partie qui modifia quoi que ce soit à ce constat. Anderlecht s’est montré impérial, et s’impose sur un score fleuve à Genk pour la deuxième fois sous la direction de Frankie Vercauteren
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